> Le vétérinaire, une FICTION de Marga.FP (c) 1999 : Marga.FP@USA.NET Note de l'Auteur : Cette histoire est basée sur une blague zoophile. Je l'ai écrite pour en approfondir l'aspect érotique, pas forcément sexuel (bien que sur la fin, ce soit un peu... sex). En effet, les zoophiles n'ont rien à voir avec les bestiaux, qui se contentent d'avoir un rapport purement sexuel avec un animal. Les VRAIS zoophiles basent leur relation sur le temps, la confiance, et un VERITABLE amour envers leurs partenaires. Si les animaux sont certes privés de la parole, en contre partie ils ne sont pas dénués de sentiments. Bien au contraire. J'ai écrit cette histoire pour révéler à ceux qui doutent que l'on puisse resentir un véritable amour envers un animal. Ces sentiments, si vous arriviez à vous délivrer des préjugés péjoratifs que l'on vous aura toute votre vie inculqué directement ou indirectement, vous pourriez aussi les resentirs. Cette histoire est dédicacée à la jument que j'aime (elle se reconnaîtra). Voici la blague originale : Un vieux paysan décide de faire reproduire sa jument. Il dit a sa femme : - Tu te rend compte... Maintenant, il n'y a plus besoin d'étalon ! Le vétérinaire vient et il s'occupe de tout ! Le grand jour arrive. La femme du paysan le reçoit et l'emmène à l'écurie en lui disant : - Voilà la jument. J'ai fait la litière toute propre et j'ai même mis un clou au mur pour accrocher votre pantalon. Voici à présent ma version : Chapitre 1 : Epanouissement d'une fleur La porte d'entrée s'ouvrit sur un léger grincement causé par un nombre incalculable de manipulations. Le Soleil ne faisait seulement que se lever, un coq au loin pensa tout de même à pousser sa joyeuse vocalise pour éveiller la basse-cour. Jules se posta sur le péron, et huma l'air frais à l'odeur métallique de l'aube naissante. Cela faisait maintenant bien une bonne soixantaine d'années qu'il respirait ainsi le premier souffle d'un jour éternellement neuf, et il ne s'en lassait décidement pas. Il contempla la cour un peu en désordre de sa ferme, tandis que derrière lui un vieux phonographe crachotait une entrainante musique des années 40. Une odeur de café fort et de pain de campagne grillé sur un poël s'échappait dans l'air frais. Les oiseaux déjà chantaient le renouveau. Le printemps était là... Il resta encore quelques secondes, écoutant sa vieille compagne s'activer lentement à la tâche, débarraser la table, faire couler de l'eau dans une bassine et la mettre sur le feu afin de pouvoir faire la vaiselle. Il n'avait jamais pris soin de s'équiper du confort moderne, trop couteux à son avis, et pas forcément utile. Sa femme n'en avait jamais manifestée le besoin, et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, dixit Pangloss. Jules, témoin de l'histoire et d'une évolution technologique étourdissante, ne comprennait pas cette manie agaçante de créer des besoins inexistants. Pourquoi acheter un lave vaisselle ? Pour passer plus de temps à ses loisirs ? Alors qu'il suffirait de passer moins de temps à travailler. Oui mais cela impliquerait une manne financière moins conséquente, privant ainsi madame d'un lave vaiselle qui lui épargnerais de passer du temps devant ses fourneaux. C'était un cercle vicieux imbécile, comme d'après lui toute l'agitation autour de lui. Jules se décida enfin à quitter le péron, mais laissa la porte ouverte. Ses pas faisaient crisser les gravillons de la cour. Le son ne raisonnait pas, et se perdait dans l'atmosphère vivifiante. Ses yeux fatigués à présent habitués à la faible luminosité, il se dirigea vers la grange avec toute l'ardeur d'un homme épuisé par un travail quotidient harassant. Oui, sa vie aura été longue, difficile, douloureuse parfois, mais tellement plus riche que celle de ces consommateurs avachis devant leur télévision, à gober béatement des émissions lobotomisantes. Il avait certes acheté un poste dans les années soixantes, mais celui-ci n'était qu'exceptionnellement allumé. Il l'avait été pour le départ du Général De Gaulle, pour la chute du mur de Berlin, pour... Il ne se souvenait plus. En pensant à cela, il n'avait pas vu le trajet jusqu'à la grange passer. Souvent dans sa vie, pour écourter des moments rébarbatifs avait-il alors pensé à d'autres choses. Puis soudain, s'en était fini, comme un mauvais rêve. C'était une des nombreuses astuces qui l'avaient aidées à supporter sa vie misérable et laborieuse. Il s'affaira sur le loquet de la lourde portes aux planches disjointes, puis le vaincu une fois encore. Mais il lui semblait que chaque jour, le loquet devennait plus expérimenté, plus astucieux pour lui résister. Il savait que ses jours étaient comptés, et que ses enfants et petits enfant n'attendaient que son départ pour s'arracher tels des rapaces l'oeuvre de son existance, un petit coin sympatique de campagne, et de le revendre en petits morceaux. Il avait regreté que son fils ainé ne reprenne pas la ferme, et prefère poursuivre des études qui l'auront laissé chomeur, à sa charge et à celle de la société, ne nombreuses années, pour ensuite lui offrir un travail en ville encore pire que ce qu'avait été le sien. Mais l'attrait de la terre n'était plus ce qu'il était, et la télévision se chargeait déjà de promouvoir les bienfaits de la ville et de sa salubrité toute relative. Où trouvait-on le plus de viols, de crimes, de cambriolages, de meurtres, de drogués, de violences ? Ce n'était certainement pas dans sa 'profonde campagne' pour paysans. Ca oui, ce n'était pas ici. Il ne comprenait toujours pas pourquoi les jeunes préferaient se parquer dans des villes et sortir en boite régulièrement pour faire tomber la pression que la ville leur imposait. Un autre cercle vicieux pensa t-il... Il manipula un vieil interrupteur crasseux d'un autre âge, et une douce lumière tamisée s'échappa bruyament, tel un bourdon, d'une lampe à filament accrochée sous un chapeau chinois métallique. Chapitre 2 : Réveil La jeune jument releva calmement sa lourde tête, réveillée à présent complètement par l'intrusion quotidienne de Jules. - Salut Fleur, lanca t-il doucement, alors qu'il s'approcha de sa stalle. Elle le regarda s'approcher et se mise lentement en branle pour s'approcher de lui. Il tendit ses mains gercées et ridées par le temps, et la laissa le flairer. Elle pris son temps, puis se laissa flatter l'encolure. Jules aimait beaucoup les chevaux, toute sa vie il en avait eu. Il avait toujours labouré ses champs à la charrue, et avait donc nécessité des chevaux de traits, lourds et puissants. Mais cela faisait bien longtemps qu'il avait arreté le labour. En fait, depuis que son dos ne lui avait plus permis le moidre mouvement pendant trois semaines. C'est à ce moment qu'il avait vraiment éprouvé de la compassion envers sa femme, qui s'était alors totalement occupée de lui, ainsi que de la ferme. Dans le monde paysans, les mariages étaient presque arrangés de naissance, et personne ne restait célibataire. Le monde paysans de la campagne était comme un petit microcosme, et il était impossible d'échapper aux traditions. Sa femme et lui s'étaient mariés bien des années auparavent, sans vraiment d'amour l'un pour l'autre. On avait un jour jugé qu'ils devraient se marier, et cela fût fait. Ils avaient jusque là vécu ensemble, dans une symbiose silencieuse et un respect mutuel. Mais depuis l'accident, il éprouvait enfin un véritable amour pour sa femme. Il comprennait enfin ce qu'elle représentait, pas seulement comme une aide précieuse, mais comme une vraie compagne. Il pensait à cela pendant qu'il caressait le cou épais de la jument. Elle restait là, calme, comme comprenant sa douleur et sa nostalgie. Jules savait qu'il ne pouvait plus faire de projet pour l'avenir, la mort pouvant à présent frapper à n'importe quel moment. Aussi se rattachait-il au passé, et faisait de lui un nostalgique impardonnable, ce qui faisait souvent soupirer sa femme. Pourquoi avait-il deux ans auparavant acheté cette jolie petite pouliche ? Il ne labourait plus depuis bientôt quatres ans, alors pourquoi cette folie ? Pour se remémorer éternellement son passé ? Sa femme lui l'avait reproché, mais comme d'habitude, sachant que son avis ne pesait pas lourd dans la balance inégale d'un vieux couple de paysans, elle s'était ravisée, et l'avait laissé faire à sa guise, comme d'habitude. En y repensant, il regrettait amèrement tout le mal et toutes les déceptions silencieuses qu'il avait causé à sa femme. Il regarda à nouveau la jument. La petite pouliche avait bien grandie, et était à présent devenue une magnifique jument bien ronde, tout en muscle. S'il ne labourait certes plus, cela ne l'empéchait pas de l'entrainer afin qu'elle garde la forme et le moral. Elle était un peu farouche à son goût, mais particulièrement calîne. Il fini par remarquer qu'aujourd'hui, elle semblait un peu plus vive qu'à l'habitude. Il soupira, et ouvrit lentement la porte. La jument recula d'un pas pour le laisser entrer. Il saisit le licol posé à coté, et le présenta à Fleur. Elle baissa sa tête, et se laissa passer l'accessoire sur son chef. Puis, une fois les fermetures closes, il sortit, suivit de sa jument. Chapitre 3 : Constatation L'air était légerement plus frais à l'extérieur, et cela éveilla davantage Fleur. Il la mena poussivement jusqu'au champ de l'autre coté de la cour. Sa vivacité nouvelle était évidente, et ce n'était pas seulement due à la température de plus en plus douce. Arrivé devant la cloture du champ, il lacha la bride du licol en toute confiance, se baissa pour glisser la lourde barre de bois dans son logement, puis répeta l'opération avec la barre à sa hauteur. Une fois le passage libéré, Fleur s'engouffra d'elle même dans le champ. Il referma derrière elle. Déjà elle pencha sa tête au sol, et arracha quelques touffes d'herbe grasse et juteuse. Puis elle revint près de la cloture pour se faire enlever la bride, tel un rituel. Libérée de l'entrave, elle s'échappa et piqua un sprint tambourinant. Jules la regarda courrir et s'ébrouer avec plaisir. Il était un peu jaloux de sa vigueur et de sa vitalité. Il se souvenait de la sienne, lorsqu'il était encore un jeune homme. Et puis le temps et le labeur lui auront rapidement volés sa santé. Il n'était plus grand chose, il le savait, et cela le rendait parfois amer, et même désagréable. Mais il se ravisait rapidement, sachant qu'il causait du tord à sa femme, elle aussi éprouvée par l'age. Aussi depuis l'accident s'était-il surpris à la ménager dans ses efforts, et même d'effectuer quelques tâches ménagères à sa place. "Je m'ennuie" avait-il répondu à la surprise de sa femme, sans vouloir lui avouer son inquiétude légitime quand à la santé déficiente de son épouse. Il s'était alors rendu compte que les tâches ménagères, même si moins difficiles que les labeurs des hommes, de part leurs fréquences pouvaient représenter des douleurs bien plus vives que celles que pouvaient engendrer les siennes. Aussi avait-il appris à respecter les tâches de sa femme, et tenté de comprendre comment les femmes pouvaient les effectuer sans jamais se plaindre. La jument revint, excitée et nerveuse, haletante de sa course matinale. Elle s'approcha de Jules, lui huma le visage, puis brusquement recula et huma l'air en retroussant sa lèvre supérieure, un flehmen caractéristique. Pour bien appuyer son état, elle releva sa queue sur sa croupe, et urina en petits jets, tout en clignant spasmodiquement de la vulve. Cela ne fit que confirmer les soupçons de Jules. La petite pouliche était devenue grande, et il faudrait la faire pouliner. Il repensa aux poulains déjà nés dans sa grange, et se surpris à rêver d'une dernière naissance chez lui avant son départ définitif vers un monde meilleur. Oui, il y rêvait, et cela de plus en plus pendant qu'il rentrait au chaud, auprès de sa femme. Chapitre 4 : Petites annonces Pendant qu'il sirotait lentement son pinot, il écoutait la réponse de Jean. - Non, trouver à présent un étalon pour couvrir ta canassonne, ça va pas être du gâteau. Tu sais, d'nos jours, c'est fini qu'ils disent. Maintenant, tu prend ta jument chez le vétérinaire, et c'est lui qui s'en occupe. Jules tiqua. Il regarda la voiture rouge passer en ronronnant devant le bistrot et questionna son ami d'enfance : - C'est quoi que cette histoire. Pourquoi on pourrait plus faire couvrir nos juments par des étalons ? Qu'est ce qu'ils viennent donc faire là les vétérinaires ? - Parait qu'il y des maladies. Le SIDA je crois, et que c'est pour éviter que ça se répande. Question d'hygiène. Mais t'inquiète pas Jules, ils font ça très bien, j'ai fait reproduire comme ça Juliette, et le boulot est impeccable. Si tu veux, je te refile l'adresse d'un nouveau véto qui s'est implanté dans le coin. C'est lui qui s'est occupé d'elle. - C'est pas chrétien tout ça, y'avait pas ça de notre temps. Ca marche au moins cette affaire ? Y'a plus d'plaisir j'pari... Le bistrot était presque vide, mais un autre paysan sirotant son vin à coté d'eux se joint alors à la conversation : - Ouaip, ça marche. Pareil, j'avais une jument à faire couvrir. Pô moyen d'trouver un étalon. Tous les autres ont plus de chevaux. Alors que j'en parlait à ce vétérinaire, il a dit qu'il pouvait s'en occuper, et que c'est comme ça qu'on faisait maintenant. Alors il est revenu quelques jours plus tard, puis s'est occupée de son affaire. Maintenant j'ai un petit poulain, et ça m'a encore coûté moins cher qu'une saillie normale. Moi maintenant, j'hésite plus. Si j'ai une jument à faire couvrir, j'l'appelle. Jean ajoutta pour convaincre son ami : - Pareil chez moi. Et en plus il fait un contrôle avant pour savoir si la jument peut avoir un petit. C'est pas un étalon qui ferait ça, hein ? Prenant l'autre paysans en témoin, ils ne laissaient que peu d'alternatives à Jules. Mais celui-ci ne voulait pas changer ses habitudes. Curieux, il voulut tout de même poser une question piège : - Et la jument, elle prend autant de plaisir qu'avec un étalon ? C'est Jean qui répondit : - Pense tu : la deuxième fois qu'il est revenu pour couvrir Juliette, dès qu'elle la vue, elle s'est précipitée sur lui, et pour un peu elle le violait. Il a du se réfugier dans la maison et attendre qu'elle se calme la bougresse. Amusé par l'idée, il s'imaginait pourtant mal une jument prendre autant de plaisir avec un homme pour en venir à en redemander après autant de temps. Il adopta une mine de septique profond, de celui qui veut pas croire à une histoire aussi grosse. Pourtant à regarder les deux paysans acquiescer le plus sérieusement du monde, cela le fit réfléchir. Il fini par terminer son pinot, la conversation ayant depuis longtemps changée de sujet. Il se fit inscrire la note sur l'ardoise que le patron tenait à la disposition de ses plus fidèles clients, puis rentra lentement chez lui. Il l'aimait bien sa jument, mais il s'imaginait mal la mettre entre les mains d'un homme. Jusque là, les étalons qui avaient couverts ses juments s'en étaient toujours bien occupés. Il aurait certes fallut parfois avoir recours au tord-nez, mais c'était encore trop neuf dans son esprit, cette idée qu'un homme puisse s'en occuper aussi bien, voire même mieux qu'un étalon. Et finalement pourquoi pas. Si sa jument prenait du plaisir, s'il n'y avait pas besoin de cet instrument de torture qu'est le tord-nez, cet instrument composé d'un bâton et d'une cordelette qu'il faut passer autour de la lèvre supérieure de la jument puis tourner jusqu'à que la douleur lui soit si insuportable qu'elle ne cherche pas à ruer à l'approche de l'étalon, et en vienne même à l'oublier tant la douleur est intense. Jules connait les chevaux, et leur sensibilité buccale. Jamais il n'aura eu recours à cet instrument barbare. Il préferait prendre en pension un étalon pendant quelques jours, même s'il fallait payer une pension quotidienne. Mais jamais il n'avais voulu infliger ce traitement de sauvage à ses juments. Or là, on lui proposait qu'un vétérinaire, expérimenté de surcroit, s'occupe de sa jument, effectue les contrôles nécessaires et prenne le dispositions qui s'imposent pour un poulinage dans les meilleures conditions. Il savait qu'il ne pourrait attendre un second poulinage au cas où le premier venait à être un échec. Et il savait d'autant plus qu'il ne supporterais pas que la petite pouliche dont il s'était occupé avec amour pendant ces deux ans subisse des tords à cause de son envie de la faire pouliner. Il regrettait déjà tant les malheurs qu'il avait infligé à sa femme pendant toutes ces années. Il l'avait fait par ignorance, la tradition séparant le travail des hommes et des femmes, rendant ses dernières esclaves des premiers. A présent, il ne voulait plus prendre de décisions à la légère. Il voulait être certains de ce qu'il allait choisir. Il voulait choisir le meilleur pour ceux qu'il aimait, et ne plus causer de tords à personne. Ses copains l'avaient à moitié convaincus, mais il voulait avoir confirmation auprès du vétérinaire lui-même. Chapitre 5 : Soulagement Sa femme était partie chez un voisin pour faire un troc de légume contre des poules. Aussi lorsqu'il arriva chez lui, il sortit le papier froissé de sa poche et saisit le combiné d'un antique téléphone à cadran. Il déchiffra lentement le numéro gribouillé par Jean à la hate, et fit défiller les chiffres. La connexion s'établie, et le téléphone sonna chez le vétérinaire. Jules n'eut pas à attendre longtemps. Une voix grave mais acceuillante lui répondit : - Allô, Marcus Joel, vétérinaire diplômé à votre service. Jules, surpris par cette première phrase, ne sut que répondre. - Allô Jules, parlez... La surprise était de taille. Le vétérinaire savait qui il était. Il ne pouvait revenir en arrière. Il devait justifier son appel. Un peu hésitant, il fini par demander : - Co..., comment savez vous qui je suis ? - Pas bien difficile, répondit Joel. Ici, le numéro de celui qui m'appelle s'affiche. J'ai entré dans l'appareil le numéro de mes clients potentiels. Aussi, lorsque le téléphone sonna, votre nom ainsi que votre numéro apparu. Je peut ainsi prévoir quel est le 'patient' concerné, et me préparer à répondre aux questions éventuelles sans avoir à prendre du temps pour me rapeller de qui il sagit. Un peu rassuré, Jules ne pris néanmoins pas la parole. Aussi Joel continua : - Par exemple, il me semble que je n'ai pas encore eu à faire avec aucun de vos pensionnaires. Quel est le problème ? Jules hésita encore avant de se lancer. Il avait peur de s'être trompé dans son choix. Pourtant, il pris son courage à deux mains, et presque sans hésitation dans la voix, il demanda : - Il parrait que vous vous occupez des juments en chaleur. J'ai pas pus trouver d'étalon, alors voilà, je vous téléphone. Au bout du fil, Jules senti un amusement. Il était agacé, croyant s'être fait berné par son ami. Après tout, ce n'était pas la première fois que Jean lui faisait une blague. Mais là, il était gené de sa proposition indécente envers le vétérinaire. - Hum, fit ce dernier, je présume que c'est Jean et Marc qui vous en ont parlés. Ca y est, c'était bien une blague. Le vétérinaire semblait connaître les dispositions à l'humour gras des amis de Jules, et il se sentit aussitôt mal à l'aise. Il se prépara à raccrocher, trop honteux pour faire ses excuses... - Oui, c'est exact, je m'occupe aussi bien de ça. Jules se sentit tout un coup léger à un point où il eut l'agréable sensation de décoller du sol. - C'est une autre de mes fonctions. Je m'occupe de tous les animaux de la fermes, mais étant donné ce manque évident d'étalon, je m'occupe donc aussi de cet aspect. Je pense qu'il vous ont donnés les principaux détails. Je ne pense donc pas avoir besoin de rajouter d'en ajouter. Joel ajouta cependant, devançant les questions de Jules : - Je suis sorti major de ma promotion, mais je suis originaire de la campagne. J'ai toujours eu envie de revenir aux sources de mon enfance, c'est pourquoi je me suis installé ici. Mes références sont irréprochables, et les coûts de mes missions modestes. Pour la semence, il serait préférable que vous passiez à mon bureau pour choisir le géniteur. Jules eut un peu de mal à comprendre ce vocable un peu trop académicien, mais compris qu'en gros que le vétérinaire lui demandait de passer chez lui pour choisir qui serait le père. Il acquiesca, puis après avoir pris l'adresse sur le même morceau de papier froissé, il raccrocha et reparti, en laissant un mot à sa femme afin qu'elle ne s'inquiète pas de son absence. C'était une habitude qu'il avait prise pour lui épargner de nombreuses inquiétudes. Chapitre 6 : Mister Universe Jules stoppa son R4 grincante devant une petite maison qui ne payait pas de mine. Pourtant il nota que les murs avaient étés refaits à neuf, le parterre de fleurs nettoyé, le gravier changé. Il n'avait eut qu'à conduire pendant une petite demi-heure pour arriver chez le vétérinaire. Déjà celui-ci sorti de la maison, habillé chichement de façon rustique. Rien chez lui ne pouvait faire penser à sa fonction. Il était grand, portait admirablement bien la barbe, était propre, et particulièrement poli. Il acceuillit Jules comme s'il était un Seigneur, avec tout les égards dus à son rang. Pourtant Jules pensa que ce n'était pas au vétérinaire de faire des courbettes, mais bien à lui Jules, venant quémander de l'aide auprès de quelqu'un de bien plus instruit et cultivé que lui. Joel le rassura : - Par pitié, considérez vous mieux que cela. Je suis peut être vétérinaire, mais je ne connait que peu de choses. Vous, en contre partie, vous disposez de l'expérience d'une vie entière. Vous savez, le respect des nouvelles générations envers les anciennes, celles qui se sont battus pour créer les conditions d'existances actuelles, ça existe encore. Vous ne devez pas vous sentir inutile. Jules apprécia cette mise en confiance. Enfin il trouvait une personne ayant de la considération pour lui, sachant reconnaître sa valeur même s'il n'était plus productif. Il l'avait été toute sa vie durant, préparant le terrain à une nouvelle génération ingrate qui s'imaginait à tord que tout lui était due. Ce vétérinaire n'était vraiment pas comme sa famille, qui n'attendait que son départ pour s'arracher ses biens et cloîtrer sa femme chérie dans un hospice pour grabataires. Il suivit Joel dans la maison. Celle-ci était aussi rustique à l'intérieure qu'elle le laissait supposer à l'exterieur. Pourtant, tout avait été remis à neuf en respectant scrupuleusement l'architecture originale. Seule quelques touches de modernismes comme un poste de télévision gigantesque ou un ordinateur jurait un peu avec l'ensemble. Mais des planches et des plantes d'intérieur cachaient astucieusement les marques trop évidente d'une société aseptisée. Il ne pus s'empecher de regarder partout, découvrant avec ravissement un respect profond du passé. Joel s'en amusa un peu. Ils arrivèrent dans un bureau tout aussi bien aménagé, et de surcroit parfaitement éclairé par de grandes vitres donnant sur un champ où courrait deux chevaux. - Je vous fait faire une petite visite d'abord, proposa Joel. Jules, un peu surpris dans sa contemplation, fini par accepter. Ils firent le tour du bureau, et là, Joel entra dans une pièce à la luminosité aveuglante. En fait, elle était entièrement recouverte de carrelage blanc, et au centre se trouvait une table d'opération gigantesque, avec un treuil au dessus. Tous les instruments semblaient sortir d'un film de science-fiction tant par leur forme que par leur apparente complexité. Joel invita Jules à le suivre dans une sorte de petite écurie. Joel donna des précisions : - On viens de passer dans la salle d'opération. Ici, c'est là où je garde mes patientes. C'est aussi là que je pratique les échographies pour vérifier si une juments est pleine. Jules tiqua. Il remarqua que : - Pour savoir si une jument est pleine, il suffit de la mettre en présence d'un étalon, et en fonction de sa réaction, on peut savoir. - Tout à fait, répondit Joel, sauf que dans le cas présent trouver un étalon n'est pas évident. C'est bien pour cela que vous avez fait appel à mes services. De plus, avec moi cela ne fonctionne pas, car j'ai beau imiter le rôle d'un souffleur, les juments se sentent toujours disposées avec moi. C'est une situation un peu gênante, c'est pour cela que j'utilise ces appareils. Je pense que c'est l'une des raisons qui vous à fait me contacter d'après les conseils avisés de vos amis. Jules était un peu perdu. D'après le vétérinaire lui même, les juments en redemanderais, bien qu'étant pleine. S'il lui fallait une preuve que Joel faisait plus de bien aux juments qu'un étalon, c'était là cette preuve qu'il lui manquait. En effet, une jument pleine ne resent plus aucun attirance sexuelle. Aussi, que le vétérinaire ait les faveurs d'une jument en gestation alors que les étalons ne pouvaient en bénéficier, c'était forcément là un signe. La visite se poursuivie néanmoins. Ils sortirent à l'arrière, vers le champ des chevaux. Joel présenta à Jules les deux juments qui s'étaient approchées. Jules pus apprécier leur calme et leur confiance. De toute évidence le vétérinaire était un grand ami des animaux, et saurait donc s'y prendre avec sa jument. Il rentrairent à nouveau, et s'installerent confortablement dans le bureau. Il y faisait particulièrement bon, et une douce musique y était diffusée. Joel proposa une petite collation, que Jules ne refusa pas. Il regarda le breuvage cuivré dans son verre, le fit tourner, puis regarda les jambes redescendre langoureusement vers le fond. - Cuvée personnelle, avoua Joel. C'est un voisin qui me fournit le moût. Jules, en parfait connaisseur, appréciait les multiples qualités de cet extraordinaire pinot. Ce vétérinaire, décidement, l'impressionnait. Avait-il un défaut ? Il savait s'y prendre avec les juments, avait du respect envers ceux qui le méritait, et par dessus tout, produisait un des meilleurs pinots qui lui avait été donné l'occasion de goûter. De son coté, Joel aussi appréciait ce moment de détente intime. De toute évidence, il aimait bien vivre, et s'il avait choisit la campagne plutôt que de réussir toute relativement en ville, c'était entre autre pour cela. Et Jules sut qu'il pourrait lui faire confiance. Ils ne se presserent pas de terminer leur verre respectif, et Joel en reservit avec plaisir à Jules, content de trouver un connaisseur sachant apprécier son cru maison. Mais il commencait à se faire tard, et Joel proposa enfin à Jules une sorte de catalogue de géniteurs potentiels C'était un gigantesque arbre généalogique, où l'on pouvait trouver par catégorie et par race pratiquement toutes les meilleures lignées de chevaux de races. Fleur disposant en plus d'un pédigré irréprochable, il ne serait donc pas difficile d'obtenir un sperme de qualité pour un prix assez modique. Joel le conseilla, lui disant les chevaux qui avaient sa préférence, désignant ceux qui avaient des tares ou un peu de consanguinité, démontrant ceux qui avait un meilleur rapport qualité/prix. Jules était un peu gené de voir que le vétérinaire traitait la vie comme une chose n'ayant qu'une valeur marchande. Il le lui signifia. Joel parut un peu surpris, puis demanda : - Le but du poulinage, ce serait donc uniquement personnel. Vous n'avez pas en vue de concours de race, ni autres choses ? C'est qu'en fait, l'on ne me demande mes services que cela. - Non, je veux juste faire pouliner ma jument, juste encore voir une naissance comme autrefois chez moi avant de disparaitre définitivement. Joel compris parfaitement, tourna quelques pages, chercha une référence et la proposa à Jules. Celui-ci était un peu septique. Pour lui, un nom et un numéro ne voulaient rien dire. Joel réfléchit, puis repris le catalogue et alla le ranger sous l'oeil inquiet de Jules. Avait-il faché le vétérinaire ? Il fut rassuré quand il vu revenir Joel avec un autre catalogue. La surprise fut de taille à son ouverture. C'était un album photo, avec que des photos d'étalons magnifiques. Joel tourna quelques pages, puis désigna l'étalon en question. Evidement, c'était un étalon superbe, un vrai gagnant. Seulement le prix de la saillie lui fit frissoner l'échine. Aussi, ne voulant pas faire de remarque, il fit semblant que celui ci ne lui correspondait pas à ses attentes, et chercha dans une lignée moins nobles, mais aux prix bien plus abordables. Il désigna un cheval à l'air robuste, mais à la lignée certainement moins admirable. Joel repris le catalogue, se dirigea lentement vers son bureau en regardant la photo, s'assit confortablement dans son fauteuil, pris une feuille, nota quelques références, puis apporta la feuille completée à Jules. Il la saisit et déchiffra l'écriture. Sa vue baissait, il le savait. Mais pourquoi donc acheter des lunettes qui ne lui dureront qu'une année tout au plus ? Il préféra investir dans cette promesse de bonheur que le vétérinaire lui assurait. Il ne se souvenait plus du numéro du cheval, car ce n'était pas ce qu'il avait regardé, mais le prix était très légerement supérieur à celui de son souvenir. Il le notifia à Joel qui répliqua : - Hé, faut bien que je vive aussi. J'ai des frais. - Et vous arrivez à vivre sur cette petite différence, s'enquit Jules - Oh oui, ne vous inquietez pas. Le troc, c'est un truc qui marche bien par ici, pas comme en ville. Avantage, pas de déclaration au fisc. Je me fais essentiellement payer en nature, c'est plus simple et plus concret. Jules adorait ça, payer en nature. Pourquoi vendre quelque chose, perdre de la valeur au passage, puis acheter un objet avec une monnaie intermédiaire, et perdre à nouveau un peu de pouvoir d'achat ? Jules signa le contrat de vente après quelques réflexions simulées. Il savait qu'il ne serait pas repartis sans avoir signé. Le vétérinaire était un homme de confiance et d'honneur. Il pouvait lui faire confiance. Avec ce qu'il avait entendu aujourd'hui, il ne subsistait plus aucun doute. Joel en plus lui glissa une bouteille de son cru sous le bras. Décidement, il n'avait pas fait une mauvaise affaire. Pendant le retour, il se surpris à penser au futur, quelque chose qui ne lui était pas arrivé depuis maintenant bien longtemps. Il ne se rappellait même plus quand fut la dernière fois où il avait fait un projet, où il n'avait pas pensé à sa prochaine disparition. Il pleura. Chapitre 7 : La discution Lorsqu'il garra sa voiture sous l'arbre, sa femme l'attendait sur le péron. - T'as vu l'heure, t'aurais au moins pus me dire où tu allais, grand nigaud. Jules n'appréciait pas que sa femme l'appelle ainsi, mais cela faisait parti du passé. Pourquoi donc se battre sur des détails aussi futiles. Il avait des projets, et voulait en faire part à la femme de sa vie. Ils rentrairent au chaud. Il se souvint tout d'un coup, alors qu'il allait s'asseoir, qu'il lui fallai encore rentrer Fleur. - C'est fait, si tu crois que je t'ai attendu, répondit sa femme. Décidement, il avait bien de la chance d'être marié avec elle. Et il ne faisait que s'en rendre compte depuis trop peu de temps. Une autre vague ne nostalgie le submergea pendant que sa femme touillait la soupe. Il réussit à s'empecher de pleurer. "Seule les femmes pleurent", tenta t-il de se convaincre. Mais il trouva cela finalement très idiot, et il réussit à ne pas pleurer. - Qu'est ce que tu as ? Tes yeux sont rouges, signala t-elle. Surpris dans ses pensées, il se dépencha de frotter ses yeux, et argua le fait qu'il avait certainement chopé une poussière dehors. Sa femme s'approcha de lui, et tout doucement, regarda ses yeux en tirant ses paupières. Non, elle ne vit rien. Aussi elle retourna chercher la soupe, pendant qu'il soupira d'aise, comme un enfant qui a réussi à faire passer un gros mensonge. Tout en touillant sa soupe, sa femme le regardait, surprise de son manque évident d'appétit. Il ne savait comment lui en parler, l'impliquer dans ce projet. - Tu sais, Fleur est grande maintenant. Il faudrait peut être lui trouver un étalon. Ca y est, c'était lancé. Plus moyen de revenir en arrière. Sa femme posa lentement sa cuieller dans l'assiete presque vida, pris la serviete à deux mains quelle crispa sur bouche. Elle la reposa et regarda son mari, qu'elle aimait vraiment, mais qui parfois se comportait comme un gamin. Comment lui parler en évident ce qui fait peur. - Ecoute, tu ne voudrais pas la laisser tranquille. Elle est gentille cette jument. Pourquoi tu voudrais lui imposer un étalon ? Nous n'avons pas les moyens d'en héberger un, si jamais tu venais à en trouver un. De plus... Elle s'essuya ses lèvres une seconde fois, pesant ce qu'elle allait dire. Mais Jules le savait très bien. Trop bien même : - De plus je ne croie pas que nos enfants voudraient s'encombrer de deux chevaux. Si au moins ça avait été des poneys pour les p'tits. Ca avait au moins la franchise d'être clair. Si le mot 'mort' ou 'disparition' n'étaient pas apparus, le message était par contre sans ambiguités. Comment répondre. Elle n'avait pas tord, Jules le savait. Et il pensa baisser les bras. Mais non, c'était toujours lui qui dans le couple avait eu le dernier mot. Ce n'était pas aujourd'hui qu'il en serait autrement. Il repris courage : - Ecoute, avant de mourrir (il l'aura dit), je VEUX encore voir une naissance dans cette ferme. J'y ait dépensé ma vie, et je veux encore voir une dernière fois quelque chose qui puisse me rappeller mes meilleurs souvenirs. Jusqu'à présent, on ne peut pas dire qu'on a vécus de réussites depuis mon accident. je voudrais... , comment disent-ils ? un Happy-End ! Il regarda sa femme soupeser sa réponse. Que répondre en fait ? Son voeux était légitime, et elle se surprise elle même à désirer la même chose, depuis que son mari venait de lui en donner l'idée. Une naissance qui prendrait leur relève. Terminer en beautée. Quoi de plus désirable ? Mais pourtant, il y avait un problème : - Et pour l'étalon, tu ferais comment ? Elle était déçus d'avoir brisée elle même l'espoir, et aurait préferée ne rien avoir à répondre. Pourtant le visage de son mari ne se défit pas comme elle l'avait pensée : - Tu te rend compte... Maintenant, il n'y a plus besoin d'étalon ! Le vétérinaire vient et il s'occupe de tout ! Le silence se fit. Jules avait lancé cette phrase comme une réponse universelle, completement entousiaste, comme un gamin. Sa femme ne répondit rien. Puis finalement se leva lentement en secouant la tête, trop ahurie par cette réponse : - Ecoute, tu ne sais même plus ce que tu dis, déclara t-elle désolée. Voyons, je sais bien que tu souhaite que Fleur ait un poulain, mais de là ... Elle marqua une pose, tout en regardant son mari, qui n'avait pas changé d'expression. - A ce qu'un vétérinaire s'occupe de ça. Là c'est trop. On veut déjà nous faire croire que les petits hommes verts sont parmis nous, et maintenant voici que mon propre mari m'annonce que c'est un vétérinaire qui va s'occuper de ça. Et même s'il était suffisement monté, comment crois-tu qu'il lui ferait un petit, à notre Fleur, hein ? Là encore, que répondre ? Jules n'avait pas le détail de l'opération, mais néanmoins révéla ce qu'il savait. La discution du bistrot, ses interrogations, et finalement la visite chez le vétérinaire, ainsi que le choix de la semence. Il assura fièrement qu'il avait choisit un étalon de grande lignée, et que rien que pour cela, il fallait mener à bien ce projet. De plus, pour clore toutes objections, il signala que le contrat était déjà signé, et qu'il était impossible de revenir en arrière. C'est la dessus que la discution s'arreta. Sa femme ne fis aucune remarque, encore trop choquée de la nouvelle. Elle n'osait trop y croire, à cette histoire invraisemblable. Un homme allait faire un petit à leur jument. Mais après tout, on voyait de tout dans ce monde. Elle en discutait parfois entre copines, et à l'évocation de certaines nouveautées, elle même s'en étonnait. Comment alors s'étonner de ce fait ? Il lui faudrait encore un peu de temps pour s'en remettre. Cette nuit, ils dormirent profondément tous les deux, l'un contre l'autre, rêvants à un petit poulain espiègle avant de quitter cette bonne vieille terre. Chapitre 8 : L'opération poulinage, les explications. Elle n'en avait pas parlée à ses amies, sachant qu'elle risquerait d'être raillée. Pourtant elle avait demandée elle même confirmation auprès de Jean et de l'autre paysans, Marc. De plus, c'est elle qui devra acceuillir le vétérinaire, car depuis une petite semaine, Jules était à l'hopital. Elle était très inquiète à son sujet, et avait été le voir la veille. C'était le vétérinaire, qui ayant apris l'état de Jules, avait proposé à sa femme de l'emmener le voir. Elle avait ainsi put faire connaissance avec lui, et se rendre compte d'elle même à qu'elle point il était charmant et attentionné. "Un vrai gentleman, comme on en fait plus de nos jours", lui avait elle dit dans un moment de complicité pendant le retour. Ils en avaient rit presque jusqu'aux larmes, et elle se sentait bien avec lui. Il avait même glissé une petite bouteille de pinot sous les draps de Jules en lui lancant un clin d'oeil entendu pendant que l'infirmière regardait ailleurs. Vraiment ils en avaient de la chance de le connaître. Elle avait un peu hésitée à lui demander comment cela allait se passer, et sentant ses scrupules, Joel avait pris avec précaution les devants : - En fait, c'est comme les étalons que je vais procéder, lui avait il dit. Mais elle s'était renseignée entre temps sur les méthodes d'insémination, et lui fit part de ses craintes : - S'il s'agit d'enfoncer votre bras en elle, ça va lui faire mal ? Joel la regarda, un peu surpris, passa sa langue sur ses lèvres, puis lui glissa : - En fait, ça c'est normalement, mais ce n'est pas comme cela que je vais procéder. Il hésita à continuer sa conversation dans les couloirs de l'hopital. Il reprendrait dans la voiture, au retour. La femme de Jules s'était tout dabord faites à l'idée que pour faire pouliner Fleur, le vétérinaire aurait une relation sexuelle avec elle, bien que ne sachant pas comment on pouvait choisir alors le géniteur. Mais elle s'était résolue à ne plus chercher à comprendre ce qui la dépassait. Et cela faisait un petit bout de temps dans sa vie de bonne femme à-tout-faire qu'elle ne cherchait plus à comprendre. On lui avait toujours apprise à éxécuter le travail sans poser de questions, comme une bête de somme en quelques sortes. Aussi lorsqu'elle avait apprise comment s'opérait une insémination artificielle, dans un sens elle avait été rassurée, comprenant un peu le principe. Mais cette méthode était barbare selon elle, s'agissant de glisser un bras dans le ventre d'une jument, et d'y injecter la semence. Aussi avait-elle manifestée son inquiétude au premier interessé. Une fois en route, Joel n'attendit pas que la femme de Jules lui repose la question une seconde fois : - En fait moi aussi je trouve cette méthode particulièrement barbare et douloureuse pour la jument. J'ai deux jument, j'aime beaucoup les chevaux, et je trouve que c'est particulièrement dégueulasse cette façon d'inséminer les juments. C'est pire que la monte à la main (avec tord-nez) où déjà la jument se fait littéralement violer par un étalon qu'elle ne connait pas, et qui n'a pas pris le temps de faire les prélimainaires. La femme de Jules était un peu choquée par un langage aussi cru, et de savoir que le vétérinaire, celui qui était assis juste à coté d'elle, allait avoir une relation sexuelle avec un animal. Pourtant elle était rassurée de savoir que sa jument serait entre les mains expertes de quelqu'un qui partage ses idées concernant la traite des animaux, et qui de plus aime vraiment les chevaux. - L'opération consistera donc à jouer le rôle d'un étalon, avec les préliminaire et tout ce qu'il faut, puis d'inséminer la jument lors, effectivement, d'un rapport sexuel. Mais elle ne voyait pas encore comment injecter le sperme sans y mettre les mains (c'est le cas de le dire). Joel la rassurra que tout se passerais bien, et elle le cru. L'opération ayant lieu la semaine suivante, elle aurait encore tout le temps de demander des précisions. Chapitre 9 : Opération poulinage, MOTEUR ! La voiture s'arreta sous l'arbre, juste derrière celle de Jules. Il n'était pas encore rentré, et avait manifesté ses plus vifs regrets de manquer cela. Mais de toute façon, sa femme lui appris que le vétérinaire voulait rester dans l'intimitée avec la jument pendant l'accouplement. Elle était déjà sur le péron lorsqu'elle avait entendue la voiture s'approcher au loin. Il était déjà midi, et elle s'enquit auprès de Joel s'il avait déjà mangé. Il l'assura que oui, mais ne pus résister au plat de gratin dauphinois qu'elle avait amoureusement préparée. "Il vous faudra des forces", lui avait elle assurée. Et ils avaient éclatés de rire. Le repas fut chiche mais magistral. Jules avait vraiment bien de la chance d'avoir une aussi bonne cuisinière à la maison. Sa femme était un peu excitée et oublia de lui offrir le café qu'elle avait tout aussi amoureusement préparée. Elle l'emmena à la grange. Joel eu un peu de mal avec le loquet rouillé, et assura à la femme de Jules qu'il repasserait pour arranger cela. Déjà le petit bout de femme se dirigea vers le fond, vers la stalle de Fleur. Il eu un peu de mal à cause de l'obscurité. Il distinguait de mieux en mieux à fur et à mesure qu'il s'approchait de la petite femme. La surprise était de taille. C'était une déesse, une jument de trait magnifique, au pelage de velour beige clair. Elle s'approcha de sa maitresse sans crainte, mais éprouva un peu de surprise vis-à-vis du visiteur inconnu. Joel approcha prudement ses mains de ses nasseaux qui commencairent à l'identifier. - Voilà la jument. J'ai fait la litière toute propre et j'ai même mis un clou au mur pour accrocher votre pantalon. Joel saisit le message, regarda la petite femme qui fini par éclater d'un rire léger, un rire qui la rajeunissait. Joel cru voir une jolie femme de trente ans, une femme pleine de vie, dont la vigueur aura été implacablement écrasée par une vie de labeur éreintante. Ce n'était pas de la pitié qu'il éprouvait, même pas un regret. C'était pire. Comment aurait-il pus empecher une génération entière de subir deux guerres mondiales, et de travailler comme des forcats. Il avait l'impression que pour eux, c'était trop tard. Ils ne profiteraient que de quelques années d'une vie paisible. Alors que le corps usé par le temps et le travail ne le permet plus. Et tout cela au nom de quoi ? C'est pour cela qu'il s'était économisé pendant sa jeunesse. Economisé, mais pas empeché de réussir. A présent, il était revenu à la campagne qu'il aimait tant, et était parfois surpris d'avoir échappé à un système qui broie invariablement ceux qui sont mals partis, ou qui n'ont plus la force de suivre. Pendant le temps qu'il pensait à cela, la jument avait relevée sa tête et s'interessait davantage à ce visiteur un peu dans la lune. Joel ne sentit pas le souffle dans son oreille que déjà Fleur avait saisie délicatement le lobe de son oreille pour le mordiller. Un peu surpris, il posa ses mains sur son cou, mais la laissa faire, ne voulant pas l'effaroucher. C'était délicieux, et un frisson le parcouru. Une confiance mutuelle n'eut aucun mal à s'établir entre eux. La petite femme s'attendrie de cela. Joel se glissa dans la stalle avec sa trousse de vétérinaire. Il caressa la douce jument, et pris une voix lente et grave pour lui susurrer des mots gentils. Elle se laissa faire, ne le quittant jamais du regard. Il inspecta chacun de ses membres, son pelage pour vérifier la présence éventuelle d'irritations ou de tiques. Il regarda ses dents pour en apprrécier l'usure. Elle était un peu sale, mais en parfaite condition de poulinage. Il glissa le long de son ventre ses mains larges, jusqu'entre ses pattes. Elle fut un peu surprise de tant de familiarités, et Fleur se dégagea un peu. Mais voyant que Joel ne lui voulait pas de mal, elle le laissa faire, confiante. Il trouva deux petites mamelles pyramidales, chacune surmontée d'un petit appendice ferme et sensible. Il les caressa, les fis doucement glisser entres ses doigts experts. Fleur ne reconnaissait pas ce qu'elle éprouvait. C'était nouveau, et ce contact intime réveillait en elle des sensations incroyables. Joel lui même ressentait ces sensations, et plus fort que les fois précédentes, aves les autres juments. Celle-ci était spéciale, elle était douce, compréhensive, et répondait à ses avances d'une telle façon... Il se ravisa, sorti doucement sa main de sous le ventre tendu de Fleur, et le glissa prudement sur son jarret. Puis, précautionneusement, il remonta lentement. Elle avait tournée sa tête dans sa direction, et l'observait avidement. Elle n'avait pas été caudectomisée, du fait qu'elle n'avait pas été destinée au labour. Bien qu'interdit, cette pratique avait encore hélas lieu dans certains village rétissant à changer leurs habitudes et leurs traditions d'un autre age. Sa queue était encore un peu frisée, et se logeait parfaitement entre ses fesses galbées. Déjà ses doigts commencerent à disparaitre sous cette cascade voluptueuse. Et les premiers trésaillements de queue se firent sentir. Fleur, en sentant cette main chaude remonter lentement vers une partie douloureusement délicieuse de son anatomie se laissa aller. Sa queue se délogea doucement de son emplacement, laissant apparaitre une zone sombre dessous. Joel y glissa ses doigts sans empressement. Et il toucha la vulve souple... Fleur souleva alors lentement sa queue, revelant à fur et à mesure son intimitée à Joel. La queue se souleva par petits accoups à mesure que Joel posa ses doigts sur la fente humide. La queue disparue finalement sur le coté, laissant à Joel toute l'occasion d'observer une vulve parfaite, encore lisse de la jeunesse, totalement imberbe. En effet, même si d'apparence la vulve d'une jument reste imberbe, de petits poils y poussent, et il suffit d'approcher ses lèvres de la vulve d'une vieille jument pour en apprécier la douce pilositée. Mais Joel s'arretta là, à la surprise de Fleur qui déjà soupirait d'un plaisir évident, quelqu'un ayant trouvé le moyen de calmer son tourment. Joel saisit un stétoscope, puis examina Fleur. Pouls, respiration (un peu haletante, il n'aurait pas dut aller aussi loin se dit-il). Il demanda à la femme de les quitter à présent, qu'il ne resortirait que tard dans la nuit. Elle s'éclipsa lentement, jetant de nombreux regards en arrière, heureuse de savoir sa jolie jument en de si bonnes mains. Joel sortit son jeux de brosses, les présenta à Fleur qui les humas. Puis prenant l'air espiègle, Joel lanca : - Au boulot ma grande. Aujourd'hui, tu vas devenir femme. Ugh, j'ai dit... Sur ce, il commenca un pansage complet et langoureux de Fleur. Chapitre 10 : Opération poulinage, ACTION ! Elle était vraiment belle dans sa catégorie, sans commune mesure avec ce qu'il avait déjà vu. Il avait commencé avec l'étrille en caoutchouc afin d'éviter de blesser les endroits stratégiques comme les chataîgnes. Peu de croutes de terre, mais beaucoup de poussière. Fleur avait tendance à bouger pour se presser contre lui. Elle voulait lui mordiller l'oreille, et lui voulait la panser. Il réussit néanmoins la première phase, posa l'étrille et pris la brosse de paille. Plus franche, Fleur ne vit aucune objection à se laisser frictionner vigoureusement, surtout au garrot. Lorsqu'il s'approchait de ses fesses, elle se tournait vers lui, la queue sur le coté, lui présentant sa vulve offerte. Mais ce n'était pas fini, et cela agacait Fleur, autant que cela l'excitait. Aussi chechait-elle à faire avancer les choses plus vite, sachant que Joel n'optemperais pas avant qu'il l'aurait décidé. D'ordinaire, c'est les juments qui refusent les avances des mâles, jusqu'à ce qu'elles se décident prètent. Or là, c'était l'étalon qui refusait la saillie. Et elle n'en pouvait plus d'attendre. Toutes ces caresses et ces petites attentions de Joel la rendait folle. Il lui brossa néanmoins les fesses et les jarrets, en évitant soigneusement son splendide vallon fessier. Il pris enfin la brosse douce, celle qui sert à lustrer le pelage. Sauf que là, les poils sont plus souples. Et de sentir cette brosse parcourir lentement son pelage, sans vraiment chercher à la calmer, l'excitant davantage un peu traitreusement, elle chercha à se presser avec force contre Joel. Il eut beaucoup de mal à continuer, et commenca par l'arrière un peu à rebrousse poil. Cela la calma, mais trop légerement cependant. Il se dirigea lentement vers sa tête tout en faisant courrir son instrument sur son corps parfait et opulent, ferme et musclé. Les femmes, si elles sont grosses, c'est qu'elles sont grasses. Si les juments sont 'grosses', c'est qu'au contraire elles sont musclées. Et Joel adorait les jument du gabarit de Fleur, imposante, ayant tant à offrir. Il sentait déjà son érection dans son pantalon, une érection douloureuse. Il s'imaginait sans mal ce que pouvait resentir Fleur à son contact. Lui aussi souffrait, mais de précipiter les choses n'arrangerait rien. Il arriva enfin à la tête de Fleur. Cependant elle cherchait à lui attraper un lobe d'oreille. De sentir ses douces vibrisses contre son cou, son souffle chaud et rapide, comment continuer ? Il se laissa faire, cherchant à se controler, mais ce n'était pas évident. Elle trouva son lobe gauche, et entrepris de le mordiller et de le sucoter. Joel tremblait à présent. Tout son corps était agité de spasmes. Il sentait sa tête lourde, comme en ébulition. Sa vue se brouillait, l'image sautait comme un poste de télévision dont la réception est mauvaise, mais il continua cependant. Il lui brossa le cou, la ganache, le front et les oreilles. Elle ne réagissait plus, trop occupée à lui têter l'oreille. Il n'en pouvait plus, il laissa tomber sa brosse. Il avait l'impression que ses forces l'abandonnaient. Il essaya de repousser doucement Fleur, mais elle s'accrochait à son lobe d'oreille. Son doux museau lové dans son cou... Il sentait qu'il allait perdre connaissance si cela continuait. Il la repoussa vigoureusement. Fleur le regarda, surprise et un peu déçue, et chercha à se faire pardonner. Elle s'approcha tête basse, et Joel vu là l'occasion. Il saisit doucement la tête de Fleur, une main sous sa ganache, une autre sur son cou. Il approcha à son tour ses lèvres d'une des ses oreilles, et avant qu'elle n'est eut le temps de réagir, ce fut lui qui lui mordilla le bout de l'oreille. Elle essaya de se libérer, sentant déjà une giclée d'endorphine se libérer dans son cerveau. Cette drogue naturelle sécretée pendant l'amour ou en réponse à une peur violente pour contrer l'effet acide et toxique de l'adrénaline, cette drogue 1000 fois plus puissante que la plus pures des cocaïne, cette drogue prenait le controle de son esprit. Joel s'amusa à son tour de la voir se mettre à trembler spasmodiquement. Elle ne chercha même plus à se libérer de l'étreinte de Joel, elle ne pouvait simplement plus. C'était comme sous l'emprise du regard hypnotisant d'un cobra, elle ne pouvait plus réagir, ses forces l'ayant abandonnée. Joel s'amusait de voir cette superbe jument, puissante et musclée, aussi soumise à son traitement. Il savait ce qu'elle resentait, cette sensation de plaisir et de bonheur si intense qu'il en est douloureux. Aussi arrêta t-il l'expérience au bout de deux minutes. Mais Fleur mis quelques minutes supplémentaires pour retourver ses esprits. Pendant ce temps lui aussi repris ses esprits, et en profita pour se dévetir. Il faisait chaud dans la grange, malgré le fait qu'ils étaient à l'ombre. Fleur se rapprocha lentement, encore un peu titubante, ébétée de l'expérience. Joel se dit que c'était bien fait, na... Elle fut surprise par l'appendice érigé devant Joel. Elle le sentit, et en trouva l'odeur étrangement attirante. Joel la regarda amoureusement inspecter son pénis de 32 centimètres. Il avait la chance incroyable d'aimer les juments, et d'avoir les moyens de les aimer ... plus profondément encore. Elle remonta son nez le long du sexe dur comme du bois, et s'arretta au gland. Déjà le souffle chaud de Fleur contre son pénis rendait Joel amorphe. Une sorte de pression dans son torse se faisait sentir. Mais c'est lorsqu'elle lacha un petit coup de langue curieux que la décharge fut la plus violente. Tous les muscles de Joel se tendirent soudainement, et elle en profita pour recommencer, trouvant manifestement le goût plaisant. Joel dut s'appuyer contre la porte de la stalle pour ne pas tomber, pendant que Fleur continua son investigation. Il dut protéger le gland de son pénis avec sa main pour l'empecher de continuer. Il était déjà à saturation, et cela l'inquiètait beaucoup. Comment allait-il continuer, et terminer surtout ? Fleur essayait de repousser la main de Joel, et en vain se mise à lecher le long sexe. La simple respiration de Fleur contre son pénis, le fait de le toucher, il avait l'impression qu'il allait exploser d'un moment à l'autre, et de repeindre toute la grange avec sa semence. Et voilà qu'elle le lechait langoureusement. Il se précipita dans la paille, privant Fleur de son occupation. Il sentit que le pression se relachait doucement, comme s'il revenait lentement à la vie. Le picotement de la paille fraîche contre son pénis et son torse l'aidait à se reposer. Mais Fleur, privée de cet appendice délicieux, en rechercha l'odeur. Il senti son souffle chaud et inquisiteur remonter le long de ses jambes et s'arreter au niveau de ses fesses. Elle renifla profondément, et le visage encore caché dans la paille, se protégeant les oreilles, il n'eu pas la présence d'esprit de se protéger d'avantage. Une langue chaude et humide s'insinua entre ses jambes. Il eu le temps de saisir ses testicules à pleine main et de les presser, alors que la langue de Fleur s'y attaquait avec un plaisir évident. Il fallait réagir, il était à sa merci. Et réfléchir dans une telle situation était difficile. Néanmoins, il trouva la solution. Il se roula sur le coté, prenant Fleur par la surprise, puis se posta sous elle. C'était encore l'endroit le plus à l'abris. Elle essaya de se déplacer, mais il la suivait. Alors Joel glissa une main contre son ventre velouté, et elle s'immobilisa. Il se coucha sur le dos, et lui carressa son ventre, lentement. Puis il se releva, mais resta sous elle. Il glissa sa main doucement entre ses pattes arrières. De nouveau, elle repris conscience de ses mamelles douloureuses. Il joua avec, les glissa entre ses doigts, les massa. De nouveau Fleur était prise de vertiges, un vertige impressionnant. Il descendit ensuite ses mains le long de ses jambes, et tout en penchant la tête de coté, il approcha son visage des mamelles de Fleur. Elle sentie un petit souffle frais entre ses pattes, puis soudainement une langue chaude et humide s'activa autour de ses mamelons sensibles. Elle ne pus écarter ses pattes, bien que cette boulle entre ses jambes lui ait rapellée ses instincts. Aussi Joel l'aida un peu, et une fois la place plus dégagée, il y placa complètement son visage. Tout en la têtant doucement, il lui caressait les jambes et le ventre. Elle le regardait sous elle, heureuse, simplement heureuse, tellement heureuse. Bien que dans une position relativement inconfortable, il continua longuement de suçoter ses tétons durs et de lui taquiner les mamelles à grands coup de langue. Joel était moins excité que tout à l'heure, mais il savait qu'il approchait le moment fatidique. Et déjà la nature reprennait le dessus. Il ne put controler une érection douloureuse alors qu'il têtait avidement Fleur. Il entendit derrière lui un bruit d'eau qui coule. Fleur urinait de plaisir, on ne peut plus prète. Il aurait bien aimer continuer encore un peu, mais ni lui ni Fleur ne pouvait à présent attendre. Il sortit de sa cache, se releva à coté de la jument qui le regardait avidement. Il essuya sa bouche du revers de l'avant bras, pris un inspiration, puis se résolut. Il posa une main contre la cuisse de Fleur, la fit lentement glisser vers le bas. Arrivé au jarret, il alla un peu vers l'intérieur, puis remonta doucement. Fleur savait ce qu'elle allait resentir d'un moment à l'autre. Déjà le bout des doigts de Joel entre ses fesses, et le contact avec sa vulve douloureuse. Elle souleva seulement au denier moment sa queue, et il put voir à présent en toute quiétude sa vulve magnifique, aux lèvres gonflée. Une main sur sa croupe généreuse, il caressa la vulve. Lentement, doucement, sans pression. A chaque fois, Fleur sentait des décharges provenant de son entrefesse se répendre dans son corps et s'y répercuter comme des échos récursivement amplifiés. Joel faisait attention de ne pas aller trop vite. Mais Fleur, de plus en plus excitée par cette main qui lui semblait hésitante, pris la décision de reculer. Joel se pressa contre une de ses fesses pour l'en empecher, et continua tout aussi doucement à la taquiner. Les jambes bien écartées, la queue bien de coté, Joel avait un accès intégral à son intimitée, et il ne se privait pas de prendre tout son temps. Déjà elle secouait sa tête, se dandinait sur ses pattes, comme au rythme d'une musique désordonnée. Joel aussi sentait ce désir l'envelopper telle une ombre implacable. Il lecha ses doigts, les humidifia abondement de salive, puis repris son massage. La vulve de Fleur, déjà humide d'excitation, le fut davantage, et les doigts de Joel n'étaient plus qu'une sorte de pression entre ses fesses. Elle souhaita que cette pression s'enfonce plus loin encore en elle. Fleur tenta de reculer soudainement. Joel fut pris de surprise et se mis de coté. Mais Fleur continua à reculer, puis arriva en contact avec l'une des parois de sa stalle. Elle entrepris alors de frotter vigoureusement ses fesses pour calmer cette affreuse démangeaison. Joel glissa un bras derrière, et tenta de la pousser en avant. Mais elle voulait ABSOLUMENT calmer cette démangeaison. Sachant qu'il lui faudrait optempérer, Joel lui massa vigoureusement ses fesses fermes et sa vulve humide. Pendant ce temps, elle se balancait de gauche à droite en couinant. Il s'arretta et regarda sa réaction. Elle continua à se balancer pendant quelques secondes, le regarda et entrepris de reculer à nouveau. Alors Joel approcha son visage du vallon fessier de Fleur, regarda sa vulve s'agrandire à mesure qu'il s'en approchait. Il en huma dabord le parfum équin, délicieux. Fleur était transit. Il posa doucement sa bouche sur sa vulve frémissante, l'embrassa. Puis il sortit sa langue, la posa en bas de la vulve, et remonta lentement. Fleur se crispa, lacha un long pet odorant. Il posa ensuite confortablement ses mains sur ses larges fesses et lecha Fleur. Jamais elle n'avait resentit cela, elle balancait sa tête. Les chevaux se sentent les fesses, mais jamais ne se lechent ainsi. C'était tout à fait nouveau, et elle adorait cela, elle en était folle. Joel lui têta doucement la vulve, la rendant plus folle encore. Il sentait les mouvement desordonné de son corps et essayait de les suivres. Il n'était que peu de choses à coté d'elle, vulnérable. Si elle le voulait, elle pouvait le tuer. Mais elle savait ce faire infiniment douce et très chatte. Pendant qu'il opérait son langoureux cunilingus, il lui carressait la croupe, les fesses et les jarrets. Cette présence chaude et humide entre ses fesses, c'était délicieux. Fleur se laissait emporter par chaque vague de plaisir qui la submergeait. Déjà une ondée de sécretions vaginale arriva à Joel. Il l'avala goulument. Le clitoris de Fleur, gonflé et dur comme le pénis de Joel émergeait rapidement à la base de sa vulve, entre ses levres. Joel en profitait pour le sucer avant qu'il ne redisparaisse. Il remonta ses mains entre ses joues, et écarta précautionneusement les lèvres de la chaude vulve de Fleur. Il retira sa tête de son entrefesse, observa le profond gouffre rose, puis y glissa sa langue. Fleur ne savait que faire, elle voulait se libérer de cette oppression qui l'envahissait de plus en plus, mais n'osait le faire de peur de briser ce traitement avant son terme. Elle sentait la langue de Joel gigoter dans son orifice vaginal, son nez contre son anus distendu de plaisir, ses mains écartant doucement ses fesses, comme pour lui permettre de s'ensinuer plus profondément. Joel lui sucait les lèvres de sa vulve, alternativement, puis son clitoris. C'était fabuleux. Il se dégagea alors, laissant Fleur perplexe. Elle était certes heureuse que cela s'arrette. Elle pouvait enfin reprendre son souffle normalement. Mais quelques chose manquait. Elle entama un pas en arrière, et déjà la main de Joel vint se reposer entre ses fesses. Il joua avec la fente sensible de sa vulve, posa sa joue tout à coté contre sa fesse douce et chaude. Puis, lentement, il glissa un doigt en elle. Juste un, le plus long, le majeur. Sa queue se releva dans une position inacoutumée, presqu'en arrière. Fleur se cambra un peu en sentant enfin un appendice passer au dela de son orifice vaginal. Il n'était certes pas bien gros, mais c'était déjà ça. Sa respiration et celle de Joel devirent synchrone, lente, profonde. Elle serra les lèvres de sa vulve sur ce doigt, qui déjà resortait. Il revint en elle avec son petit frêre, l'index. Joel enfonca son possible, puis le resortit, pour l'entrer à nouveau. Fleur se laissa masturber doucement, c'était formidable. Joel commencait à avoir mal à la tête. Son sexe criait, hurlait de douleur. Il lui fallait encore tenir un peu, un tout petit peu... Déjà Fleur connu son premier orgasme. Elle se crispa entièrement en hennissant vigoureusement. Un jet d'urine inonda le bras de Joel. Un autre suivit. C'était bon, elle était prète et lui aussi. Il la quitta un instant, pris dans sa trousse une petite tige en plastique, d'environ cinq centimetres de long et de trois millimetres de large. Fleur restait immobile, dans sa position. Joel tira ensuite un petit tabouret derrière elle et le gravit. Il pris appuis sur sa solide croupe et observa la vue plongeante parfaite entre ses fesses. Deux monts, un vallon avec un petit rift au centre. Ca y est, on y arrivait. Il saisit le gland de son pénis, et glissa dans la petite fente la paillette. C'était un peu douloureux, c'était froid de surcroit, mais il allait bientôt se réchauffer. Fleur le regarda faire, toujours immobile, confiante, aimante. Ce qu'il venait de glisser dans le gland de son pénis, c'était le sperme d'un étalon magnifique, pas celui que Jules avait choisit par rapport à ses moyens financier. C'était le premier, celui qui lui avait tellement plut. Il s'assura que la paillette resterait en place, puis prenant sa respiration, descendit lentement son long pénis à la hauteur de la vulve animale. Il regarda encore son sexe presqu'a l'horizontal, le gland entre les fesses de Fleur, juste devant sa vulve. Il avanca alors doucement son bassin, pressa un peu son sexe contre celui de la jument. Comme une cerise qui cède soudain sous la dent, les lèvres gonflées s'écarterent autour du gland fuselé. Il regarda la commisure de la vulve de Fleur, comme une bouche d'ébène aux lèvres roses qui aspirait son sexe. Il le sentait se glisser lentement dans sa chaire, se loger voluptueusement dans un étuit de soie animale. Elle était chaude, incroyablement chaude, et il avait l'impression que son sexe n'en finissait pas de s'enfoncer entre les fesses de la jument. Elle avait cessée de respirer, et il remarque que lui aussi ne respirait plus. C'était magique. Il la regarda se rapprocher lentement de lui. Il arriva enfin au bout après ce qui lui paru un temps interminable. Son long pénis entièrement enfoncé dans le doux ventre de la jument. Il repris son souffle d'un coup, et elle aussi. Il se pencha lentement en avant et s'agrippa à ses hanches larges. Il respira encore un peu, tétanisé, déjà. Puis il tira doucement sur son pénis, qui resortit incroyablement humide. Fleur serra sa vulve pour empecher le sexe de Joel de la quitter. Mais il ne sorti pas de beaucoup, car il revint rapidement. Son deuxième orgasme arriva. Une étreinte formidable, une pression incroyable du vagin de Fleur, un hénnissement saccadé. Joel s'enfonca complètement en elle, se redressa un peu, pris appuis sur sa croupe ferme, et retira sur son pénis, qui sorti plus facilement, toujours plus humide encore. Il le tira totalement, le sorti de l'entrefesse de Fleur qui fit un petit claquement humide lorsque sa vulve se referma, puis l'y replaca lentement après s'être assuré que la paillette était encore en place. La chaleur et l'humidité du vagin de la jument avait déjà commencé à ramollir l'objet biodégradable. Sa composition était similaire à celle des gélules que l'on avale au besoin. Il entrepris un long et lent va et vient, tout en carressant les fesses et la croupe veloutés de sa compagne. A chaque orgasme, le vagin de la jument se serrait fortement sur son pénis, l'empechant momentanément de bouger, puis il reprenait son ample balancement de reins. Fleur le regardait, Joel la regardait. Dans leurs yeux, tout se disait. Leur amour, leurs plaisirs, leurs sensations. Ils étaient plus qu'amoureux. Ils vivaient en symbiose l'un dans l'autre. Les séparer les tuerais certainement. Joel ne se rappella pas combien de fois fleur avait jouit, et combien de fois il avait presque éjaculer. Seulement là, il ne pourrait plus rien faire. Une sorte de boule dans la gorge lui indiqua qu'au prochain orgasme de Fleur, il aurait enfin le sien. Ils étaient tous deux épuisés. Il lui sembla qu'il avait eu avec cette jument sa plus longue pénétration. La boule grossie de plus en plus rapidement, Fleur commenca à hénnir, les frémissements de son vagin furent le dernier indice. Elle se crispa d'un coup, Joel senti son sexe bien au chaud dans le ventre de la jument exploser, son sperme propulsant puisament la paillette désagrégée et le sperme de l'étalon contre l'orifice utérin de Fleur. Dans quelques heures, elle serait fécondée définitivement. C'était à présent certain. Ils restairent ainsi, sans bouger, reprenant lentement leurs esprits et leur respiration, pendant une bonne dixaine de minutes. Le pénis de Joel eu encore quelques spasmes, injectant le reste d'une abondante semence dans le ventre de la jument. Puis il se retira tout doucement, regardant son sexe légerement ramollit sortir lentement de la vulve de Fleur. Il laissa un peu le gland de son pénis se vider entre les lèvres de la douce vulve équine, puis les regarda se refermer hermétiquement lorsqu'il se retira complètement. Il avait injecté la vie dans le ventre de la jument, et comme toutes les autres, au bout de 11 mois et demi naitrait un adorable petit. Chapitre 11 : Opération poulinage, COUPEZ ! Il avait trouvé tout cela trop court, beaucoup trop court. Pourtant, dehors le jour commencait déjà à baisser. Il devait être 21 H. Depuis sa première rencontre avec la jument vers les 15H, il avait donc passé 6H avec elle. Jamais pourtant il n'avais été aussi long. Il lui semblait que tout avait duré tout au plus 2H. Mais 6H, il n'en revenais pas... Fleur était encore en position, ne pouvant bouger. Joel lui carressa les fesses, puis lui suca sa vulve humide. Enfin elle eut enfin quelques réactions. C'était comme si elle se réveillait. Un jus chaud et sucré coula dans sa bouche. Un mélange de sécretions vaginale et de sperme humain et équin. Il l'avala gouluement. Il se redressa et longea Fleur jusqu'à sa tête. Elle pressa doucement sa tête contre son torse, ne pouvant lui monter autrement son amour. Il avaient partagés ce qu'ils avaient de plus cher, de plus précieux. Comment montrer autrement son amour ? Il lui carressa le toupet et les oreilles. Il lui baissa la tête, approcha une oreille de sa bouche. Mais Fleur avait senti le sexe encore érigé de Joel contre son nez. Il sentait plus fort qu'apparavent. Elle y gouta et trouva le goût délicieux. Il la laissa faire, ne s'attendant pas à ce qu'il allait se passer, de toute façon trop fatigué pour réagir. Elle remonta rapidement jusqu'au gland, gouta le sperme qu'y en coulait encore, posa sa langue dessous, ouvrit la bouche, et descendit sans que Joel ne put faire quoi qe ce soit. Elle goba son sexe, aussi long fut t-il. Il le senti au fond de sa gorge chaude, sa langue taquinant ses testicules. Il essaya de se libérer, mais elle serra les dents. Enfin il était en son pouvoir, et elle voulait lui prouver son amour sans qu'il ne puisse y échapper. Il s'appuya contre le mur, et se laissa glisser vers le bas. Fleur le suivit, ne lachant pas prise. Du sperme coulait encore un peu dans sa gorge et elle voulait en récupérer le maximum. Joel n'eut pas d'autre choix que de se laisser têter ainsi. A un moment, il sembla reprendre connaissance. Son sexe le faisait souffrir, pas parce que Fleur le mordait, mais parce qu'il allait éjaculer. Sa semence se répandie violement dans la gorge profonde de la jument qui retira lentement sa tête du pénis pour en sucer le gland du bout des lèvres. Joel caressait les joues Fleur. La source étant à présent tarie, elle dirigea son museau humide vers le visage de Joel. Du sperme coulait un peu des lèvres de la jument. Il approcha les siennes et lècha doucement le liquide séminal. Fleur ouvrit le bouche et tenta de faire pareil. Leurs langues se rencontrairent. Bien que celle de Fleur soit plus grosse, ils réussirent à les enlacer, à s'explorer mutuellement la bouche. Nez contre nez, lèvres contre lèvres, langue contre langue, ce petit jeu buccal dura jusqu'à que Joel se rende compte qu'il faisait à présent nuit noire. Il se releva, flatta Fleur. Jamais il n'avait eu une telle relation avec une jument. Il soignait son travail, et d'ordinaire aurait pus se noter 16 à 18 sur 20. Là, il avait explosé le plafond avec un 21 sur 20 bien mérité. Il se rhabilla sous l'oeil attendrit de Fleur, qui hénnie à son départ. Chapitre 12 : Qu'elle heure est il ? Joel passa la lourde porte qu'il pris soin de refermer derrière lui. Dans la lumière de la porte d'entrée de la ferme se découpait en ombre chinoise la petite femme. - Alors, lanca t'elle ? Joel repris son souffle, puis lanca : - Fleur va être maman l'année prochaine, répondit calmement Joel. - Ouh ouh ouh, il faut que je téléphone ça à Jules, répondit le petit bout de femme en disparaissant vivement à l'intérieur. Lorsque il entra dans la salle à manger, la femme de Jules l'invita prestement à la rejoidre à coté du téléphone : - Oui Jules, il est là, attend je te le passe. Sur ce, elle tendit le combiné au vétérinaire, qui le saisit un peu surpris. - Allo, demanda t-il. Une voix un peu faible lui parvint alors : - Alors, il parait qu'une naissance aura lieu chez moi dans un an. Vous croyez que je pourrais attendre jusque là ? - Oui, vous pourrez parce que vous le désirez. Je me suis bien occupé d'elle. Vous avez une merveilleuse jument, Jules, vraiment merveilleuse. Elle fera une mêre parfaite. Dormez maintenant sans crainte. Il repassa ensuite le combiné à la femme, puis alla s'affaler sur une chaise. La femme glissa encore quelques mots interminables à son mari, puis raccrocha enfin. Une voix lui parvint : - Vous avez faim ? J'ai préparé une bonne soupe. Joel ne pus lui refuser cela, et c'est vrai, la soupe était excellente. Décidement, quand on a une jument et une femme aussi formidables, comment peut-on être pessimiste ? Joel était épuisé, et de rentrer encore chez lui ne l'enchantait guère. - Si vous voulez, lanca astucieusement la petite femme, je crois que quelqu'un qui vous aime s'occuperais bien de vous. Il ne saisit pas tout de suite l'allusion, puis, il souleva ses sourcils et désigna la grange : - Vous croyez que... La petite femme acquiesca malicieusement. "Oui oui". - Merci encore pour tout, vraiment merci pour tout, lanca encore Joel avant de se diriger vers la grange. La petite femme sur le péron le regarda s'éloigner, entendit la lourde porte grincer, le loquet se fermer derrière le vétérinaire, un petit hénnissement de surprise, puis plus rien. Le silence de la nuit s'installa définitivement.