> Le palefrenier, une FICTION de Marga.FP (c) 1999 : Marga.FP@USA.NET Type : Histoire zoophile / cheval (interdite aux mineurs, cela va sans dire) Zoophile story / horse (forbidden for childs, of course) Note de l'Auteur : Cette histoire, bien que proche de la réalité, est une FICTION. Je l'ai cependant écrite comme une réalité qui aurait éventuellement existée. L'histoire se passe pendant la fin des années 1990, quelques part en France. Elle est dédicacée à la jument que j'aime... Chapitre 1 : First Encounter -- Souvenirs de Vacance -- L'odeur écoeurante de merguez trop grasses et trop épicés, le lent bruissement des vagues couvert par des cris d'enfants et les hurlements des parents, les flaques de pisse des chiens et leur chiasse causée par la chaleur et/ou une surdose de reste de merguez trop grasses ou trop épicés, les touristes ayant oubliés leur cerveau chez eux mais pas leur carnet de chèques, les parkings pleins à craquer, les magasins ne proposants plus que des futilités touristiques, les prix soudain multipliés par trois voire par quatre, un melting-pot de cultures et de visages, des fêtards étrangers saoul ne se privant pas de gerber devant les clients des restaurant comme une insulte aux lois autochtones laissant passer un geste qui les auraient envoyés en prison pour de long mois chez eux. Sébastien avait la tête qui tournait. Déjà l'année précédente il avait resenti un malaise lorsqu'il s'était rendu compte du crétinisme ambient lors de la période estivale. Les chansons exotiques formatées 'tube de l'été', l'agitation subite dès les premiers jours de Juillet, la folie pendant deux mois, puis la soudaine létargie fin Aout. Mais cette année, il le resentait vraiment mieux, comme une fatalité. Soit c'était lui qui s'éveillait enfin, ou alors le monde autour de lui devenait de plus en plus con, mais alors vraiment, VRAIMENT... CON. Autour de lui justement, en ce début Juillet, se pressait des milliers de couillons ayant bossés pendant 10 mois et venant à présent claquer 10 mois de salaire. Triste constat ! Il imaginait l'histoire de ces nombreuses familles ayant vécus 10 mois d'auto privation et de restriction avec l'unique objectif de 's'éclater' pendant deux mois, de 's'oublier'. D'en venir même à oublier les règles élémentaire de politesse lorsque le gros teuton lui écrasa le pied, oublier ses enfants et/ou sa femme sur une aire d'autoroute, d'oublier de fermer le gaz, de nourrir le chat ou de détacher le chien de cet arbre arbre perdu en rase campagne. Sébastien pensait à toutes ces années que Darwin avait perdu à démontrer l'évolution de l'homme, alors que là, devant lui se déroulait sa régression. C'était, comme chaque année, lamentable et hélas de pire en pire. Il sorti précipitement du petit surpermarché à l'atmosphère étouffante. Il lui sembla que dehors il faisait plus frais. Au bout d'un instant cependant, Sébastien se rendit compte qu'il ne faisait pas plus frais ici avec les 35 degrés à l'ombre quotidien. Mais qu'ici au moins on ne sentait que la mer et le goudron surchauffé contrairement aux haleines pestilentielles, les parfums saturés et mal accordés, les odeurs de transpiration, celle des légumes qui passent, les poissons frais. Il faillit vomir sur place, et fini par s'éloigner, titubant. Un peu de marche lui fit du bien. Il emprunta les rues moins fréquentées, et se dirigea vers la mer. Il regarda le paysage, les villas, les voitures défiler lentement autour de lui. Il avait un peu de mal à se déplacer aujourd'hui, et ne savait trop pourquoi. Il avait la vague impression qu'il était posé sur une gigantesque sphère de 12000 km de diamètre, qu'il était immobile dans l'espace et que sa marche faisait tourner poussivement la titanesque boule sur elle même. Enfin il vit les arbres s'écarter de son champs de vision et révéler un spectacle désolant. Tout d'abord, l'horizon apparut, bleu et vierge. Les mouettes dans le ciel, les bateaux au loin. Puis la plage et ses occupants gachèrent le paysage de carte postale. C'était comme planter la Cogéma sur un paysage verdoyant. Un frisson de colère et de dégout le parcouru. Mais il ne pouvait rien faire, c'était la force de son petit village côtier. Dix mois de létargie, deux mois de folie. Et depuis son enfance il vivait à ce rythme imbécile. Ca lui rappellait un épisode d'un dessin animé, 'La quête de l'oiseau bleu', où deux enfant parcouraient un monde imaginaire à la recherche d'un oiseau bleu qui guérirait leur maman. Dans cet épisode, ils arrivaient dans une sorte d'endroit figé dans le temps. C'était la maison de leurs grand-parents. Ils actionnairent l'antique cloche, et soudain, la maison repris temporairement vie. Ils purent ainsi goûter à de vieux souvenirs. Mais ils leur faillait vite repartir avant que la nostalgie ne les figent ici aussi. A leur départ, la vie de la maison et leurs grand-parents se refigèrent à jamais. Il senti une larme couler sur sa joue, et senti ses yeux gonflés. Il avait l'impression d'être seul. - Seul, entouré de milliers d'imbéciles, murmura t-il. Sébastien avait envie de se trouver sur une planète inconnue, seul, sans bruits, sans agitations, libre. Depuis quelques temps il resentait cette sourde sensation d'emprisonnement. Il voulait exploser, crier à s'en arracher les cordes vocales, mais toujours cette forte impression d'enfermement l'en empéchait. - Je vais encore passer des vacances terribles, admit-il enfin. Il soupira d'impuissance, se convaincu d'être mieux que cette faune, puis repris le chemin du retour. -- Home, sweet home... -- - Et alors, le poulet, tu l'aurais pas bouloté en route ? Il se réveilla, regarda sa mère les poings sur les hanches. On lui parlait ? Il se remémora le message, le décrypta lentement en plissant les yeux, et... Et MERDE, le poulet. Il était allé au supermarché pour chercher un poulet. Et MERDE, merde, merde et merde... - Et merde QUOI ? Hein ? Oups, avait-il parlé à voix haute ? S'excuser, il fallait s'excuser... Euh, fallait-il encore trouver une excuse. Devant lui sa mère s'impatientait, inquisitrice. Son rejeton n'avait pas ramené la pitance quotidienne. Qu'allaient-ils donc manger ? Midi approchait, et les frites cuisaient déjà. Et merde, décidement, y'a des jours on ferait vraiment mieux de rester coucher. Pourtant, ce matin il avait décidé de se lever plus tôt afin de se promener sur la plage souillée de débris, lorsque l'air est encore frais et silencieux, ne laissant que les vagues s'exprimer. - Euh, y'en avait plus, trop de touristes, lanca t-il enfin. Sa mère souleva un sourcil, crispa ses lèvres en cul-de-poule et arbora un air incrédule. Elle lui avait bien dit la veille de chercher un poulet le lendemain et avait laissé suffisement de monnaie sur la table de la cuisine. Le sachant parti depuis 7H du matin, il aurait pu y penser un peu. Depuis quelques temps déjà elle trouvait son Sébastien un peu dans la lune. Que cela cachait-il donc ? Avait-il trouvé une petite 'Suédoise' qui le tourmentait ? Sébastien allait sur ses 20 ans à la fin de l'année, et cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas eu de petites copines. En avait-il enfin trouvé une ? Elle avait peur que son fils soit pédé, disons homosexuel pour être poli. Elle avait déjà due essuyer quelques ragots de ses copines, tentée de disculper son fils. Mais à chaque fois ces vipères faisaient semblant de ne pas trop y croire, et lancait un 'Voui voui...' qui en disait long. Elle avait déjà eu envie de le prendre par les épaules et de le secouer pour lui demander : 'T'est pas un peu pédé toi, pas hasard'. Ca la faisait rire d'y penser, mais elle aurait bien voulu savoir. Elle avait parfois cette mauvaise impression que ces copines en savait plus long sur son couple et sa famille qu'elle même. Sébastien regarda sa mère perdue dans ses pensées. Il y avait quelques secondes, elle s'était figée avec son rictus de celle qui ne croit plus aux mensonges gros comme des camions américains, puis avait prise une attitude tout à tour songeuse, inquiète, amusée, puis sérieuse. Cette dernière attitude persista. Il lui sembla que son regard, jusque là perdu au loin, se refocalisa sur lui, puis elle dit : - D'accord, ce n'est pas grave, il reste du poisson. Ark, ce poisson qui datait maintenant de deux jours, et dont le chat ne voulait même pas. Il suivit sa mère, et se réfugia à l'ombre des volets tirés. Il faisait bien plus doux à l'intérieur. - La porte, résonna depuis la cuisine où sa mère venait de s'engouffrer. Il referma la lourde porte, et enfin le calme revint. Ses oreilles sifflèrent encore quelques instants, puis enfin il percus la friteuse et le four. Les pas de sa mère sur le carrelage de la cuisine, la radio callée sur RTL2 diffusant le dernier Eurythmics. La télé aux nombreux programmes zappés par sa soeur. La table était déjà prête, il ne lui restait plus qu'à s'asseoir et à manger ce fichu poisson lorsqu'il serait servit. Sébastien monta dans sa chambre, referma la porte, et se coucha sur son lit défait, s'étendit, croisa ses mains sous son oreillé, ferma les yeux et inspira l'air dense. -- Free as the Eagle -- On mange, on mange, on mange. Que cela voulait-il bien dire ? Dans sa demie conscience, Sébastien s'abandonnait lentement aux bras d'Orphée. On mange, s'était stupide. On man-ge. Même en découpant en syllabes, le message ne représentait déjà plus rien pour lui. De toute façon, des milliers d'images sans liens entres elles lui brouillait l'esprit. Il plongeait de plus en plus vite dans le sommeil. - On MANGE !!! La porte s'était ouverte violement et sa soeur avait CRIEE le message. D'un bond il s'était redressé sur son séant et la regardait béhatement. Elle le regarda elle aussi, joignit les doigts de sa mains droite qu'elle agita devant sa bouche. - Miam miam, ajouta t-elle, les yeux grands ouverts. Sébastien cligna des yeux, encore endormi. Que l'on vienne lui annoncer une improbable victoire au Loto ne l'aurait pas laissé dans un état bien différent. Enfin il compris. Poisson... Il se leva et emboita le pas à sa soeur qui déjà descendait bruyement l'escalier. Avant de se mettre à table, il se lava les mains dans un automatisme. Il alla s'asseoir, s'ajusta sur la chaise, et resta le regard dans le vide. Quelque chose n'allait pas. Il mis ça sur le compte de son réveil difficile. Pourtant, en face de lui une place vide et l'horloge murale indiquait presque quinze heure. Le silence, il regada sa mère et remarqua ses yeux rouges. Il avait encore décommandé, quel salaud. Cela faisait bientôt deux ans que ses parents s'étaient 'temporairement' séparés. Aujourd'hui il aurait du venir passer la journée, il se souvenait enfin. La veille, il était heureux de pouvoir revoir son père en famille. Sa mère avait préparée un festin, pas de poisson bien sûr. Au lieu de la joie, le silence. La radio et la télé s'étaient tues comme par compassion, ajoutant encore un malaise. Sa mère ne tint plus. Elle se leva, rangea un plat, puis de la cuisine il l'entendit éclater en sanglot. Il voulut aller la réconforter, mais déjà elle se dérobait pour aller s'enfermer dans sa chambre. Cette chambre au grand lit à deux places. Ce lit immense où elle dormait désormait toute seule. Ce grand lit où autrefois il venait réveiller ses parents le Dimanche matin en venant y faire du trempoline avec sa soeur. Il entendit encore dans son crane le sanglot résonant de sa mère. Il regarda sa soeur, immobile à sa place, les yeux fixés au loin, déjà ailleurs. Il revint sur ses pas, lentement. Il se rassit, se servit d'une tranche de rotit encore tiède et de frites froides. Il proposa à sa soeur de la servir, mais elle ne répondit pas. Il macha sans joie sa portion sans goût. Dans son esprit, comme dans celui de sa soeur, un film se déroulait, une réalité toute autre. Son père serait venu, ils auraient passés une bonne journée ensemble, auraient rit à table, il aurait raconté des blagues comme lui seul savait les raconter. Le soir venu, il se serait attardé pour un prétexte falacieux, sa mère en aurait profité et lui aurait malicieusement suggéré de rester, et il aurait accepté. Dans sa chambre, il aurait imaginé la vie recommencer. Il AURAIT... La réalité avait parfois un goût étrange, un goût de sang. Il retira la bouchée de roti saignante, la considèra, puis la goba. Il termina son assiète sans appétit, remarqua l'absence de sa soeur. Il ne rangea cependant rien, laissa les choses à leurs places comme dans le dessin animé. Il se leva, se retourna et visualisa toute sa petite famille autour du repas qui s'éternisait dans la bonne humeur. Il éteignit la lumière, et la projection s'arretta. -- Elsewhere... -- Plutôt que de rester dans cette maison, il sorti. Tout de suite la chaleur l'accabla. Il parti sans but, marcha au gré de son humeur. Le coeur n'y était de toute façon pas. Il croisait des touristes, et se demanda ce qu'ils pouvaient bien penser de lui avec la tronche qu'il tirait. Mais ils ne faisaient pas attention à lui. Ils riaient, heureux. Les enfants jouaient sous le regard attendrit de leurs parents, père ET mère. Sébastien avait l'impression d'être dans la quatrième dimension. Il se repellait Ghost ou une série d'anticipation des années soixantes où deux protagonistes étaient par erreur enfermés dans l'après monde. Un peu comme dans les Langoliers de Stephen King, le présent connaissait un futur et un passé. Le présent n'était qu'un décor de théatre où nous nous affairions. Des personnes toutes de bleues vêtues faisaient partis du futur et du passés. Dans le futur, ils montaient le décor pour les évenements à venir. Mettaient en place le sapin du Noël proche, arrangeaient la voirie, saupoudrait de paysage d'une fine pellicule de neige. Dans le passé, le décor était démonté. Le sable des plages ramassé, les fleurs rempotées pour les travailleurs du futurs. Nos deux protagonistes devaient rejoindre la fenêtre temporelle qui correspondait au présent. Sébastien avait l'impression de faire parti de ces protaginistes perdus dans la réalité. Tout autour de lui se déroulait au ralentit. Il ne sentait même plus le flôt de ses larmes. Pourquoi donc ne pouvait-il vivre une vie normale, comme tout le monde. Une vie remplie de certitudes que rien ne viendrait perturber. Une vie de famille banalle, mais tellement réconfortante. Autour de lui, le décor se démontait d'avantage. Le gens disparaissaient, les maisons aussi. Le décor faisait place à un univers vierge et blanc. Il sombra sur place. -- Man's best friend -- Autour de lui, le monde n'était plus qu'un univers vide et froid. Sébastien voyait devant lui ses amis, sa famille, tous ceux qu'il connaissait, tous ceux qu'il aimait, continuer d'avancer sans s'arreter, sans l'attendre. Il ne pouvait les rejoindres. Il criait pour qu'on l'entende, pour qu'on l'attende. Mais personne ne l'entendait, personne ne l'attendait. Et à fur et à mesure que son univers s'éloignait, de plus en plus hors d'atteinte à ses gémissements supliciés de plus en plus faibles, il se trouvait seul, infiniment seul, sans aucun repère. Où aller, si encore pouvait-il bouger. En bas, en haut, devant, derrière, à gauche, à droite ? Il n'y avait plus rien dans son univers. Tout était à présent noir, vide. Si vide qu'aucun son ne pouvait y résonner. Et vers qui aller ? Tous les siens étaient partis, avaient continués leur chemin rectiligne vers un futur tout aussi inexistant que leur passé. Toute cette agitation, cette vie futile. Pourquoi vivre, dans quel but ? Quel chemin avons nous déjà parcourus, que nous reste t-il à parcourir ? Sébastien était perdu dans son délire immense. Cet univers était si vide qu'il n'avait même pas l'impression d'y exister. Il lui semblait qu'il n'y était que suggeré. Quelle farce... Pourtant, dans son univers immense, perdu, il regarda. Quelque chose au loin avait capté son attention. Ce n'était pas distinct. Il crispait ses paupière pour mieux distinguer, comme si cela aurait pu l'aider à mieux distinguer quoi que ce soit là où il se trouvait. Ce n'était pas derrière lui, ni devant. Ce n'était pas non plus sur les cotés. Il avait l'impression que cet immense univers se contractait de plus en plus vite. Et en même temps qu'il se contractait, il se réchauffait. Les parois arrivèrent rapidement à proximité. Elles ralentirent d'un coup, terminèrent lentement leur approche élastique. Sébastien tendit la main, curieux et en même temps inquièt. Il dinstinguait les limites de cet univers, mais pourtant ne les voyaient pas. A présent la limite était à portée de main. Il se tendit encore un peu. La limite était chaude, souple et ferme en même temps. Il s'y sentait bien, seul certes, mais bien. Au fond de lui, un lointain souvenir d'avant sa naissance. Lové dans son petit univers douillet, chaud, à l'abris d'un quelconque danger. Il caressa la limite de son petit univers, qui se réduit encore un peu, doucement. Il lui restait suffisement de quoi respirer, il y faisait sombre, chaud et c'était doux. Comme un souvenir retrouvé, il s'y lova lentement, réconforté. Il lui sembla que son petit univers le protégeait maintenant. Il sentait même un souffle doux et chaud dans sa nuque. Que c'était donc agréable. -- Rebirth -- - Allez, fiche le camp. La voix était rude, ferme, sèche, lointaine. Pourtant son petit univers ne se dissipa pas. Aussi y resta t-il lové. - Allez, ouste. La voix s'était rapprochée. Sébastien senti son univers vibrer. Il ouvrit lentement les yeux sur de fines lignes noires. Elles lui chatouillaient le cou et les joues. Un souffle calme et sécuraisant le réchauffait. - Allez, va t-en. La voix était au-dessus de lui à présent. Son univers se dissipa. Les lignes s'écartèrent. Il essaya de les rapeller à lui, mais elles s'en allaient inexorablement. Une fois de plus il se retrouvait seul dans un milieu inconnu et infini. - Ca va mon grand, rien de cassé ? Sébastien saisit mal d'où provenait cette voix. Jusque là sèche, aux invectives brèves, elle se faisait plus chaude, plus rassurante. Il regarda enfin l'homme. Il devait avoir plus de la soixantaine, son visage fripé en témoignait. Il s'était penché sur lui. Déjà il essaya de le relever. Sébastien n'en avait pourtant pas envie, il se sentait si bien quelques instant auparavent. Pourquoi avait-il fallu que quelque chose vienne perturber une paix intérieur enfin complète ? Il avait l'impression de peser des tonnes. Il fut tout de même impressionné que l'homme parvienne à le relever, malgré son age avancé. Soudain, il se trouva debout. Chancelant certes, appuyé contre l'homme rustique, mais debout tout de même. Il regarda devant lui et devina la maison de l'autre coté de la route. Une femme au bord les attendait. Il regarda au dessus, le ciel et quelques étoiles commencant à apparaitre. Sébastien retrouvait prgressivement ses repères dans cet univers. Pourtant, il se surpris à préférer l'autre, celui d'où il venait d'être tiré. Il regarda lentement en arrière pendant que l'homme s'échignait à le maintenir debout. Il apercu alors son univers chaud et réconfortant qui s'éloignait lentement. Il s'attarda quelques instants, puis il regarda de nouveau en avant. Il venait de renaître. La femme aida son mari à supporter Sébastien. Il le firent entrer dans la maison, le menèrent à la cuisine et l'assirent sur une chaise. - Tu veux un médecin ? Un peu de lait chaud ? Tu as mal quelque part ? Toutes ces questions faisaient tourner la tête à Sébastien, il ne savait pas vraiment ce que tous ces sons voulaient bien dires. Pourtant, manifestement une partie de lui avait du les comprendre car on lui tendit bientôt un bol d'un breuvage blanc et odorant. Il regarda le liquide dans le bol et la vapeur en monter. Il se sentit faible et du faire un effort pour approcher l'objet de son visage. Il posa ses lèvres sur le bord tiède, ferma ses yeux, pris une inspiration, et pencha enfin la tête en arrière. Il acceuillit le liquide brulant dans sa gorge comme la première inspiration du nouveau né. Sébastien ralenti sa déglutition pour en apprécier toutes les phases, pendant qu'il sentait chacun de ses membres de détendre. La chaleur du lait se répendie par ses veines, calmant sa torpeur. Il se sentait enfin mieux. Il s'attarda à terminer, mais refusa qu'on le reserve. Il lui fallait rentrer. -- Revelation -- L'homme le raccompagna jusqu'à la route. La vieille femme s'arretta quand à elle au péron de leur ferme. Elle le salua et les regarda s'éloigner un peu. - Ca va, tu es sûr, s'enquit encore l'homme. - Oui, je pense. Je vais rentrer, je n'habite qu'à six kilomètres. Six kilomètres... Maintenant Sébastien s'inquiétait de la distance parcourue. Il ne s'en était même pas rendu compte. Des bribes de souvenirs lui parvenaient encore, mais bientôt il aurait tout oublié, il le savait. Six kilomètres pour échouer au bord de la route, devant une ferme. - Où exactement, où suis-je tombé ? La question lui sembla subitement inutile, alors pourquoi l'avoir posée ? L'homme ne répondit pas tout de suite. La question lui parraissait à lui aussi saugrenue dans le contexte actuel. Mais il se repris enfin... - Heu, là, devant. Il traversa la route en se dandinant un peu, et lui montra l'accotement juste à coté du barbelé. Des barbelés ? Quelque chose n'allait pas. Sébastien releva lentement ses yeux, et LE vit. IL n'était qu'à cent mètres, mais leurs regards se croisèrent. Pendant une fraction de seconde, le monde disparu à nouveau. IL n'était plus qu'une silhouette dans la nuit naissante. Il n'y avait plus que lui et Sébastien. Tous les deux s'étaient figés. L'homme voulu encore dire quelque chose à Sébastien, puis se ravisa lorsqu'il remarqua son immobilité. Il chercha ce que regardait Sébastien, et le devina lui aussi. - C'est Julia, la jument d'un homme qui habite assez loin d'ici. C'est elle qui t'as trouvée en premier. Julia, Julia, Julia... Son nom résonnait à présent dans le crane de Sébastien. Son univers avait un nom, et c'était "Julia". Jamais ce nom ne lui avait parut aussi doux, aussi réconfortant. ELLE le regardait immobile. Lui même ne pouvait bouger, la quitter des yeux. L'homme commença à trouver le temps long. Il ne voulait pas le laisser seul dehors. De plus, à la vue de la fixité de Sébastien, il se demanda s'il n'allait pas refaire un malaise. Décidement, les nouvelles générations sont des petites natures, se dit-il. - Euh, tu veux vraiment pas que j'appelle ton père pour lui demander de venir te chercher ? Son père ? Où pouvait bien être son père ? Il se rappellait enfin la journée de merde qu'il venait de passer. Une matinée en compagnie de gogols touristiques, une après midi d'errance, une soirée comateuse. Pour achever l'oeuvre, il ne lui suffirait de rentrer chez lui. Il n'en avait pas envie, mais pas envie du tout. Il se refocalisa sur Julia. Chapitre 2 : Tranches de vie -- Homme, sweet homme... -- Jusque là seuls les lampadaires avaient crées des îlots d'existance dans le néant nocturne. Un autre venait d'apparaitre dans son champ de vision. La lumière au dessus de la porte d'entrée s'alluma, puis cette dernière s'ouvrit. Sa mère courrue jusqu'à lui, se mise à genoux devant son fils, le prit dans ses bras en posant sa tête contre son ventre et le serra fort, si fort. Il se laissa faire, gesticulant comme un pantin désarticulé, secoué par les sanglots de sa mère. - Où tu étais, mais où tu étais ? Je m'inquiétais tu sais... Elle pleurait, déjà. Elle allait lui faire une scène, mais il n'en avait plus rien à faire. Sa soeur s'approcha, les larmes aux yeux. Son frère avait l'air si... absent. Sébastien se pencha, enlaca sa mère et la réconforta. Il lui caressa doucement ses cheveux qui déjà grisonnaient par endroits. -- "Whatever you do, remain calm" -- Sébastien se retourna dans ses draps. Ceux ci commencaient à se tordrent entre ses jambes, aussi il s'étira langoureusement. Que c'était bon de se retrouver dans son petit univers chaud et réconfortant. Mais pourtant quelque chose n'allait pas... Il commencait à s'emprisonner dans ses draps à force de s'étirer, et il trouvait cet univers de plus en plus restreint, presque étouffant. Dans sa torpeur, un rayon de lumière apparu. Ce n'était que le soleil qui filtrait à travers les lattes des volets de sa chambre. Celle-ci était plongée dans une épaisse pénombre, et il était difficile de distinguer quoi que cela fut. Mais Sébastien connaissait bien sa chambre, et pouvait s'y déplacer "les yeux fermés". Sur son bureau, de l'horloge jaissait un 13H41 sanglant. Décidement, la lumière rouge du réveil ne lui plaisait guère ces temps ci. Il se redressa lentement, passa ses doigts en peigne dans sa tignasse, se frotta les yeux du revers de l'index, croissa ses mains derrière la nuque et s'étira. Aujourd'hui, aucune vertèbre ne craqua. - Bon présage, se dit-il... L'atmosphère lui semblait plus légère que la veille. Lui même se sentait plus guillerêt, plus vif. Un bon sommeil réparateur, il n'y avait rien de tel. Au fond de lui quelque chose avait changé, mais il ne parvenait pas à définir quoi exactement. - Le réveil sans doute, accusa t-il finalement. Puis, résigné, ayant enfin trouvé la cause de son manque d'analyse, il se leva. Une vertèbre craqua à cet instant, puis une deuxième. - Bien sûr, c'était trop beau... La lumière s'échappait doucement de la lampe sur son bureau depuis qu'il en avait manipulé évasivement l'interrupteur. Il reconsidéra sa chambre, comme si c'était la première fois qu'il y entrait. Murs blanc cassé vierges de toute fantasie, comme des posters ou des dessins de son enfance. Il avait tout rangé au grenier il n'y avait pas deux mois encore. Décoration minimale, rangement impéccable. Depuis peu, un manque d'originalité chez son fils avait inquiètée sa mère, mais Sébastien l'avait rassurée en prétextant un besoin d'ordre. Elle avait cru, à la soudaine envie de rangement et de propreté de son rejeton, qu'il ferait venir une fille un jour. Mais elle avait été déçue de ne pas être rassurée quand à ses inquiètudes vis-à-vis de lui. Il passa sa main droite dans son dos et le massa un peu. Une grimace de douleur sourde se figea sur son visage. La décision ne fut pas difficile à prendre. Il se trouva bientôt dans la salle de bain jouxtant sa chambre, et un bain chaud coula. En regardant l'eau chaude s'écouler dans des volutes de vapeur, les souvenirs de la veille lui revinrent lentement à l'esprit. La matinée dans le supermarché lui semblait lointaine. Le déjeuné raté légerement moins. Mais cela, bizarrement, n'avait plus que très peu d'importance. C'était les évenements suivants qui lui accaparaient le plus son esprit. Il ne parvenait pas encore à définir ce qui le rongeait depuis la veille. Bien que son sommeil avait été calme et régulier, il resentait à nouveau des élancement au niveau de l'estomac. - Non, ça c'est la faim, s'avoua t-il... Il arrêta l'eau, testa la température de l'eau, qu'il jugea suffisante, et se déshabilla. La chaleur remonta lentement sa jambe gauche comme une gaine. Il mit ensuite sa jambe droite dans le bain, et précautionneusement, se glissa dans la baignoire. Il mit ses bras le long de son corps, plia lentement ses genoux, et s'immergea complètement. Il sentit ses rotules emmerger, et l'atmosphère de la salle de bain les refroidirs. L'eau s'était un peu engoufrée dans ses narines, et il ne put réprimer un petit éternuement salvateur qui chassa l'eau de ses fosses nasales en faisait des bulles. Il resta sous l'eau une trentaine de secondes qui lui parrurent une éternitée, puis lentement, il refit surface, comme purifié. Julia, juuliaaa... Maintenant il s'en rapellait ! Le mur de la salle de bain en face de lui disparut et laissa la place à la vision imprécise du champ où ELLE se trouvait la veille. Mais plutôt que d'être ELLE aussi difficilement dicernable, ELLE parraissait illuminée d'une lumière intérieur et se détachaint parfaitement de son environnement. Sébastien LA fixait, et ELLE faisait de même. -- Once upon a time... -- -Who, tu dors encore ? Le mur de la salle de bain repris légitimement sa place dans le champ de vision de Sébastien. La porte résonna encore une fois sous les coups rapides de sa petite soeur. Il fini par répondre, et la jeune fille s'éloigna pour annoncer le réveil de son frêre à sa mère. L'horloge de la salle de bain indiquait 15H54. Avait-il dormi ? Il remarqua en effet que l'eau du bain s'était considérablement refroidit. Il en sortit. Il tourna la poignée de la porte de sa chambre alors que de la salle de bain lui parvenait le gargouillement de la baignoire enfin vide. - Fichu siphon qui fait encore des siennes. Il referma doucement la porte de sa chambre et descendit. Sa mère et sa soeur l'attendaient. Il resta là où il était,au bas de l'escalier, un peu gené. Qu'avait-il à leur dire ? Que sa situation familiale, il la trouvait lamentable ? Mais à elles aussi elle leur semblait lamentable. Alors comment pouvait-il se permettre d'en faire qu'à son humeur. Ne souffraient-elles pas assez comme ça pour qu'il en rajoute ? - Je m'excuse de mon comportement, dit il enfin faiblement, la tête basse. Elles ne répondirent rien, compatissante. C'est vrai qu'il avait souffert ces dernier temps, et elles voulaient bien fermer les yeux pour cette fois. Elles non plus ne pouvaient se permetre de le juger. Chacun avait ses problèmes, et plutôt que de s'en cherchers d'autres, il fallait être solidaire, plus que tout. Sa mère finie par lui faire un sourir, et lui ouvrit ses bras. Que c'était bon d'y être, de se faire réconforter, de se faire bercer comme un enfant. Parfois, les nouvelles responsabilités d'un jeune adulte lui pesaient enormément. Maintenant qu'il était l'Homme de la famille, c'était encore plus dur. Il se devait de ramener une partie de la paye, d'effectuer certains travaux dont il n'avait même pas imaginé l'existence. Et par dessus tout, affronté les regards des voisins. Certains étaient sympatiques, d'autres beaucoup moins envers ce jeune 'père' de famille séparée. Et parmis ceux qui étaient gentils, certains ne l'était que d'apparence, et s'arrangeaient pour lui compliquer indirectement l'existence. C'était d'ailleurs à cause de cela, pensa t-il à raison, qu'un poste près de chez son domicile lui aura été refusé sans raison valable, alors qu'il devait y être embauché à coup sûr. Il devait à présent effectuer un trajet en voiture qu'il aurait bien voulu éviter. Mais finalement, ce n'était pas si mal. Car depuis lors, son trajet s'effectuait en passant devant la ferme. Devant chez Julia surtout. La première fois, il s'était arreté tôt le matin en allant faire des courses pour sa mère. Le trajet était certes plus long, mais il n'y avait que de rares voitures sur ce chemin. C'est en tout cas ce qu'il avait dit pour justifier le détour à sa lmère. Elle avait acceptée, soucieuse cependant de la consomation d'un carburant déjà surtaxé pour les partciliers, qui eux ne disposent pas de voitures de fonction comme les députés. Ce devait être vers 8H, le soleil était déjà haut dans le ciel. ELLE était au loin. Mais ELLE devait l'avoir sentie, car sans qu'il n'ai fait aucun bruit, ELLE avait relevée sa tête, et l'avait regardée. Elle s'était ensuite approchée. Sébastien l'avait regardé s'approcher, superbe. C'était une jument de trait, lourde et puissante. D'après les informations qu'il avait pus obtenir auprès du fermier, elle avait 15 ans, "plus toute jeune" avait conclu ce dernier. Pourtant à la voir trotter majestueusement vers lui, il avait eu presqu'un haut-le-coeur. Il la trouvait belle, belle à hurler. Jamais il n'avait vraiment trouver de fille belle, voire aussi superbe qu'il trouvait cette jument. Il se sentie un peu honteux d'avoir de tel sentiment. C'était mal, dumoins d'après tout ce qu'il avait appris dans sa jeunesse. Il se trouvait honteux de resentir pour une jument ce qu'il n'arrivait pas à resentir pour les femelles de son espèce. Il trouvait les filles de son époques futiles, attachées à des détails trop matériels. Les garçons de son âge ne valaient pas vraiment mieux. Eux se focalisaient sur ce qui attirait les filles. Ils passaient leur temps à conquérir des filles en leurs offrant ce qu'elle désiraient. Mais une fois l'objet de la convoitise acquis, et le garçon sur la paille, elles en changeaient sans remord. Après tout, les Apollons sur lesquels elles fantasmaient, souvent des chanteurs body-buildés de boys-band, étaient quand à eux définitivement inaccéssibles. Sébastien s'était parfois demandé POURQUOI, oui, pourquoi elles regardaient toute vers le ciel un hypothétique 'Prince Charmant', alors qu'autour d'elles s'affairait de nombreux gars costaux et sympatique, qui étaient déçus de ne pas attirer leurs regards. Les garçons eux aussi aimait bien rever à une 'Princesse' nommée Naomi Cambell, une Cyndie Crawford. Mais eux étaient semble t-il plus terre-à-terre, conscient que ce n'était là qu'un rève. Et quand enfin une fille daignait poser les regards sur eux, jouer avec leur sentiments fragiles, tout en continuant à rèver à un tout autre 'Prince Charmant', pour finir par les abandonner, des drames avaient hélas parfois lieu. La fille faisait pleurer ses yeux quelques temps, s'excusant, mais n'avait aucun remord à continuer son train de vie. Julia le divertis de ses mauvais songes. Elle lui renifla doucement le visage, et se laissa caresser doucement les joues. Sébastien, bien que n'ayant jamais réellement eu à faire avec les chevaux, sauf quand sa petite soeur faisait encore du cheval dans son enfance et qu'il allait la chercher, se surpris à amadouer la paisible jument. - Elle doit être depuis longtemps habituer à l'homme, tu n'y es pour rien grand nigaux, se dit-il. La jument aimait bien ce contact, et elle s'avanca pour se faire caresser l'encolure. Elle inspecta de son museau le pull et la main que Sébastien lui tendait. Il se baissa, arracha une touffe d'herbe encore humide de rosée, et se souvint de la lui offrir avec la main ouverte, bien à plat. -- "Don't look any futher" -- La première fois c'était bien passée, les suivantes se passèrent mieux encore. Il lui sembla que Julia éprouvait de plus en plus de plaisir à ce trouver en sa compagnie, en il en fut ravit. Il essayait de passer presque tous jours, à la même heure. Au bout de moins d'une semaine, à peine sortait il de sa voiture qu'elle se trouvait déjà à la cloture, piafant, le réclamant. Un jour cependant, il avait du continuer son chemin car le fermier se trouvait dans la cours, et il avait eu peur d'une quelconque réaction. Aussi le lendemain, quoi qu'il advienne, il s'arrêta, et fier comme un coq, il alla rejoindre SA jument. A présent, ils se serraient l'un contre l'autre, en faisant cependant attention à ce stupide barbelé. Il inventait même n'importes quels prétextes pour sortir en voiture le matin. Mais sa mère avait parfois elle aussi besoin de la voiture, et il arrivait qu'il lui faille remettre sa sortie au lendemein. L'attente était alors intolérable, et pour la rejoindre, il se demanda s'il ne fallait pas y aller de nuit, lorsqu'il n'y aurait personne pour venir les ennuyer. Chapitre 3 : 'Mankind Evolution' -- "Operation mare" / Shadow Walker dela Forge-- L'air frais de la nuit lui fouetta le visage. Il ne voyait rien autour de lui, encore aveuglé par la lumière de la porte d'entrée. Il s'éloigna doucement, en essayant de faire le moins de bruit possible. Il regarda nerveusement autour de lui s'il n'y avait personne. Mais à une heure du matin, il n'y avait vraiment plus que lui ici. C'était incroyable comme il avait l'impression de faire un bruit pas croyable. Jamais il ne s'en était rendu compte avant, pendant la journée, où ses précédentes sorties nocturnes. Mais aujourd'hui le but était spécial. Et c'était comme si cette spécificité augmentait le volume sonore de sa respiration, de ses pas sur le goudron. Il percevait aussi tout les petits bruits qu'il n'avait jamais remarqué jusque là : voitures au loin dans le village, télé qui fonctionnait encore dans certaines maisons, chouettes qui hullulaient. Sébastien s'empressa de disparaitre dans l'ombre, en évitant soigneusement les cones de lumières des lampadaires. Heureusement, il existait plusieurs moyens d'arriver là où il voulait aller ce soir. - "Tous les chemins mènent à Rome", s'amusa t-il. Il pris un petit chemin qui passait entre deux maisons, à l'abris. Il quitta la route, ainsi qu'une hypothétique rencontre. Personne ne passait par ici d'ordinaire, et ce n'était certainement pas à une heure du matin qu'il y aurait enfin quelqu'un. Mais soudain un petit bruit sur sa gauche. Il se figea. Le bruit s'arreta. Il se rendit compte qu'il avait presque bloqué sa respiration, qu'il avait ouvert grand sa bouche presque instinctivement pour limiter le sifflement de l'air dans sa gorge. Il écoutait attentivement. Un battement sourd et rapide parasitait son écoute, et ses poumons brulants commencaient à le faire souffrir. Il fallait qu'il respire, MAINTENANT. Au moment où il repris son souffle, un incroyable aboiment s'approcha de lui à la vitesse d'un train lancé à pleine allure. Il ne resta transit de peur et de surprise qu'une fraction de seconde, et déjà il courait à en perdre haleine. Lui qui avait besoin de reprendre son souffle, le voilà qui haletait douloureusement. Déjà un point de coté lanca une douleur lancinante dans son flanc gauche. - Putain de clebs, mais quel putain de clebs... Les aboiments étaient loin maintenant, mais il courait encore au cas où le maître du cabot était sorti vérifier. Il ralentit doucement son allure. A fur et à mesure que le danger disparaissait, il prennait mieux conscience de la douleur. Il s'arreta enfin, et se pencha en avant, prenant appuis avec ses bras tendu sur ses cuisses, respirant bruyament. - Pourvu que personne ne m'entende, pensa t-il... Jambes lourdes, poumons en feu, gorge brûlante, tête en surpression, ... Sébastien arrêta là l'inventaire de ses problèmes. Etait-ce finalement une si bonne idée, son expédition nocturne ? Il en était pourtant convaincu. Jamais il ne s'était imaginé rencontrer autant de problèmes. - Il aurait fallu faire une sortie d'essais avant, s'avoua t-il enfin... Il n'était pas habitué à sortir de la sorte la nuit, et il lui semblait qu'il était un peu comme un agent secret en mission. Pas de bruit, présence indétectable, cela le fit sourir. - Allez James Bond, encore 5 km... Mais en avait il vraiment le courage, avec ce qu'il venait de vivre ? S'il lui restait encore à subir cinq fois ce qu'il venait de vivre, il préferait abandonner. Il ferma les yeux, et s'imagina la région. - Bon, d'où je suis, il ne reste plus grand chose. Le village est derrière moi, la campagne devant. Je vais passer près de quatres fermes avant d'arriver. Quatres fermes donc quatres chiens. Le calcul était clair, mais l'entreprise n'était plus aussi dangereuse. Il suffirait de passer dans les champs pour faire une boucle assez large autour des points délicats. Il repris sa route, enfin presque remit de ses émotions. -- No man's land -- La première ferme fut plus calme qu'il avait prévu. Même pas de chien, ou alors un chien sourd, mais alors sourd comme un pot. Devant la ferme, il y avait un lampadaire, juste un seul. C'était irréel, car autour de ce lampadaire, qui éclairait un peu la cour de la ferme, il n'existait rien. Une portion de goudron ayant plus que vécu, et une cour de terre sèche. Sébastien se risqua dans le rayon le lumière, y resta quelques instant comme prenant une douche de lumière, puis redisparut dans l'ombre. En s'éloignant, il se retourna plusieures fois pour regarder cette portion de goudron et de cour s'éloigner progressivement. Il marchait encore sur l'accotement, sur l'herbe qui étouffait ses pas. Il n'avait pas encore eu à passer à travers champs, mais il savait qu'il le faudrait pour la prochaine ferme. Celle ci n'était plus très loin maintenant. C'était amusant quand on y pensait, ces fermes isolées, comme des oasis dans la campagne. Chaqun controlant une portion de territoire, et gare si l'une ou l'autre empiettait sur le territoire d'une de ses voisines. En y pensant, il arrivait déjà sur le territoire de la ferme. Mais il n'y avait plus ici de lampadaire, car trop éloignée du village. Aussi, il s'en était trop approché, et le chien l'avait sentit. Un faible aboyement au départ, et un déluge suivit presqu'immédiatement. - Mais c'est pas vrai, soupira t-il. Décidément, les chiens étaient de sorti ce soir. Ces sales bètes ne pouvaient elles pas limiter leur garde à leur propriété, et pas au dela ? Quoi, qu'y avait il ? Sébastien n'était pas dans son tord, il était sur la route, propriété communale, le chien n'avait donc RIEN à dire. Mais ce dernier n'était pas de cet avis. Pour lui, le monde entier lui appartenait. Dumoins tout ce qui se trouvait dans la limite de perception de ses cinq sens. Vu le manque de lumière, et la supposée mauvaise vue des chien, Sébastien conclu qu'il vennait d'entrer dans le territoire accoustique de l'animal. Si les maîtres des chiens devaient venir à payer les impôts locaux non pas sur la superficie d'habitation, mais sur celle que cherchait à controler leur animal domestique, ce serait rapidement leur ruine. Déjà que la taxe sur les chiens avait disparue, plus rien n'empéchait la prolifération de ces bêtes à poil. Les chiens en eux mêmes ne dérangeaient pas Sébastien. Il en avait eu un dans sa jeunesse. Mais il y en avait partout maintenant. Et leur attitude reflétait souvent celle de leurs maîtres. Sébastien trouvait aussi incroyable le manque de responsabilité de certaines personnes. Depuis la mi-Juin déjà il avait rapporté au commisariat deux chiens qu'il avait trouvé attachés dans la campagne. Ceux ci avaient étés très heureux que quelqu'un vienne les délivrer. Mais il n'avait pas la place de les garder, et pas vraiment l'envie non plus. Il savait que ces deux chiens allaient rejoindre un nombre IMPRESSIONNANT de congénères dans les cages surpeuplés de la SPA. Il savait que si dans quatres mois ils n'avaient pas étés réclamés, ils seraient eutanasiés par économie, d'autres chiens arrivant quotidiennement. Le pire était peut être que la plupart des chiens étaient achetés dans des élevages à des prix prohibitifs, alors qu'à la SPA il n'y avait presque rien à payer pour trouver à coup sûr le compagnon idéal. La plupart des élevages étaient de plus légèrement consanguins afin d'accroitre certaines caractéristiques. Mais rien ne semblait valoir l'autosatisfaction de pouvoir se vanter du prix d'acquisition du superbe animal autour de soit. - Encore des frustrés, pensa t-il... Mais il n'avait pas le temps, le chien continuait à brailler comme un fou. Il s'imagina sans mal la personnalité de ses maîtres. Déjà la cour s'illumina. Il fonca, traversa la route, pris appui sur un poteau, et sauta. C'était passé, il n'en revennait pas comme la peur pouvait donner des ailes. Mais il se demanda s'il y avait eu vraimant du barbelé comme il aurait du s'y attendre. Il ne chercha pas à vérifier et continua à s'enfoncer à vive allure dans la nuit, l'aboiement s'éloignant, puis disparut sous l'invective de celui qui venait de sortir de la maison. -- Forgotten World -- Il n'y avait rien. Ses yeux s'étaient habitués depuis longtemps à la faible luminosité, mais il ne distinguait rien. Seule les étoiles et la lune naissante illuminait les alentours. A sa droite, la ferme où il avait été acceuillit deux semaines auparavent. Tout était calme, le vent léger était tombé, et il percevait distinctement le chant incessant des grillons qui donnait à cette partie de la france son charme si typique. Sébastien posa une main sur le pieu qu'il y avait devant lui, regarda encore autrour de lui pour s'assurer que personne ne l'intercepterait pendant qu'il franchirait les barbelés, puis prenant son courage à deux mains, il fini par se baisser. Il se coucha au sol, les pieds en avant. Il les passa sous le barbelé qui était plus bas que prévus. En s'aidant de ses coudes, il se glissa lentement sous ce fil dangereux, et lorsque son torse dut passer, il s'aida d'une main pour soulever légèrement l'obstacle. Il se glissa encore un peu, plus rapidement cette fois. Il lui avait semblé qu'un bruit venait dans sa direction, mais il ne savait pas d'où. Aussi il préfera ne pas trainer pour pouvoir se mettre à l'abri. Lorsqu'il se releva, le bruit s'arreta. Il regarda deux seconde activement, puis s'éloigna précautionneusement de sa position pour se diriger vers le fond du pré, qu'il foulait pour la première fois. Il lui fallait faire attention de ne pas se tordre une cheville dans un trou, ou buter contre une motte de terre. Il s'approcha d'un taillit, en fit le tour, et s'accroupit pour reprendre son souffle. Une fois encore pour ne pas être repéré, il avait limité sa respiration au stricte nécessaire. Mais ses poumons lui brulaient. - Manque d'exercice, il va falloir que j'arrange cela, se dit t-il. Au bout d'un instant, il finit par s'asseoir. Il appuya sur un bouton de sa montre, et le cadran s'illumina uniformement d'une douce lumière bleutée. Il lut 2H48. Il avait presque mit deux heures pour venir. Sachant qu'il lui fallait être rentré pour 7H environ, avant le réveil de sa mère, il calcula rapidement qu'il lui faudrait repartir vers 5h. Cela lui laissait deux heures devant lui. Même si ELLE n'était pas là, c'était toujours deux heures d'un répit bienfaisant. Il écouta la nuit et son agitation si particulière. Une agitation tout autre que celle du jour. L'activité humaine cédait alors la place aux véritables occupants des lieux, la faune et les insectes qui vivaient, eux, en parfaite symbiose ensemble. Depuis qu'il avait rejoint son taillit, le bruit n'avait pas continué. Il regarda à nouveau sa montre, qui indiquait maintenant 3H13. C'était incroyable comme le temps pouvait passer vite à certains moments, alors qu'il lui semblait passer beaucoup plus lentement d'ordinaire. Il n'avait encore rien fait, il ne s'était contenté que d'écouter les bruits de la nuit, et plus de vingts minutes, sur les deux heures qui lui était accordées, s'étaient déjà envolées. Il ne fallait plus perdre de temps, et avant de se relever, il tendit une dernière fois l'oreille, de façon plus attentive cette fois. Il se releva doucement, limitant le froissement de l'herbe. Il s'étira doucement, puis reparti, un peu courbé pour parer une éventuelle chute. Sébastien fit le tour de la cloture, se dirigea encore vers le fond du champs. il regardait activement autour de lui, dans l'espoir de LA deviner. Son coeur battait fort, il l'entendait distinctement. Son cou pulsait régulièrement à chaque battement de son coeur. Mais elle ne semblait pas là. Déjà la cloture revenait vers la route. Il rencontra une masse sombre. Elle semblait immobile, et assez basse. Il s'en approcha prudement. Mais il se rendit rapidement compte que ce n'était qu'une botte de paille, déposée là à coté d'un bac d'eau tiède et d'un bloc de sel. Si tout ces accessoires étaient là, c'est que forcément, elle devait aussi y être. Cependant il ne la voyait pas encore, et il ne lui restait plus beaucoup de chemin avant d'arriver d'où il était parti. Il ne lui restait plus qu'à rentrer. Il arriva rapidement à la cloture. -- "One night in heaven" -- Alors qu'il passait sous le barbelé, il entendit à nouveau le bruit de pas qui s'approchait. Sébastien s'affola, et se pris le pull dans la cable. Il voulu se libérer, mais il ne le pouvait. Il regardait autour de lui, ne pouvant déterminer d'où le danger provenait. Soudain les pas s'arreterent juste à coté de lui. Il ne voyait rien, il n'entendait plus que sa propre respiration haletante. Il était fait comme un rat. Un souffle chaud lui caressa le front. ELLE était au dessus de lui. Ses muscles transits se relachèrent d'un coup, et il ne fit pas attention à la douleur lorsque sa tête heurta le sol. Il poussa un long soupir de soulagement. Il écarta ses bras en croix, s'abandonnant, se livrant à Julia. Elle lui flaira lentement le visage, et lui chatouilla l'oreille droite du bout du museau. Sébastien la laissa faire et tendit un peu son cou pour faciliter sa délicieuse investigation. Il s'attacha à défaire plus calmement son pull du barbelé. Il resta encore un peu couché, lui caressant les joues. Que c'était bon. Il avait fermé les yeux, et se retrouvait dans son petit univers si douillet et chaud. Julia avait finie par poser son doux museau contre son front, et s'était immobilisée dans cette position. Sébastien avait peur qu'elle se soit endormit, et qu'il faille la réveiller. Mais elle s'écarta d'elle même dès qu'il amorça un mouvement pour se relever. Enfin il put la serrer pleinement dans ses bras. Le faire au dessus d'un fil de barbelé n'avait pas été très sûr, et il avait toujours eu peur qu'elle ne se blesse. A présent, ils étaient l'un contre l'autre, et rien ne pourrait les séparer. Il avait enfouit son visage dans sa crinière, et il respirait sa délicieuse odeur équine. Elle avait un peu tourné sa tête vers lui, et l'enveloppait presque. Il la serrait fort, et elle le protégeait. Maintenant il en était sûr, il était amoureux de Julia, comme jamais il n'aurait pus imaginer être amoureux de qui que ce soit. Et c'était une jument. C'était une sensation incroyable, nouvelle. Pas seulement sexuelle, il ne l'admettait encore que difficilement, mais un bonheur si total l'innondait. C'était une sorte de chaleur qui l'envahissait, un besoin animal de ne faire qu'un avec celle qu'il aimait. Aussi il la serra un peu plus fort encore. Elle hénnit doucement en réponse, un peu comme un léger ronfflement. Elle aussi, depuis quelques temps avait éprouvée un attachement à cet humain qui lui rendait de plus en plus visite. Elle l'avait trouvé un jour, au bord d'une route, un peu comme un poulain perdu. Mais en deux semaines, le poulain avait grandit, avait pris de l'assurance. A présent, c'était un petit cheval qui lui rendait visite, et qui ne s'arretait plus derrière un barbelé. Elle aussi pouvait le serrer contre elle, l'aimer plus. Sébastien sentait que Julia se comportait différement envers lui. Il n'avaient pas fait grand chose. ils ne faisaient que s'éteindre depuis dix minutes, mais il sentait au fond de lui que Julia était plus aimante que les fois précédentes. C'était comme une confiance plus grande, pas simplement le fait d'accepter de se faire enlacer par un humain, mais elle était... actrice. Elle aussi s'occupait de lui, il en était à présent convaincu. Il se surpris à pleurer un peu. Il lui carressa le garot, doucement. Il ne pouvait se détacher d'elle. Julia se sentait bizarre depuis quelques temps. Ce n'était pas simplement le fait qu'elle était en chaleur. Au cours de sa vie, elle avait poulinée plusieures fois. Elle avait resentie une attirance vicérale en présence d'un étalon, pendant ses saisons de monte. Mais jamais elle n'avait resentie autre chose, comme un amour plus durable, plus complet. Ses saillies avaient étés de courte durée, elle les oubliaient vite. Pourtant, depuis deux semaines, cet humain un peu timide avait conquis ses pensées. Elle l'attendait même, et était déçue lorsque la nuit tombait et qu'il n'était pas venu. Maintenant, il était là, contre elle. Jamais elle n'avait resenti un contact aussi intime, en dehors de celui avec ses poulins et ses pouliches. Cependant celui ci avait une saveur différente. Sébastien ne bougeait toujours pas. Il lui murmura doucement des mots gentils, et lui caressa ses joues lorsqu'elle tourna lentement sa grosse tête vers lui. Tout lentement, précautionneusement, elle avait posé son menton sur son épaule, avait fermée les yeux, et était restée dans cette position. Sa tête lourde faisait une petite pression agréable contre le cou de Sébastien. Jamais personne ne lui avait fait ça, autant confiance pour se serrer contre lui aussi intimement. Il pencha sa tête contre celle de Julia, et leurs haleines se melèrent. Elle l'avait laisser poser sa tête légère contre la sienne. Comme il lui parraissait frêle, ce petit humain, mais si doux. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu de compagnie, et jamais une si agréable. Elle se laissa faire, confiante. Elle ne le connaissait que depuis peu, mais dès le départ, un courant était passé entre eux. Pour elle, une simple jument, ce n'était pas évident à définir. Ce n'était qu'une sensation, comme tout le langage des chevaux. Mais cet humain, bien qu'ayant un autre langage qu'elle, parvenait d'une certaine façon à dialoguer avec elle. Elle sentit sa main remonter le long de son cou, et s'affairer doucement derrière son oreille gauche. Il avait osé lui gratté l'oreille, et manifestement, elle appréciait. Elle avait imperceptiblement tourné sa lourde tête pour lui présenter cette oreille sensible. Et depuis lors, par ce simple petit mouvement, il avait ses lèvres contre les siennes. Sébastien n'osait plus respirer, il avait l'impression que son coeur allait exploser dans son torse. Il avait peur, peur de ce qu'il resentait pour cette jument. Sa tête lui tournait même une peu. Il continuait cependant à lui gratter l'oreille, mais plus doucement. Inconsciemment, il esperait qu'elle se presse un peu plus contre lui. Ce qu'il resentait pour elle, bien qu'effrayant, il voulait le resentir plus fort encore. L'attention du petit humain lui faisait un bien incroyable. Depuis qu'elle s'était pressée contre lui, Julia avait sentie cette chaleur contre ses lèvres. Elle avait voulue tout d'abord se dégager comme elle l'aurait fait d'ordinaire lorsque ses vibrisses sensibles lui indique une présence à proximitée, mais elle s'était abandonnée. Il lui sembla que le petit humain l'incitait à se presser d'avantage contre lui lorsqu'il ralentit un peu son grattage. Elle s'executa sans se presser. Sébastien n'en pouvait plus. Il sentait la fente des lèvres épaisses de la jument contre les siennes. Une foule d'images de films divers et de scènes voulues érotiques pour la circonstances lui revenaient à l'esprit. Jamais il n'avait sentit cette délicieuse proximité, jamais il n'avais resentit les choses ainsi. A présent, le pas à franchir était réduit à sa plus simple expression. Il ne lui suffisait plus que de 'tirer' la langue. Mais à une jument, il n'arrivait pas à s'y résoudre. Des idées qu'il jugea rapidement imbéciles lui inondèrent l'esprit. Et puis si elle s'effarouchait, elle risquait de lui mordre la langue, et il aurait ensuite bien du mal à s'expliquer fasse à sa mère et au médecin. Julia eut instinctivement un petit recul lorsqu'elle sentie l'appendice chaud et humide emmerger des lèvres du petit humain et essayer de s'insinuer entre les siennes. Elle s'étonna de s'immobiliser, de le laisser faire. Jamais elle n'avait resentie cette sensation, cette proximité intimiste. Elle jugea son action sans danger mais ne replaca pas sa tête sur son épaule. Elle attendit, confiante et curieuse. Sébastien avait été surpris lorsque la jument avait esquissée un mouvement de recul, mais l'était d'autant plus qu'à présent elle semblait attendre. Il avait encore peur, mais il s'était trop avancé pour reculer. En y repensant, il trouva qu'en une demi heure, il avait franchit pas mal d'étapes avec cette formidable jument. Il lui sembla même que cela était trop rapide, peut être un peu baclé. Mais il repensa qu'il n'aurait probablement jamais cette occasion, qu'il lui faudrait bientôt rentrer, et que la jument ne semblait pas déprécier ses attentions à son égard. Il se rassura en songeant que depuis le temps qu'ils se connaissaient, ils pourraient se connaître davantage. Elle sentit le visage de Sébastien se presser un petit peu plus contre le sien, timidement. La langue qui l'avait surprise s'osa à se glisser entre ses lèvres, à explorer ses dents. Elle ne savait comment réagir. Elle sentait bien que ce n'était pas dangereux, mais c'était pour elle une expérience tout à fait nouvelle. Son instinct ne pouvait la guider. Elle preta plus d'attention à cette langue qui se pressait davantage contre ses dents, remontait à présent vers la commisure de ses lèvres, passant par l'espace entre les barres, et finalement semblant trouver ce qu'elle cherchait. Sébastien avait réussi à passer sa langue dans un faible espace. Il n'en revenait pas encore, il faisait un baiser, un vrai, et à une jument. Mais il était embeté, il ne pouvait aller au dela, l'espace entre la douce commissure des lèvres de la jument et les barres étant trop étroit. Il aurait bien voulu qu'elle écarte ses machoires, mais il ne voulait pas la brusquer. Si elle ne voulait pas lui laisser un accès plus libre, c'était ainsi, et il ne voulait pas forcer cele qu'il aimait à faire quelque chose contre son gré. Il ne voulait pas l'effaroucher. Il ne voulait pas briser ce moment si intense avec elle. Mais il craignait qu'elle ne le partage pas, et qu'elle le quitterait dès qu'il aurait fini ses enfantillages. Il lui sembla que Sébastien abandonnait. Ce n'était pas distinct, il restait encore à sa place. Mais les chevaux sont plus sensibles à des signes comme l'attitude physique, ou la respiration. Celle de Sébastien s'était calmée un peu, mais restait vibrante. Elle avait peur qu'il s'éloigne et la quitte parce qu'elle ne savait pas répondre à ses attentes. Elle osa entrouvrire sa machoire puissante, et se prépara. Elle ne savait pas à quoi, mais elle avait finie par le faire. Maintenant le petit homme hésitait. Il s'était figé, sa respiration s'était arreté, et son pouls, elle le sentait comme si c'était le sien, s'était considérablement accéléré. Il avait peur, elle lui faisait peur, elle ne savait quoi faire pour retrouver sa confiance. Etait elle télépathes ? Sébastien ne saurait le dire. Elle avait libéré l'accès, et il n'en revenait pas. Pourtant il percevait un léger tremblement d'inquiètude chez la jument. Sa main contre son cou large sentait la peau trésaillir. Et si il lui prennait un coup de folie, qu'elle se fache de tant de familiarité. Il ne voulut pas continuer l'expérience au dela. Il écarta sa tête, prudent. Le petit homme s'échappait. Il n'avait plus confiance. Elle l'avais fait fuir. Elle en était désolée. Elle avait perdue cet amour qui lui réchauffait tant le coeur. Et avec les moyens du bord, elle essaya de le rattraper. La jument tendit vivement sa tête vers lui. Lèvres retroussées, elle s'appretait à le mordre. Il était trop lent, il ne pourrait l'éviter. Il l'avait fachée, et il en était désolé. Il venait de perdre une amies. Oui, il se l'avoua enfin, il l'aimait, c'était vraiment une amie. Il accepta le juste chatiment, et s'appreta à être puni par où il avait peché. Il garda sa langue dehors, si elle la lui mordait, justice aura été faite. Utilisant son souffle comme un sonar, elle détecta rapidement la présence immobile du visage de Sébastien. Elle trouva immédiatement un appendice à saisir. Elle le pinca légerement, voulu le tirer à elle. Mais elle sentie le trésaillement de Sébastien. Elle lui avait fait mal, elle avait peur. Elle essaya de se racheter, elle lècha la blessure. Ils étaient langue contre langue. Il avait eu peur, incroyablement peur quand la jument lui avait mordue la langue. Mais elle n'avait pas serrée fort. S'il avait eu un frisson, c'est uniquement parce que lui, Sébastien, s'attendait réellement à une douleur plus vive. Mais la jument, à peine avait elle refermée ses dents contre sa langue offerte, que déjà elle semblait chercher à se faire pardonner de tant d'audace. C'était maintenant l'occasion ou jamais d'essayer. Elle fut prise d'une joie euphorisante lorsque Sébastien pressa de nouveau sa bouche contre la sienne. Il lui avait pardonné. Et même, il essayait lui aussi de le lui signifier en la lèchant. Tidimement, mais la sensation qu'elle éprouvait, leurs langues presques nouées, était unique. Elle se sentait jeune, vive, ivre. La jument avait fermée ses yeux et se laissa faire un peu plus. Sébastien fit de même, mais une inquiètude restait encore. Il se surpris à faire attention à des détails, et ne trouva le goût desagréable. Un peu comme manger de la salade crue, avec un petit arrière goût de terre. - Avec un peu de sel et de poivre, ce devrait être potable, s'amusa t-il. Il se rapprocha d'elle légerement, pressa d'avantage sa langue contre celle de la jument. Evidement, il ne faisait pas le poid, mais il ne faisait presque plus attention à un quelconque danger. - S'il m'arrive quelque chose, au moins j'aurais vécu un bon moment avec elle, se dit-il... La jument fut heureuse qu'il se rapproche, de le sentir plus calme. Elle trouvait ce petit jeu délicieux. Il glissait sa petite langue dans sa bouche, et tentait de l'explorer. Mais lorsqu'elle essayait elle aussi, elle butait contre les dents de Sébastien. Il était très content que la jument tente de faire de même. Mais elle n'arrivait pas à glisser son épaisse langue entre la sienne et ses dents. Aussi il retira sa langue de la bouche de la jument, et ouvrit grand la sienne. Julia fut surprise que Sébastien arrète là son investigation. Pourtant il ne s'était pas éloigné, sa bouche était encore contre la sienne. Elle hésita, pensant comprendre ce qu'il voulait, puis essaya à son tour. La jument avait légerement penchée sa tête sur le coté, et il senti sa langue commencer à se glisser timidement dans sa bouche. Sébastien avait peur que dans un reflexe idiot, il referme ses machoires. Il essaya de controler sa respiration pour ne pas inquieter la jument. La langue était bien plus longue que la sienne, et remplissait à présent sa bouche. Elle remuait même un peu, comme lorsque lui remuait la sienne dans la bouche de la jument. Alors il repoussa sa langue en avant, et joua doucement avec celle de la jument. Le ptit homme s'était laissé faire. Elle avait de nouveau sa confiance. Et à présent il semblait qu'il jouait avec elle. Aussi se preta t-elle au jeu. Leurs langues se nouèrent difficilement, mais c'était vraiment plaisant. Sébastien se sentait étrange. Il baissa un main à son ventre, et sentit son pénis dur comme du bois, douloureux. Il le massa doucement, surpris de la réaction de son corps aux stimulis de la jument. Il se mis à sucer doucement la langue de la jument. Julia avait elle aussi une drôle d'impression qui lui remontait des reins. Cela faisait bien longtemps qu'elle ne l'avait plus resentie. Mais, faît nouveau, ce n'était plus aussi bref et violent que les fois précédentes, c'était plus diffus, mais plus persistant. Elle fut décue que Sébastien s'arrete, alors qu'elle adorait ce qu'il avait commencé quelques instants auparavent. Il repris son souffle, difficilement. Pour qu'il puisse le faire, il fallait qu'il puisse insipirer profondément, mais cela signifiait de faire du bruit. Il se pressa de nouveau contre la jument, et tenta d'étouffer son souffle contre son cou puissant. Une vague de chaleur envahie de plus en plus Julia. Il s'était à nouveau pressé contre elle, et une sensation de brulure provenait de l'endroit où il haletait. C'était formidable. Sébastien avait déjà repris son souffle, mais ne pouvait s'arreter de haleter. Il se sentait d'attaque pour faire un 200 mètres haie. Il passa lentement ses mainst contre le corps chaud et réconfortant de la jument. Il se sentait de plus en plus... bizarre. Quelque chose l'attirait vers l'arrière. Il s'y déplaca lentement. Julia sentie Sébastien s'échapper vers la source d'un tourment. Et à fur et à mesure qu'il s'en approchait, cette source amplifiait. Son tourment augmentait dangereusement. Dans son souvenir, cela se passait plus vite. L'étalon avait vite fait de calmer sa torpeur. Elle ne pouvait attendre, cette chaleur la brulait. Sébastien fut surpris. Alors qu'il se glissait langoureusement contre son ventre, Julia fit quelques pas en avant, s'échappa, puis revint en marche arrière vers lui, rapidement. Mais le plus incroyable, bien qu'il ne faisait que distinguer, c'est qu'elle avait relevée sa queue sur le coté. La faible lumière de la lune était suffisant. Il percevait en fait distinctement les larges fesses de la jument, et sa vulve au centre. Et ce qu'il ne voyait pas, il le devinnait facilement. Mais la jument avait une démarche bizarre qui lui faisait peur, c'était comme si elle marchait accroupie. Jamais il n'avait vu un cheval marcher de la sorte Elle ne pouvait plus attendre. Elle ne savait pas quand elle entrerait en contact avec LUI. Elle faisait attention, mais elle était pressée. Enfin elle sentie ses mains contre ses cuisses, et elle s'arretta. Elle poussa un douloureux soupir de soulagement. Enfin, elle savait que bientôt elle ne souffrirait plus. Son Sauveur était là, derrière elle. Sébastien était impressionné. Il avait mis ses mains en avant pour se protéger, mais n'avait pas imaginé pouvoir stopper une telle masse. Pourtant comme par magie, il avait réussie. Mais il ne se leurra pas, l'équilibre était fragile. La jument tremblait d'excitation. Cependant lui aussi tremblait, d'une excitation semblable et non pas moindre. Devant lui, il la voyait mieux, la vulve légerement fripée de la jument l'attendait. Ses intentions était on ne peut plus clairement exposées. Mais comment pouvait til se résoudre à franchir CE cap. Il était encore vierge, s'étant réservé pour celle qu'il aimerait un jour vraiment, et qui l'aimerais LUI vraiment. Julia sembla trouver le temps long. Elle sentait la respiration de Sébastien fouetter son entrefesse instable. Chaque souffle était un supplice, et son petit homme n'arrivait pas encore. Elle regarda en arrière, et hénnit de dépit. Sébastien sursauta, le faisant revenir de ses pensées. Il réfléchit encore, et finalement admis dans l'urgence qu'il avait trouvé celle qu'il aimait. Ce n'était pas une réflexion faite à la légère. - En tous les cas, ELLE m'aime, se dit-il... Puis il s'avanca. A peine s'était elle exprimée qu'une douleur surprenante, dévorante, délicieuse, l'inonda. Sébastien avait posé ses lèvres contre celles de Julia. L'avancée était encore imprécise, timide. Mais il lui fallait dabord partir en reconnaissance du terrain, et une fois informé sur sa topologie, il pourrait s'attaquer aux points nevralgiques. Sa reconnaisasance fut rapide. Tout dabord Sébastien avait eu quelques scrupules, mais il s'était vite ravisé. En fin stratège, il avait commencer par lecher doucement la vulve de Julia, puis par la sucer un peu. Maintenant, il se risqua à glisser sa langue dans la fente à vif. Ce fut difficile car il s'était attendu à une certaine largeur, voire une largeur certaine. Or Julia serrait sa vulve d'excitation, et il ne pouvait y acceder. Julia sentie alors les mains de Sébastien se rapprocher doucement de son puit d'amour, et en écarter précautionneusement les pans délicats. Enfin, la langue chaude et habile à laquelle elle avait goutée quelques instants auparavents encore se glissa plus profondement en elle. La vulve de Julia se reserra d'un coup sur son nez et sa langue. Il senti contre son menton le gros clitoris éclore un instant, avant q'une grande quantité de liquide un peu sirupeux soit libérée et lui inonde la bouche. Il avala goulument les sécretions vaginales de Julia, pour la têta presque pour en avoir plus. La douce jument était décue. Plutôt que de sentir sa passion se calmer, celle ci explosait dans des proportions encore jusque là inconnues. Sébastien remarqua que la jument bougeait moins. Pendant qu'il lui sucait doucemant la vulve, il lui caressait ses fesses. Mais là aussi, il lui fallait reprendre son souffle. Il s'écarta un peu, et remplit ses poumons d'un coup, faisant fit d'être douvert. Il rapprocha sa main droite de la vulve humide, et la massa en faisant des petits ronds. A chaque tour, un explosion envahissait le corps de Julia. Elle respirait fort, hénnissait parfois en même temps. Sébastine fut surpris lorsqu'elle se mis à accompagner des reins son massage de façon aussi desordonnée. Il osa glisser son index entre les lèvres laches. Julia sentie immédiatement la différence, et s'immobilisa. Elle se plia un peu davantage pour faciliter la pénétration, mais fut décue justement que celle ci ne soit pas plus... pénétrante. Elle resta cependant dans sa position, et enfin, un, puis deux doigts virent accompagner le premier dans la lente masturbation. Sébastien s'était pressé contre la fesse gauche de la jument, qui s'était immédiatement figée lorsqu'il avait glissé son doigt dans la fente chaude. Son pénis le faisait souffrir, mais il était trop petit. Comme il rêvait de pouvoir remplacer ses doigts par son sexe. Mais même si cela était possible, comment un aussi petit sexe que le sien pourrait bien suffire à cette jument ? -- "Eureka" -- - Mais putain oui, la botte de paille ! Il l'avait presque hurlé de surprise, et n'y fit pas attention. Par contre, il se promis de ne plus faire de bruit. La botte de paille lui revenait maintenant. C'était comme la providence, elle était encore neuve, serrée. Julia n'y avait pas touchée, trouvant son bonheur dans le champ sous forme d'une herbe assez abondante. Il pourrait... Julia se transit lorsque les doigts de Sébastien quittèrent son entrefesse. Elle le regarda revenir vers sa tête. Elle tenta de se tourner vers lui, lui présenter ses fesses opulentes, mais elle due se résigner. Il en avait terminé. Sébastien avait réussi à rejoindre la tête de la jument desemparée. Il lui caressa les joues, puis s'éloigna d'elle en l'invitant à le suivre. Mais elle ne semblait pas le vouloir. Pourquoi son petit homme s'en allait ? Pourquoi était il aussi agité ? Elle n'en savait rien. Elle fit un pas vers lui, et il s'agitta encore plus. Elle s'arreta, essaya de comprendre. Sébastien se calma, et Julia fit à nouveau un pas dans sa direction. Mais lorsqu'elle s'approchait de lui, il s'éloignait. Elle s'arreta donc, et attendit. Sébastien fut décu qu'elle ne comprenne pas. Pour lui, c'était clair, la botte de paille lui permettrait de faire l'amour avec la jument. Cependant, elle n'avait pas de conscience abstraite, et ne pouvait pas deviner pourquoi Sébastien l'emmenait autre pars. Les étalons précédents n'avaient pas eus besoins de la balader ainsi, eux. Aussi Sébastien revint doucement vers elle, et l'invita à marcher à ses coté. Enfin elle comprennait. Le petit homme était venue la chercher. Elle devait le suivre. Ils ne marchèrent pas longtemps, que déjà ils arrivèrent au coin repas. Sébastien la longea, et essaya de la placer à un endroit précis. Mais dès qu'elle sentait ses mains contre ses cuisses, elle tournait ses fesses dans sa direction. Il dut ruser, et enfin, il parvint à la placer devant la botte de paille. Mais il fallait faire vite, avant qu'elle ne change de position. Il grimpa sur le petit monticule, et nota qu'il lui faudrait légèrement plier les genoux pour être à la bonne hauteur. - C'aurait été trop beau que ce soit à la bonne hauteur. Suivant la position des fesses de Julia, Sébastien glissait plus ou moins sa mains droite entre ses cuisses. Il arrivait ainsi à maintenir une certaine position. Mais il pesta contre la ceinture qu'il lui fallait ouvrir de la main gauche. Il ne pourrait de toute façon pas quitter son short, ses chaussures de marche l'en empéchaient. Enfin il libéra son pénis, son short tomba sur ses chevilles. Mais horreur ! Stressé par l'urgence, il n'était plus que dans une érection toute relative. Et Julia se faisait de plus en plus pressante. Il dégagea la queue de la jument sur le coté, et pressa son bassin entre les cuisses de Julia. - Ca ne marchera jamais, se dit il. Julia sentit une présence plus importante entre ses fesses. Ce n'était pas entré en elle, mais déjà Sébastien la couvrait un peu. Ses fesses se réchauffaient contre le bassin tremblant du garçon. Elle sentait quelque chose grandir contre sa vulve douloureuse. Aussi elle s'immobilisa, la queue bien relevée. Elle savait ce qui allait suivre. Sébastien s'était agrippé à la croupe de Julia. Il avait cru qu'il l'avait enfin pénétré, sentant une chaleur contre son sexe. Il se pencha un peu en arrière, et fut déçu de voir son pénis à la verticale. Mais au moins il avait enfin une superbe érection. - Rien d'un étalon, s'avoua t-il cependant. Il tremblait, il avait peur qu'elle s'éloigne. Il s'accouda un peu sur sa croupe, et de sa main droite, il chercha son pénis qu'il appuya à l'horizontal contre la vulve de Julia. Elle sentait une petite pression, mais rien n'vait encore franchit le seuil de son paradis. Sébastien s'énervait, il ne parvenait pas à glisser son pénis douloureux au bon endroit. - Si près du but, c'est trop con, jura t-il de rage. Il humecta ses doigts, puis porta la salive sur le gland de son sexe, puis il le redescendit à l'horizontal, et refis une tentative. Enfin, il sentit son pénis s'échapper en avant. La pression de la vulve disparue. Il voulut vérifier, lacha son pénis, qui ne remonta pas. Il était encore bien au chaud. Cependant, il s'était peut être trompé de... trou. Il remonta un tout petit peu ses doigts, trouva l'anus, où il glissa son majeur. Julia sentie le sexe de Sébastien s'enfoncer enfin en elle. Pas bien profondement, mais enfin une paix incroyable l'envahie. Elle sentie aussi ses doigts humide remonter sur un autre orifice, tout aussi sensible, et s'y insinuer. Sébastien eu alors la confirmation qu'il attendait avec impatience. La vule de Julia se resserra incroyablement sur son pénis losque son doigt entre dans le cul de la jument. Mais une fois qu'il retira son majeur de l'orifice, la pression de la vulve persista. Jamais il n'avait cru qu'il puisse faire VRAIMENT l'amour avec une jument. Déjà un sexe trop court à son avis, une vulve trop grande. Or à présent, il se rendait compte à quel point les juments ont un controle musculaire. Elles savaient même s'adapter à des pénis aussi petit comparé à ceux des étalons. Il remonta sa main sur la croupe, et tira Julia à lui. Enfin Sébastien était en elle. Il était un peu plus profond maintenant. Elle se laissa couvrir par son petit homme, s'abandonna à ses bons soins. Elle joua avec sa vulve, et à chaque fois qu'il entrait en elle, elle se faisait plus étroite encore, comprimant son vagin. Il n'en pouvait plus, la vulve de Julia lui massait littéralement le pénis. Parfois même elle le têtait. Maintenant qu'elle ne bougerais plus, il se risquait à un lent va et vient. Il osa même sortir son pénis entièrement du large entrefesse de la jument, et l'y remettre presqu'immédiatement. -- Hazardous Area -- Depuis peu, les étreintes de Julia se faisaient de plus en plus fréquentes et puissantes. Sébastien ne savait comment les interpretéer. Pour lui, il n'avait jamais imaginé qu'une femme puisse resentir la même attirance envers un homme qu'ils ont eux envers les femmes, mais de plus qu'une jument puisse jouir de lui. Mais tout se passa ensuite très vite... Julia sentie le pénis de Sébastien pulser dans son vagin. Au départ rapide, et à présent plus lentement, elle savait que la pénétration tirait à sa fin. Sébastien venait de la féconder. Il fut décu. Tout ça pour une pénétration aussi brève. Mais que cela avait été bon, il était au paradis. Il ralentit sa candence, laissant encore son pénis injecter spasmodiquement quelques giclées de semence humaine dans le ventre de la superbe jument. Cependant il ne s'arretta pas, et continua son va-et-vient. Julia était surprise. Enfin elle était libérée, mais plutôt que de la quitter et de s'éloigner comme les autres étalons, l'affaire conclue, Sébastien restait en elle. Chaqu'un de ses élancement de reins continuaient à faire leur effet, et elle en fut ravie. Déjà elle sentie le plaisir revenir en une vague immense, et la submerger. Sébastien savait qu'après s'être masturbé, il lui fallait attendre une heure ou deux avant de réitérer son action. Après avoir éjaculé entre les fesses de la jument, il avait senti son pénis se ramolir. Mais maintenant, il s'était redurcit, et Julia avait encore des spasmes vaginaux. Enfin, il pourrait prendre un peu plus de temps... -- Elona Gay -- L'explosion fut gigantesque. Il se transit à la croupe de Julia. Il pressait si fort son bassin contre la vulve de la jument qu'il eu l'impression que ses testicules glissèrent elles aussi dans son ventre. Julia hénnie en hoquetant, la tête relevée vers les étoiles. Sébastien dut attendre quelques instant que ses muscles se relachent douloureusement. Il regarda sa montre dans un réflexe. Avant de reprendre les offensives, il était presque 5H et quart. Il était 5H trois quarts passé. Il avait mis plus d'une demie heure pour éjaculer une seconde fois, pour le plus grand plaisir de Julia. Jamais un étalon ne l'avait couverte aussi longtemps, jamais elle n'avait eu autant de plaisir, jamais elle n'avait autant aimée. Elle LE regardait amoureusement, et IL la regardait aussi amoureusement. Sébastien resta encore un peu en elle, puis s'alarma de voir l'aube se lever. Il descendit de la bote de paille et se rhabilla. Pendant ce temps, Julia s'était tournée vers lui et fourrait son museau dans son cou. Chatouillé, il pressa sa tête contre celle de la jument pour la bloquer. Il la caressa, et elle couinait doucement d'un plaisir immense. Il dut la quitter, et ce fut difficile. Il s'éloigna enfin d'elle alors que le soleil apparaissait déjà. Mais il lui promis de revenir bientôt, et dut courrir pour rentrer. Il n'en avait plus rien à faire des chiens, des voitures qu'il croisait. Qu'on le reconnaisse et qu'on fasse la remarque à sa mère ne lui importait plus. Il avait aimé, et avait été aimé plus qu'il n'en avait jamais rêvé. -- "Sleepers" -- Sa mère s'inquièta les jours suivant. Il passait presque toute la journée au lit, et ne s'interessait plus à rien. Enfin à rien, c'était beaucoup dire. Il avait redescendu quelque uns de ses posters, en avait acheté d'autre. La décoration de sa chambre devint plus importante. Des chevaux partout, même une peluche sur son lit. Elle ne se rendie pas compte qu'il partait tous les nuits vers 1H pour ne revenir que vers 7H. Et si encore elle s'en était rendue compte, elle aurait enfin été rassurée que son fils 'fasse le mur' pour aller voir une conquète, qui aimait beaucoup les chevaux manifestement. Les fois suivantes furent moins... sex, mais plus sur le simple fait d'être l'un contre l'autre. Lorsque Sébastien arrivait, Julia l'attendait déjà. Ils allaient ensemble à la botte de paille que Julia n'avait toujours pas entamée pour la circonstance, et après avoir passés un peu de temps l'un DANS l'autre, ils se serraient l'un CONTRE l'autre, comme s'ils allaient se quitter définitivement. Sébastien s'asseyait sur la botte de paille, Julia face à lui, et front contre front, se relaxait, s'endormait parfois. Il était même arrivé que Julia se couche, et qu'il s'endorme entre ses pattes. Chapitre 4 : Unhappy End -- Y'a t-il un flic pour sauver la peine -- La sonnete sonna une troisième fois avant que la serrure ne soit manipulée. La porte s'ouvrit en grincant, et le fermier fut un peu surpris de rencontrer Sébastien de si bonne heure. - Ah, c'est vous ? C'est quoi qui est si urgent, laissez moi arriver bon dieu, je ne suis plus tout jeune, moi... Cela sonnait presque comme un reproche, et Sébastien regretta presque d'avoir insisté. Mais il voulait savoir : - Où est Julia ? Je passait, et je ne l'ai pas vue. Le fermier le regarda au dessus de ses lunette. Il marqua une pause qui sembla durer une éternitée à Sébastien. Il pris une longue inspiration qui retarda d'autant la réponse. Puis dans une expiration : - Son maître est venu la chercher hier. Je ne sais pas où il la emmenée. Voyant le visage de Sébastien se défaire un peu, il ajouta : - Manifestement vous l'aimiez bien. Je vous ai vu parfois avec elle le matin. Je ne vous espionnait pas, rassurez vous. Simplement un garcon aussi longtemps enlacé à une jument quand d'autre de son âge le sont à des filles, ça finit par se remarquer. Sébastien se mordit l'intérieur des joues. C'est vrai qu'au départ, il n'allait la voir que de nuit. Puis il avait repris du courage, et surtout était devenu profondément dépendant de Julia. Aussi, il allait la voir la nuit, et le matin encore. - Si vous voulez, j'ai son adresse. Je vous la donne, et vous allez voir par vous même ? L'espoir resurgit soudain. A l'air radieux de Sébastien, le vieux fermier souleva ses sourcils, ayant compris que Sébastien n'était pas contre cette idée. - C'est qui, demanda une voix de femme à l'intérieur. - C'est notre étourdit, répondit le fermier en arrière. Presqu'immédiatement, la vielle femme sortie de la cuisine, et s'écria lorsqu'elle apercue enfin Sébastien : - Mais entrez donc, ne restez pas là. Vous avez déjà pris votre petit déjeuné ? Sébastien dut faire non de la tête, car ils l'invitèrent alors à partager le leur. C'était vrai que depuis qu'il connaissait Julia, il ne prenait son petit déjeuné qu'à son retour, vers la milieu de la matinée. Sa mère mère lui avait déjà reproché que son détour semblait être abusivement trop long. Il s'en était excusé, mais n'avais pas pour autant arreté d'aller LA voir. Il s'assit sur une vielle chaise en formica, et bientôt un bol et du lait chaud se trouvèrent devant lui. - Un peu de chocolat, lui proposa le viel homme. Il lui tendit une boite orangée. Sébastien la saisie, plongea sa cuillère dans la masse brune et poudreuse, et la renversa ensuite dans son lait. Une petite montagne se forma à la surface du liquide, puis finie par sombrer dans un tourbillon. Au moment où il reposa la boite face à lui, il se figea : Chocolat Poulain. Décidement... - C'est quand notre petit fils vient. On en a toujours pour lui. Mais manifestement, à cette évocation, vu leurs visages, il ne devait pas venir souvent, leur petit fils. Sébastien en fut désolé. Ils était gentils ces fermiers, et ils devaient bien l'aimer, leur petit fils. Mais lui, de tout évidence, ne devait pas aimer la campagne. Sébastien s'attarda à mieux connaître ceux qui l'avait trouvé, puis fini par les quitter avec la promesse de revenir les voirs. Dans sa poche, un petit morceau de papier portait une autre promesse. Il s'assit au volant de sa voiture et démarra. Il fit quelques kilomètres avant de s'arrêter sur le bas coté, et de sortir le morceau de papier. Il hésita un peu avant de l'ouvrir, il ne put pas vraiment déterminer pourquoi. Une main sur le volant, il déplia le feuillet avec l'autre en faisant glisser les deux moitiés l'une sur l'autre, puis en glissant dans la fente en forme de sourir son pouce. Il redressa le papier à hauteur de son visage et lut. -- "Go where you wanna go" -- Il ralentit, puis s'arrêta. Il regarda de l'autre coté de la route l'écurie. La maison était grande, mais rien de vraiment particulier. Derrière l'écurie, un champs avec deux chevaux. Mais absolument rien à voir avec un cheval de trait. C'était deux magnifique pur sang, pas très fougueux. Dumoins pas à ce moment. Sébastien regarda à nouveau le morceau de papier, puis la maison et les chevaux. Il essaya d'imaginer SA Julia ici. Il s'accouda sur le toît de la voiture, croisa finalement ses bras et posa son menton dessus. Bientôt une grosse BMW passa devant lui, ralentit dangereusement. Il cru un instant qu'elle freinait pour lui, mais se revisa lorsqu'elle tourna et s'arreta devant le garage de la maison. Un homme grand, bien habilé en sorti, ferma précautionneusement sa voiture, lanca un regard indifférent à Sébastien, puis rentra chez lui. Sébastien avait relevé sa tête et avait du mal à imaginer sa douce Julia chez un homme de ce genre. Il devait y avoir erreur. Ce n'était pas le genre d'homme à s'encombrer d'un cheval de trait. Sébastien hésita pour aller sonner chez cet homme et de lui demander où se trouvait à présent Julia, sa toute douce. Mais que répondre à l'homme si celui-ci lui demandait pourquoi, et en quoi cela le concernait ? Lui dire : "Elle et moi, à la vie à la mort" ? Lui avouer qu'il était tombé amoureux de Julia, et qu'ils étaient tous les deux allés un peu plus loin que tomber simplement amoureux ? Vraiment, Sébastien s'imaginait très bien la réaction d'un homme tel que celui qu'il venait de voir, un homme tellement certains d'une hypothétique supériorité par rapport à la normale parce qu'il avait un bon salaire, une femme qui disait "Amen" dès qu'il ouvrait la bouche, et des enfants propres et obéissants. Mais il lui suffisait d'attendre l'âge ingrat de ses enfant, à ce bonhomme, pour que tout commence à dérailler. Ses 'si adorables bambins' en auront marre de dire sans arrêt "Oui papa", et commenceront par se montrer effrontés. Il n'osera porter la main sur eux, trop soucieux de son image de père modèle, plutôt que de maintenir une certaine hiérarchie dans son logis. Il finira par se rendre compte que sa suffisante avait lassé sa femme depuis bien longtemps, et qu'en fait son petit dernier chéri n'était pas de lui. La faible qualité de son travail, jusque là tolérée parce que le fils du grand patron, sera soudainement montrée du doigt sans que, justement, le grand patron ne s'en émeuve, trop content de se débarraser d'un fils qui n'aura toute sa vie que profité d'une bonne naissance. Le réveil sera rude, mais cela n'arrangeait pas son affaire, à Sébastien. Où donc bien pouvait être celle qu'il aimait ? Il se remis au volant, et partit faire tous les petits chemins qu'il rencontrait. L'homme, si vraiment sa douce Julia lui appartenait, devait l'avoir installée dans un autre champs, au alentours. Evidement, cela n'était pas pour le mieux pour Sébastien. Il avait du faire près de 40 km pour arriver jusque là. Mais de retrouver sa bien aimée n'avait pas de prix. -- "Desert Walk" -- Il dut se rendre à l'évidence. Son réservoir était presque vide, sa réserve clignotait depuis bien dix kilomètres maintenant. Le soir commencait à tomber, et il lui fallait encore rentrer. Il venait de vérifié dans la boite à gant et dans son porte feuille, mais il n'avait pas emporté un quelconque moyen de payement pour refaire le plein. Pourvu qu'il puisse arriver à la maison. Mais il s'attendait déjà à subir les reproches de sa mère. - Et tu sais combien ça coûte l'escence, mais tu es un irresponsable ! J'avais besoin de la voiture moi, où tu étais donc passé ! Cela faisait cinq minutes qu'il n'avait pas put en placer une. Sa mère était en forme, elle débitait ce soir. Il essayait de s'empecher de rire, la situation n'était pas comique. C'était vrai que l'escence n'était pas donnée, et même le gasole rattrapait le prix ultra taxé de sa concurrente. Rouler à la limonade reviendrait même moins cher, et ceux qui siphonnaient les réservoir risqueraient moins de s'intoxiquer bêtement ainsi. - A ça te fait rire ? Monte dans ta chambre, je ne veux plus te voir ! Là, il rigolait moins. Bon, y'a des jours comme ça, où vraiment, on ferait mieux de rester au lit. Couché sur le sien, les bras croisés sous la nuque, il écoutait un Thomas Oten mélancolique. Putain de journée en vérité. Il s'était fait une joie de revoir Julia, n'ayant pus la voir la veille et effectuer une sortie nocturne, sa mère ayant invitée des copines jusque trop tard dans la nuit. Primo, Julia avait disparue. Secondo, l'adresse qu'on lui avait donné sympathiquement, bien qu'éloignée, ne correspondait pas vraiment à l'image qu'il s'était fait du propriétaire de la jument. Tertio, il avait passé presque toute la journée à tourner dans la région, dans l'espoir fou de retrouver l'élue de son coeur. Il avait vidé le réservoir dans cette quête, et il avait du faire appel à une dépanneuse pour rentrer chez lui, ayant en plus explosé une roue dans un nid-de-poule. Pour achever le tout, il venait de se faire enguirlander par sa mère. Cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé, ce qui lui laissait un goût encore plus désagréable dans la bouche. ELLE était tout contre lui, douce, aimante. Il était nu, assit sur le tapis, adossé contre le mur de sa chambre. Elle écarta ses jambes au dessus de lui, et s'assit lentement sur son sexe érigé. Ventre contre ventre, ils s'enlacèrent passionnément. C'était délicieux. Sébastien ouvrit ses yeux, resta encore quelques secondes transit. Il regarda la montre sur son bureau, 2H14. Putain de rêve. Il remarqua qu'il était en sueur, en nage même. Et comme si cela ne suffisait pas, il venait de faire une carte de France, un exploit, un chef d'oeuvre, un de ceux qu'on ne devait faire qu'une fois dans toute son existance. Il avait allumé la lampe de sont bureau, tenait ses draps en hauteur, et s'était relevé pour admirer le tableau. C'est sûr, l'IGN aurait du mal à le rattraper sur un coup comme celui là. - Chiotte, il vont croire que j'ai pissé au lit. Il se laissa retomber, expira longuement. En y repensant, c'était bien reparti pour une période noire. Il avait vécu ces deux mois de vacances en parfaite harmonie avec Julia, mais bientôt l'école allait reprendre. Il ne s'en était même pas rendu compte, tant sa passion avec SA jument était complète. Il comprenant mieux maintenant, à tête reposée, les inquiètudes légitimes de sa mère. Il restait encore les affaires scolaires à acheter, et à présent une nouvelle roue. De plus, retournant sur les banc de l'école, cela ferait un salaire en moins. Il comprenait d'autant mieux maintenant qu'il avait un peu dormi. L'eau fraiche sur son visage le réveilla un peu. Il essora l'éponge, puis retourna dans sa chambre en laissant la lumière allumée. Il était aussi nu que dans son rêve, encore un peu humide de sa toilette. Ses draps aussi était encore un peu humides. Il s'attacha surtout à éponger une tâche d'un autre genre, elle. Il essuya ce qu'il put, retourna à la salle de bain où il rinca l'éponge. Sébastien se lanca un dernier regard dans la glace avant d'éteindre la lumière et de retourner définitivement dans son petit chez lui. Des chevaux, tous magnifiques, mais aucuns ne valaient sa Julia. Autour de lui, des posters de chevaux superbes mais distants lui rappelait celle qui l'avait dépucelé. Il s'en était rendu compte finalement. Il avait eu sa première fois avec une jument. Et quel dépucelage... Il pris un couverture dans son armoire, l'étendie au sol, et se roula dedant. Il pris avec lui sa douce peluche qu'il avait justement nommée Julia. - Dangereux ça, qu'est ce qu'il pourrait bien t'arriver cette nuit, lui lança t-il malicieusement... Puis il la serra fort en pensant à ELLE qui devait l'attendre quelque part, et il ne savait pas où. Il pleura. -- "Shadow on the wall" Le début des cours repris rapidement. Les touristes avaient depuis peu désertés les plages. La rentrée, les retrouvailles des copains et copines. Sébastien, pour la première fois, y attacha moins d'importance que les fois précédents. Bien sûr, il était content de retrouver ses anciens amis, mais son esprit était lui focalisé sur quelqu'un d'autre. Cela faisait bien plus d'une semaine qu'il ne l'avais pas vue, et elle lui manquait terriblement. A l'appel, on dut s'y prendre à deux fois avant qu'il ne réponde. Déjà des rumeurs circulait à son compte. Mais il n'en avait rien à faire, pas vraiment. Bien sur, il s'agissait encore de continuer à pouvoir vivre en société sans trop d'encombres. Aussi il n'appréciait pas ce que l'on pouvait raconter sur lui, et le faisait savoir. De se montrer ferme, il imposait un certain respect. Aussi les rumeurs disparurent aussi subitement qu'elles étaient apparues. On accepta que Sébastien garde une part de mystère, et on ne lui posa aucune question à propos de Julia lorsque ses amis virent la plaque à ce nom autour de son cou dans les vestiaires. Pourtant un changement dans son comportement était notable, et il lui fallut redoubler de prudence. Les gens autour de lui n'avaient qu'une image négative de la zoophilie, et d'avouer ouvertement la sienne ne ferait que s'attirer les foudres de son entourage. Les gens adorent haïr, Sébastien le savait bien, l'ayant déjà mainte fois expérimenté. Un simple prétexte, et la guerre entre des peuples jusque là vivant en parfaite harmonie éclatait. Il passait encore devant le champs où il avait passé de si bon moments en compagnie de sa bien aimé, avec l'espoir à chaque fois déçu de la revoir. C'est alors qu'un jour qu'il s'était arreté sur l'accotement, avait allongé les bras sur le volant, les mains pendante, il avait apercut le fermier qui sortait de chez lui. Le vieil homme remarqua la voiture et reconnu Sébastien. Il fut surpris de le voir, mais baissa son regard, l'air sombre, puis se détourna, et rentra à nouveau. Chapitre 5 : 'I'm a lonesome lover...' -- "Wild wind" -- L'ambience dans la salle n'était pas à son niveau optimal. La professeur se faisait charier, des discutions avaient lieu, mais rien n'était vraiment pareil. Même Mlle Chazier, la prof d'anglais, évitait d'interroger quelqu'un trop au fond de la classe, trop proche de Sébastien. Ils avaient tous remarqué chez lui un air profondement choqué, absent. Il n'était venu s'asseoir dans sa classe que par automatisme, ne sachant de toute façon pas où aller. Il avait esperé un réconfort de la part de ses amis, mais c'était dans les moments durs que l'on pouvait se rendre compte qu'en fait on n'en avait finalement aucuns. Il n'avait même pas entendut Mlle Chazier demander discretement à un éleve du premier rang si Sébastien se droguait ou fumait de l'herbe. Dans d'autres circonstances, il aurait sourit à cette idée. Si aujourd'hui il l'avait entendu, et si par malheur il avait trouvé un gros calibre dans son sac, il aurait certainement prédit la fortune du fossoyeur local. Il s'était assis au fond de la salle, et quand le propriétaire légitime de la place était venu la réclamer, à la seule vue du regard fixe de Sébastien, il s'était ravisé, et était allé s'assoier au troisième rang. Julia, comme elle lui manquait. Lui qui avait été fixe, immobile depuis le début de la matiné, le regard porté au loin dans la cour du lycée, porta la main à la plaque qu'il portait contre son coeur et s'effondra en sanglots. L'air encore chaud de l'été ne l'aida pas à se remettre. A coté de lui Sylvie n'essaya même pas d'entammer la discution. Elle savait ce qu'était la douleur, elle avait récement perdue son père et sa soeur dans un accident de voiture. Même si elle ne savait pas pourquoi Sébastien était aussi absent depuis ce matin, cela devait être quelque chose de particulierement difficile pour lui, d'ordinaire joyeux, même pendant les périodes noires. Sa mère le regarda fixement, mais lui ne la voyait pas. - Il est comme ça depuis ce matin, dit le directeur. Pas moyen de lui tirer les vers du nez. Sa mère porta à nouveau son regard sur son fils. Elle avait peur, jamais elle ne l'avait vue comme ça. - Vous savez pourquoi il... s'attarda encore le directeur Sa mère secoua la tête. Peut être était ce le départ de celle qu'elle appellait la ' Suédoise' ? -- Delirium Tremens -- Le docteur regarda Sébastien fixement, mais lui ne le voyait pas. - Il est comme ça depuis ce matin, ajouta sa mère. Pas moyen de lui tirer les vers du nez. Le docteur porta à nouveau son regard sur son patient. Le téléphone sur le bureau sonna. Il alla répondre. Cela fut rapide, et déjà il revint face à Sébastien, haussa les sourcils, puis les épaules, se redressa et s'adressa à la mère de Sébastien. - Et vous dîtes qu'il n'a aucun antécédent épileptique ? - Non, j'en suis certaine, affirma t-elle. - Et où de nouveau la crise a t-elle commencée, demanda t-il pour combler le silence, ne sachant que diagnostiquer. - Au carrefour St Jean, face à la BNP et à la boucherie chevaline. Vraiment, le docteur ne savait que diagnostiquer. Un cas étrange, un parmis tant d'autres. Et pour ne pas se montrer incompétent face à cette situtation, il prescrit pour Sébastien une batterie de test, et un remède de... cheval. Sébastien regarda les murs de sa chambre. Il devina où il était grâce aux nombreux posters autour de lui. Il porta automatiquement la main à son coeur et senti la plaque. Il referma les yeux. -- "No visible symptoms" -- La salle de classe était calme, Sébastien n'y était pas habitué. Il ne faisait pas vraiment attention à ce qu'il se passait autour de lui. On lui posa une pile de photocopie à coté du cour qu'il notait. C'était ceux des trois semaines où il avait été absent. Ses camarades avaient été surpris de son retour, et ne savaient comment agir avec lui. Personne ne savait ce qu'il avait réellement eu, et comme les professeurs eux mêmes ne savaient pas et ne voulaient pas montrer leur ignorance, ils restaient évasif. Cela ajoutait encore au mystère de Sébastien une aura plus forte encore. Ce devait être vraiment très grâve. Si seulement ils pouvaient s'imaginer... Sylvie lui sourit, mais lui resta figé. Il lui adressa juste un hochement de tête en retour pour lui signifier qu'il avait bien percu son geste de compassion, mais qu'il ne fallait pas le prendre pour un enfant. Il s'était, pendant ces trois longueus semaines d'isolement et de méditation, résigné à la perte définitive de Julia. Après tout, il aurait du s'y attendre. Une vieille jument de trait ne pouvait que faire tâche chez un bourgeois parvenu. A ce genre de type, il lui fallait le nec plus ultra pour briller auprès de ses voisins et amis, quand à l'éducation équine de ses enfant. Ce n'était pas avec 'une vielle carne' hérité d'un lointain parent qu'il aurait put faire faire de l'équitation à ses enfants chéris. - Pourvu qu'il crève, souhaita méchament Sébastien au fond de lui. Si ses camarades de classe s'étaient un peu calmé à son égard, surtout par pitié, il s'en fit des ennemis lorsqu'il rossa Jean. La raison n'était pas claire, le professeur de physique qui les avait séparés ne pouvait que difficilement se justifier auprès du directeur. En tout les cas, Jean avait son compte, à présent étendu sur un lit d'hopital. Périodes noires sur périodes noires se succédaient. Les parents de Jean demandaient explications et réparation à sa mère, qui tentait de défendre son fils. Mais elle n'arrivait rien à tirer de lui. Il lui avait juste dit : - Il n'avait pas à manger de cheval. Explication un peu minimaliste. Ce n'était pas parce que son fils s'était pris de passion pour les chevaux depuis trois mois qu'il pouvait se permetre d'exploser de la sorte un hippophage. Elle aussi les aimait bien, les chevaux, et ne pourrait jamais se résoudre à y goûter. Mais de là à envoyer un camarade de classe à l'hopital simplement parce qu'il mange du cheval, et qu'il aime ça... -- "Une après midi de chien" -- - Je ne sais vraiment pas quoi faire de lui. Le directeur avait les doigts croisé. Il s'était un peu penché sur son bureau comme pour ajouter de la confidence à ses propos. Pourtant, Sébastien, bien qu d'apparence absent à regarder les tableaux sur les murs, surtout celui avec le cheval, écoutait ce qui se disait à son propos. - Votre fille est rentrée en seconde, ajouta t-il, comme une évidence. En effet, ce n'était pas neuf, cela faisait bien un mois que la rentrée avait eu lieu. Sa mère devait certainement être au courant de la scolarité de sa propre fille. Que le directeur lui l'apprène, ce n'était là que pour combler le silence, une fois de plus. - Sa soeur à choisie l'équitation en sport pour l'année, et s'il l'accompagnait pour être en présence des cheavux, puisque apparament ils les apprécie ? La proposition ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. Sébastien tourna lentement le tête vers les deux adultes qui le regardaient. Le reste de la conversation ne l'avais pas interresé, mais depuis une phrase, quelque chose avait chatouillé son oreille. -- Baby sister -- Sa petite soeur, avec les airs qu'elle se donnait, parraissait plus agée. Pour l'occassion, elle avait presque vidée son compte en banque pour s'offrir les vêtements équestres les plus chics. Ils s'arrêttairent sur le parking et descendirent de voiture. Jamais Sébastien n'avait eu vent de ce centre hippique, qui ne se trouvait pas excessivement loin de chez lui. Il regardait aux alentours tandis que sa petite soeur se joignait déjà au groupe de ses copines de classe qui l'attendaient. Un chien, encore un. Décidement, Sébastien pensa que 'CHien' devait rimer avec 'CHeval'. En tout cas, cela le faisait bien CHier. Non pas qu'il n'aimait pas les chiens, mais il les trouvait encombrants. Toujours en train d'aboyer, sans jamais s'arreter. C'était comme un jeune enfant dans les premières années de sa vie, alors qu'il ne pouvait s'exprimer qu'en hurlant. Sébastien avait l'impression que jamais, ni les chiens ni les enfants, ne reprennaient leur respiration dans ces moments là. Bien que cela lui tapait sur les nerfs, il trouvait tout de même ça extraordinaire. De vrai 'Castafiore'... Le chien était cependant plus calme. Il devait sagir d'un batard entre un berger Allemand et un montagne des Pyrennée. L'animal était calme, et vint vers lui renifler sans crainte son pantalon, et une fois le nouveau venu identifié s'éloigna vers le groupe de fille jaquassante. Il y fut acceuillit en roi. - Oh le zoli toutou, s'exprimèrent elle toutes en coeur. Mouais, Sébastien s'imaginait déjà la scène lorsqu'elles verraient enfin les chevaux : - Oh les zolis Vovo ! Nul, rhaaa... Il n'était là que comme observateur, ne s'étant pas inscrit à temps, et trouvait la situation grotesque. On lui avait en fait 'conseillé' de ne pas monter à cheval, étant donné son tempérament assez... explosif ces temps derniers. Il n'était là que pour en prendre de la graine. Sébastien ne trouva finalement pas la situation trop grave. Déjà qu'il ne s'entendait pas trop avec sa 'frangine', si encore il devait supporter ses remarques quand à sa façon de monter à cheval. Mais cela n'était rien, c'était surtout de les entendre, elle et ses copines, pouffer de rire à son évocation. C'était clair, il l'avait mal éduquée. Mais il n'y emploirait pas la manière forte. Lui d'ordinaire non violent n'avait explosé que dans un accès de rage lorsque Jean, amusé de voir Sébastien s'énerver lorsqu'il lui disait qu'il mangeait du cheval, avait abusé de la corde sensible, l'avait usée jusqu'à la rupture. Mais s'il avait perdu des 'copains', il avait au moins retrouvé la sérénité. Il avait fini par accepter la mort de Julia. La cour était salle, faite de pavés disjoint. La mauvaise herbe y poussait ça et là entre les blocs de pierre vétuste, usés par le temps. La batisse était d'époque, tout comme les pavés et l'écurie. Mais un manque évident d'entretient arracha un rictus de dégout à Sébastien. Il y avait ici un peu plus de personnes, qui toutes attendait l'apparition d'un moniteur jusque là invisible. Derrière lui, un manège découvert. Le sol était fait lui aussi de terre, sans plus. Par endroit, de légères dépressions trahissaient les flaques qui se formaient lorsqu'il pleuvait, se transformant en piège pour les chevaux. L'homme arriva bientôt. Il ne semblait pas très sportif, et avait l'air d'aimer plutôt la bonne chaire, à la vue de son ventre légerement rebondit. Sébastien le surnomma immédiatement 'le gros'. Il venait de sortir de la maison, ajustant encore sa ceinture. Il considèra la foule qui à présent s'était tue. Il avait des tics vifs, comme se frotter le nez et les lèvres du revers de la main. Les explications que l'homme donna furent plus aboyées qu'autre chose. Manifestement, il avait un certains mal à se faire comprendre et écouter. Il ne donnait aucun conseils, juste des ordres. Il emmena finalement le groupe avec lui à l'écurie. Sébastien les suivit de loin, tentant de repousser le moment où il verrait à nouveau un cheval. Il voulait encore garder le souvenir de Julia intact. Sa si douce et si aimante Julia... Le spectacle était désolant, lamentable. L'écurie aussi bien que les chevaux éaient dans un état tout relatif. Certes présentables, et encore. A cette vision, plus personne ne parlait, tous contemplaient le désastre. La surprise était de taille. Tous s'étaient attendus à une écurie modèle alors que devant eux, ils avaient l'exemple même d'un club équestre de campagne peu scrupuleux, misant essentiellement sur les touristes pendant l'été. L'homme en profita pour continuer à débiter ses ordres. A chaque fois c'était pareil. Dès qu'il emmenait son petit monde dans l'écurie, il avait enfin l'opportunité de parler. Il pensait que c'était ses chevaux qui captivaient l'attention de son public, ou alors il devait avoir une certaine prestance dans ce lieu si magique pour beaucoup de monde. Il n'en avait que trop faire de ce lieu justement, aussi fit-il le coq, rentra un peu son ventre, releva le menton, plissa les yeux, se donna l'air important, mâle, viril, froid. Sébastien ne pouvait en rire, tellement il était déçut de ce qu'il voyait. Les autres, la première surprise passée, avaient repris leur conversations futiles comme si de rien était. Finalement, elles allaient monter sur un cheval et pourraient s'en vanter. Qu'il soit plus beau ou plus moche, cela n'avait pas d'importance. Une fois que l'on parlait de cheval avec d'autres personnes, seules les magnifiques bêtes des posters ou des cartes postales s'imposaient à l'inconscient collectif. Jamais on ne penserait à des animaux maigres, peut être mal traitées. Sébastien ne tint plus, il sortit. L'air était plus respirable dehors. A l'intérieur de l'écurie rêgnait une étouffante odeur d'excrément. Le nettoyage n'avait pas du être fait depuis bien longtemps. - Rentabilisation de la marchandise oblige, pensa t-il à raison hélas... Il se retourna, se déplaca, et regarda à nouveau dans l'écurie. A l'intérieur, l'homme avait sorti probablement le plus beau spéciment, et expliquait comment mettre le tapis, puis la selle. L'animal ne semblait pas en confiance, et à chaque geste brusque du moniteur, faisait un petit pas pour s'en écarter craintivement. D'ici Sébastien l'entendait jurer et gromeler contre cette 'maudite carne'. L'homme se pencha, attrapa la sangle sous le ventre du cheval, la tira, la glissa dans l'attache, et d'un coup tira de toute ses forces, comme une brute. Sébastien cru entendre un petit étouffement du cheval, que déjà l'homme braillait que les canassons n'avaient pas toujours envie de travailler (tiens donc, à se demander pourquoi), et qu'ils se gonflaient pour qu'on évitre de leur passer la salle. C'était alors dangereux car la sangle n'était alors pas assez serrée, et la selle pouvait glisser. Si l'homme donnait soudain autant de précision quand à la sécurité, c'était surement parce que, soit qu'il avait déjà eu un accident de ce type et qu'un autre signifiait son renvoi ou la fermeture du centre, soit qu'il avait quelque chose à se reprocher, et qu'il n'avait pas forcément envie d'avoir à faire avec l'administration, la prodigieuse bureaucratie Française. D'ailleur Sébastien se demanda comment un tel centre, aussi peu entretenu pouvait recevoir des lycéens. N'y avait-il donc jamais d'inspection sanitaire ou de la SPA ? -- "Run free" -- Il regarda sa soeur monter sur sa monture. C'était une petite jument un peu farouche, mignonne. Mais déjà les souvenirs de Julia revennaient comme une vague immense et le submergeait. Il essaya de s'empecher de pleurer en public, et se détourna pour que l'on ne puisse deviner ses larmes. Il la voyait, galoppant au ralenti, le rejoindre à la cloture. Il rêvait de pouvoir à nouveau glisser ses doigt dans son épaisse crinière, presser sa tête contre le cou puissant de la jument. - La vie est tout de même mal faite, se dit il. L'homme, debout dans ses etriers, faisait signe à tous de le suivre, ne ménageant pas l'étalon qu'il avait sellé. Ce dernier avait un certain mal à respirer, et une bave mousseuse s'échappait de sa bouche. Les cavalières, et quelques cavaliers, ne faisaient guère attention à l'état de leurs montures. Ils étaient à cheval, et c'était tout ce qui importait. Le reste, ce n'était pas à eux de s'en occuper. Beaucoup avait été déçus de devoir seller eux même leur montures. Et personne ne les avaient brossés avant de leur mettre la selle sur le dos. Ca au moins, Sébastien le savait. Sa seur était la seule à l'avoir fait, et encore parce qu'il l'avait obligée. Mais elle lui avait répondue que : - Si tu y tiens tant, tu n'as qu'à t'en occuper la prochaine fois. Et il avait accepté, sans trop savoir pourquoi. Lui qui avait voulut se tenir à l'écart pour que rien ne vienne entacher le souvenir de Julia, il n'avait pus refuser de s'occuper de cette petite jument grise. Pour l'instant, c'était sa soeur qui s'en était occupée, mais il se surpris à attendre impatiement la fin du cours pour pouvoir s'occuper de 'Mond', vu que c'était comme ça qu'elle se nommait. Chapitre 6 : 'World in my Hands' -- Passage à vide -- Sa main tremblait. Il respirait faiblement. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas posé sa main sur un cheval. La petite jument s'était écartée à son approche, ne le connaissant pas encore. Il en était désolé, et il se promis de faire plus attention la fois suivante. Il avait réussi à la caresser, une fois seulement, mais elle n'était pas rassurée. Cependant, n'ayant pas d'autres alternatives, elle se laissa faire. Elle ne savait pas quoi faire manifestement. Elle semblait réflechir au moyen de s'échapper de ses soins. Aussi Sébastien, bien à regret, préféra abandonner plutôt que de laisser une mauvaise impression à 'Mond'. Dans la voiture, sa soeur n'arrêtait pas de se plaidre de sa monture, pas assez véloce, qui n'allait jamais où ELLE voulait que la jument aille. Soit disans, elle était la risée de ses copines, et que la prochaine fois il s'occuperait du canasson. Il préferait le surnom 'dadoune', plus sympatique à l'oreille, et moins péjoratif à son goût. Il ne disais rien, ne faisait pas attention ni à sa soeur ni vraiment à la route. Son esprit était tourmenté depuis tout à l'heure. Cette jolie petite jument lui avait rapellé douloureusement la première fois qu'il avait serré Julia dans ses bras. Une foule de sensation refoulées depuis la mort de sa bien aimée avait resurgis d'un coup. Il souffrait et ne savais comment calmer la douleur. Lorsque des problèmes le tourmentait, il y avait cela pas deux mois encore, il allait voir Julia, et ensemble ils les resolvaient. Rien ne résistait à leur sagacité, c'était magique d'avoir les solutions à toutes les énigmes lorsque l'on était deux à s'y pencher. Mais s'il avait apprécié, adoré que Julia ait cette apparente force alors qu'à ce moment il avait eu besoin d'être soutenu, protégé, il éprouvait une drôle de sensation envers cette petite jument à l'apparence si frêle. Pour lui, c'était à son tour de soutenir, de protéger. Il s'en fit un devoir. - Alors comment ça s'est passé, questionna avidement leur mère. Elle était sorti les acceuillirs, portant un tablier et s'essuyant encore les mains avec un torchon. Elle l'avait finalement faîte. Décidement, ces temps ci, il n'était pas le seul à faire de n'importe quel prétexte une fête. Qu'elle était donc cette manie de vouloir faire du bonheur une routine ? Le monde allait-il si mal pour qu'il faille ABSOLUMENT essayer de faire pencher la balance du bonheur/malheur de l'autre coté ? Faillait-il pour cela qu'à l'occasion de la première après midi 'cheval' de ses enfant elle fasse une tarte aux pommes ? Après tout, de quoi se plaignait-il encore ? Il aimait, adorait les tartes aux pommes de sa mère. Si elle ne faisait jamais cuire assez la viande, au moins elle savait caraméliser parfaitement la surface des fruits sucrés, nappés d'une fine couche de flanc. Pour absorber le trop plein de liquide, elle saupoudrait généreusement le fond de la tarte de semoule de blé dur, ainsi à la cuisson, la pâte ne prenait jamais une consistance flasque. Il se régalait déjà. Il surpris sa mère qui le regardait avidement en souriant de bonheur. Elle était heureuse, cela faisait si longtemps que son Sébastien n'avait semblé se sentir aussi bien. Elle n'avait pas compris comment la disparition d'une 'Suédoise' avait pus affecter aussi gravement son petit garcon. Même si le mois suivant il allait avoir ses 20 ans, il resterait indéfiniment son petit garçon. Elle l'avait désirée, portée pendant 9 mois. Elle s'était émerveillée à chaque fois qu'il tapait contre son ventre de l'intérieur, dès qu'elle posait sa main doucement dessus. Elle l'avait allaitée, l'avait langé, l'avait vu grandir, faire ses premiers pas. Elle avait pleurée lorsqu'il avait prononcé pour la première fois un 'Môman' mal articulé. Il était passé par les différents stades scolaires assez brillement, et maintenant elle avait en face d'elle un beau jeune homme. Elle comprennait parfaitement qu'une 'Suédoise' en soit tombée amoureuse. Elle s'imaginait que dans d'autres circonstances, et s'il avait eu quelques années en moins, elle aurait aussi craquée pour lui. Elle aurait bien aimée rencontrer un homme comme son fils, doux et attentionné. Elle se souvenait de son mari, la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Ce n'était pas le chef de sa bande de copains, mais avait un certains charisme. Elle, frêle, avait cedée comme une fleur épanouie que l'on ceuille au bord des chemins. Elle avait eu besoin que quelqu'un s'occupe d'elle, et ils avaient filés le parfait amour jusqu'à que... Non, elle ne voulait plus y penser. Sébastien pensait déjà à d'autre choses, l'esprit à une vingtaine de kilomètres de chez lui, dans une écurie mal entretenue -- Send me a message from you -- Dans sa main droite, une brosse. Sa main gauche, il la tendait précautionneusement à Mond. Elle le regarda, hésita. Elle tourna sa tête à droite, puis à gauche, fit un pas en arrière, ne sachant que faire. D'ordinaire elle se préparait à ce que l'on ne lui propose pas d'alternative, et que l'on la selle de force. A présent, Sébastien lui offrait un choix, et la dernière fois qu'elle en avait pris un était si éloigné dans sa tête qu'elle ne s'en rapellait même plus. Et pourtant les chevaux ont vraiment une mémoire exceptionnelle. Elle goûtait à présent à une forme de libertée, depuis le temps qu'elle en avait oubliée la saveur. Et cela la grisait. Elle n'osait pas se presser contre son bienfaiteur, elle ne savait quoi faire. C'était une situation vraiment embarrassante. Sébastien était un peu embêté. Il regardait la jument se dandiner, il ne savait pas pourquoi elle avait cette réaction. Il se demandait ce qu'on pourait lui dire si quelqu'un remarquait le balancement hésitant de la jument. D'aileurs, quelqu'un s'approchait justement. Il s'en voulut, mais ne pus faire autrement. Il s'avanca en écartant les bras pour bloquer la jument dans un coin et tenter de la calmer. Elle avait eu peur lorsqu'il s'était approché d'elle comme ça, aussi impressionnant. Tout de suite la panique était revenue. Elle avait reculée jusqu'à que ses fesses touchent le mur, l'empechant de reculer d'avantage. Elle s'était trouvée prise au piège et avait commencée à paniqué, et même à couinner un peu. Le pire pour elle fut quand quelque chose qu'elle n'avait pas vue se posa contre sa joue. Elle avait retirée vivement sa tête et se l'était cognée contre le mur. Sébastien se mordit la lêvre jusqu'au sang. - Mais qu'elle COnne, jura t-il. La jument était un peu sonnée. Il en profita, lacha la brosse, attrappa doucement la tête de la jument, et du plat de la main appuya fortement sur le point d'impact. Elle se laissa faire, groggy. Un instant encore auparavent, elle avait eu peur. Elle avait eu mal, mais maintenant tout allait mieux. Une douce chaleur et une forte pression calmait la douleur qui irradiait de sa tête. L'homme contre elle avait effectué des gestes précis, doux, expérimentés. Elle ne savait pas encore si elle pouvait lui faire confiance, mais déjà il savait calmer son tourment. Pourtant dans son esprit persistait de lui l'image d'une ombre menacante. Sébastien jugea que la douleur devait s'être calmée, aussi relacha t-il doucement la pression. Mond ne bougeait pas encore. Il approcha précautionneusement son visage de celui de la jument, et fit un petit baisé là où elle avait mal un instant avant. - Voilà, envolé le bobo, lui dit-il doucement. Il lui caressa doucement la tête, évitant l'endroit échaufé. Il lui caressa ensuite les joues, et fut surpris de ne plus lui faire peur apparament. Elle avait encore la tête qui tournait un peu. C'était surtout la chaleur de sa tête contre le ventre de Sébastien. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas eu un contact aussi proche, que ce fut avec un de ses congénère ou son précédent propriétaire. Sébastien avait effacé la douleur comme par magie, et elle éprouvait une certaine quiétude à se trouver en sa présence. Mais si il s'occupait bien d'elle, elle n'arrivait pas encore à se fier totalement à lui. -- "Mr Hate" -- Le moniteur n'était qu'un rustre. Et encore Sébastien estimait qu'il restait poli envers un homme tel que celui ci. Il n'avait que peu de ménagement pour les montures, et n'avait jamais d'attention à leur égard. Sébastien était accoudé à la barrière du manège et regardait les chevaux marcher à la file indienne, tourner inlassablement en rond, la tête basse. Les cavalières tiraient sur les rennes, tentant de faire retrouver à leur monture un semblant de dignité. Il ne pouvait vraiment blamer sa soeur, car elle n'était pas mieux que ses copines, et faisait de même avec Mond. Il s'occuperais bien d'elle à la fin, si elle se laisait encore approchée comme elle l'avait laissé. Il n'en revenait encore pas. Il avait suffit qu'elle se cogne, qu'il lui porte secour pour que presque par enchantement elle s'abandonne dans ses bras. Elle était tout dabord restée statique, avait essayée de garder ses distance, puis s'était soudainement pressée contre lui. Il s'était d'un coup retrouvé avec Julia dans ses bras. Il n'y avait pas cru au départ. Il avait eu l'impression de se réveiller d'un interminable cauchemar et de retrouver sa bien aimé. Il avait glissé lentement ses mains autour du cou de la jument, et l'avait enlacée. Elle s'était ensuite laissée difficilement panser. Elle essayait continuellement de se trourner vers lui, et de se presser contre son ventre, à la recherche d'un réconfort. Il avait pus ainsi explorer chaque partie de son corps, et s'était un peu attardé sur ses fesses. Mais elle était chatouilleuse, et s'était dégagée. Ils avaient étés les derniers à sortirs du box, mais elle resplendissait, et sa soeur avait été fière de la monter. Les autres cavalières lui avaient proposées de s'occuper de leurs montures, mais il avait refusé. Il n'avait plus d'yeux que pour elle. A chaque fois qu'elle passait devant lui, elle faisait un léger écart dans sa direction et il en profitait pour tendre son bras droit et la caresser. Sébastien n'arrivait pas à faire la part des choses. La perte de Julia était encore trop récente, et il avait vécu avec elle des moments si intenses qu'il avait peur de la replacer par Mond. Il ferma ses yeux et appuya son front contre ses bras. Il ne savait quoi penser. Etait-il infidèle ? Lui en aurait elle voulue de s'occuper d'une autre qu'elle même ? Il pensa que s'ils s'aimaient VRAIMENT, lui et Julia, d'en aimer une autre ne briserais pas leur amour. Mond avait besoin de lui, et lui avait besoin de Mond. Julia n'était plus là, et il en était certains, elle l'aurait approuvée, voire même encouragée à partager son amour insasiable. Un museau farfouilla sa tignasse, comme pour chercher à la lui brouter. Il se dégagea rapidement, puis se revisa. Mond se tenait devant lui, et sa soeur lui lanca un petit sourir. Il tendit une main et caressa la douce joue de la jument, qui pencha la tête de coté. Il était à nouveau amoureux. -- Hey, tu dort ? -- Depuis le temps qu'un museau ne s'était pas attardé de la sorte dans son cou. cela devait bien faire une semaine. Mond y fourait le sien doucement tandis qu'il lui brossait le cou et les jambes. Elle se sentait bien avec lui. Maintenant qu'elle avait terminée ses tours de manège, elle pouvait être avec son petit homme, tranquille. Il s'occupait bien d'elle, et elle était tellement heureuse. Chaque semaine, elle lui faisait une fête. Alors que les autres chevaux s'étaient habitués passivement à leur cavalieres, Mond tournait dans son box presqu'une heure avant l'arrivée de Sébastien. Elle avait en plus une envie folle de galoper à la venue du printemps. L'herbe juteuse poussait dans les champs, et les chevaux n'y avaient pas accès, continuellement reclus dans l'écurie. Aussi à chaque fois Sébastien lui apportait une grosse touffe d'herbe bien verte tout juste arrachée. Et pendant qu'elle mastiquait, elle se laissait panser par celui qu'elle préferait, qu'elle adorait. Depuis cinq mois, une forte complicité s'était installé entre eux. Mais Sébastien trouvait leur rencontres hebdomadaires trop distantes, trop courtes. Il avait déjà pensé venir la voir de nuit, mais il avait peur. Déjà parcourir vingt kilomètres, il lui faudrait prendre la voiture. La démarrer réveillerais sa mère. Ensuite comment entrer dans l'écurie ? Il ne savait si les portes étaient fermées la nuit, mais n'était jamais venu vérifier : il y avait le chien. Il rêva qu'avec l'arrivée du printemps, les chevaux seraient enfin installées dans les champs, ce qu'il lui donnerait au moins une chance de pouvoir passer plus de temps avec Mond. Il ne savait trop pourquoi, mais il trouvait que Mond avait une meilleure forme que les autres chevaux. Si au début elle avait été un peu maigre, elle avait depuis repris du poid et était une maginifique jument. - Vraiment belle pensa t-il pendant qu'il lui frottait le dos. Il avait du mal à se débarrasser de la fourrure d'hivers. Il arreta là son pansage, et passa encore sa main à plat sur le dos de Mond pour en lustrer la robe. Elle le regardait faire. Il ralentit sur la croupe ferme et hésita. Elle le connaissait bien maintenant, et voulu savoir si il pouvait aller plus loin. Sébastien voulait à présent partager avec Mond ce qu'il n'avait partagé qu'avec julia. Encore fallait-il savoir comment elle allait réagir à ses avances. Il glissa lentement sa main sur la cuisse de la jument, descendit au niveau du jarret, la fit passer entre les pattes, puis remonta doucement sur la fesse. Mond observait avec attention la manoeuvre. Depuis quelques instants, aucun des deux n'arrivait à distinguer la respiration de l'autre, temps chacuns retenait leur souffle. Sébastien avait peur de la réaction de Mond. Il remonta encore un peu tout en continuant à observer Mond, en la suppliant de regard de ne pas le prendre mal. Bientôt ses doigts touchèrent la vulve équine. Mond souleva vivement une patte arrière, tenta de se débarraser de ce qui la genait, puis la reposa, un peu plus à l'écart de l'autre. Elle tenta de chasser vigoureusement cette présence étrangère avec sa queue, puis finalement, comme résignée, la souleva légèrement. Sébastien avait eu peur, mais il était resté dans sa position. Il avait prié pour qu'elle le pardonne. Au départ cette présence l'avais affreusement genée. Puis sans savoir pourquoi, elle avait resentie le besoin brulant de garder cette présence là où elle était. Elle savait que c'était Sébastien, et n'avais pas compris ce geste. Mais maintenant elle le voyait d'un autre oeil. Ce n'était pas définissable pour elle. Simplement que jusque là, Sébastien constituait un compagnon très agréable. Elle le voyait maintenant comme un prétendant. Sébastien était encore un peu surpris de la réaction de la douce jument. Elle avait dabord tentée de se débarraser de lui, et maintenant elle le laissait faire. Lui faisait elle confiance ? Il se repris et se décida à vérifier cette hypothèse. Il glissa précautionneusement sa main sur la vulve chaude et la massa doucement. Une vague de chaleur l'envahie rapidement. A chaque tour, Mond se sentait mieux encore. Elle respirait plus rapidement, plus profondement. Elle ronflait presque. Elle se cambra un peu, souleva davantage sa queue. Sébastien surveillait les alentours, il avait peur. Il se pressa contre la cuisse de Mond, et glissa doucement son majeur dans la fente humide. Elle releva sa queue autant que sa tête et hennie en couinant. Sébastien s'écarta vivement, se colla au mur opposé. Chapitre 7 : Night Mare -- Rambo -- Il avait eu du mal à s'expliquer, mais finalement tout s'était bien passé. Mond avait été surprise que Sébastien ne poursuive pas sa délicieuse investigation, et avait de plus été distraite par l'attroupement qui s'était rapidement formé devant son box. Sébastien avait tenté d'adopté l'air le plus normal possible, et par mégarde avait-il louché sur l'index fautif qu'il venait de placer sous son nez, en prenant une pose songeuse quand à la réaction de Mond. D'un coup, l'odeur du vagin de la jument lui avait inondé les fosses nasales, et il avait été très surpris. Tout le monde avait éclaté de rire à sa grimace, sans que personne ne sache pourquoi il l'avait faite. Il souriait en y pensant, pendant qu'il serrait les lacets de ses chaussures de marches. La dernière fois qu'il les avait mises, c'était la veille de la disparition de Julia, pour aller la voir justement. Depuis il les avaient rangées dans un carton qu'il avait glissé sur son armoire. Il n'avait plus voulu y toucher, comme un sanctuaire qu'il ne fallait pas violer. Mais ce soir, c'était différent. Il effectua l'inventaire de sa combinaison et du contenu de ses poches. Chaussettes épaisses, short de cycliste noir (facile à baisser), pull noir, lampe de poche, montre, bandage en cas de problèmes. Pourvu qu'il n'en ai pas besoin... Il l'avait décidé très vite, mais depuis le temps qu'il attendait de vérifier par lui même. La réaction de Mond l'avait décidé définitivement. Il ne pouvait attendre, sachant qu'ELLE l'attendait. Il partirait la nuit même, quitte à dormir en cours le lendemain. Mais sortir le week end était hors de question. Il rencontrerais alors trop de monde sur la route, à toutes les heures de la nuit, des jeunes allant ou revenant de discothèque. De partir en expédition une nuit entre deux jour ouvrable était un avantage considérable pour sa sécurité. Les gens se couchaient tôt pour aller travailler le lendemain. Il pouvait donc alors circuler en toute tranquilité. Il s'assura encore que rien de son attirail ne faisait de bruit. Le pire avait été un pull avec un col à fermeture éclair. Le boucle cognait contre la fermeture, et dans la nuit il avait eu l'impression que cela s'entendait à des kilomètres, comme le tocsin. -- Pooouusee pas trop fort... -- Depuis cinq mois il faisait considérablement plus de sport. Il s'entrainait presque spartiatement. Ses muscles n'avaient presque pas augmentés de volume, mais il le savait, il était beaucoup plus fort qu'avant. Ce n'était pas une question d'eau dans les fibres musculaires, mais une question de calcium et de connexions nerveuses. Aussi, à la suprise de sa mère et de sa soeur s'était il remis au chocolat au lait le matin, et effectuait de moins en moins de trajets en voiture. Il avait par la même occasion redécouvert les bienfait de la marche à pied. Il avait acquit une allure vive, et laissait les autres piétons loin derrière lui. Après tout, il était question de relier un point à un autre, et ce le plus rapidement possible. Il n'était pas question d'effectuer une quelconque chorégraphie, genre le roulé de cul de pas mal de filles, ou le déhanchement façon 'Aldo Macione' des garcons qui se la jouent. Parfois de marcher avec autant d'empressement lui tirait sur l'avant des jambes et lui arrachait des grimaces de douleurs. - C'est pour la bonne cause, se disait-il alors. Il avait chronomêtré le temps qu'il mettait à rejoindre le centre ville. Pour lui, l'arrivé c'était la Poste. Et plutôt que de confier le courrier au facteur lorsqu'il daignait bien se présenter, il allait dès que c'était possible, entre midi et deux, poster personnellement le courrier. Il avait ainsi dressé un graphique de l'évolution de ses performances. Au départ cela avait été lent, avait connu une croissance assez importante, et à présent il commençait par atteindre sa vélocité optimale. Il était fier de lui. Cette nuit enfin il allait pouvoir mettre en oeuvre sa préparation. C'était une mission sur le terrain, ce n'était plus de la simulation cette fois. Il allait réellement passer sur le champ de combat. Son objectif, passer une nuit entière avec Mond, et ce sans rencontrer le moindre problème. Il referma la porte d'entrée doucement derrière lui, verrouilla en prenant soin d'amortir le déclenchement du barrillet. Il sorti lentement la clef de la serrure, et la glissa dans le pot de géranium juste à coté de l'entré. C'était une cachette trop évidente pour qu'un cambrioleur pense y regarder. Il laisserait le double dans sa voiture. Ainsi, en cas de problème, il pourrait toujours rentrer à pied ou en auto-stop, et revenir discretement dans sa chambre. Il n'avait pas encore trouvé quoi inventer au cas où la voiture subirait des dommages. Mais cela vallait le coup d'être tenté. Il poussa la voiture sur plus de cinq cents mêtres. Au départ, cela lui avait semblé presqu'inpossible. Mais une fois en branle, l'engin se laissa assez bien pousser. Il s'était installé au volant, et comme s'il se trouvait encore devant chez lui, pris d'infinie précautions pour démarrer. Il ne se relacha qu'une fois sorti du village. -- "Alors c'est l'histoire d'un mec..." -- Il arrêta sa voiture dans un bosquet d'arbre. Il avait continué encore un kilomêtre, et avait trouvé un endroit à l'abris, isolé. Maintenant tout commencait vraiment. Il ne resentait pas encore le stress de l'aventure. Il était encore trop loin de son objectif, il ne s'était pas encore avancé, il pouvait encore revenir. Mais si tel était le cas, il le regretterais, il le savait. La nuit était un peu fraîche. Il sentait les branches lui balayer le visage. Il avait repéré un petit chemin qui rejoignait l'écurie par l'arrière, presque de là où il avait garé sa voiture. Il l'avait emprunté plusieures fois, à l'allé et au retour pour en apprendre tous les pièges. Cela lui évitait d'utiliser sa lampe de poche, et ainsi de se faire découvrir. Mais parfois son utilisation était necessaire. Alors il plaquait devant sa main à plat, et en écartant légerement le majeur et l'annulaire, une fine fente lumineuse rosée parvenait à illuminer faiblement devant lui. Mais c'était vraiment un minimum, et il devait bouger la lampe autour de lui en continuant d'éclairer vers l'avant afin de faire bouger les ombres, et ainsi de pouvoir mieux apprécier les distances. Maintenant il commencait à avoir froid aux mains. Il les glissa sous ses aisselles pour les échauffer. Il lui sembla avoir de plus en plus froid, et commenca à trembler. Sa machoire se mise à claquer de plus en plus vite et de plus en plus fort. Mais ce n'était pas à cause du froid. Il avait pris soin de manger avant de partir. Il avait même poussé le perfectionnisme à prendre un bol de chocolat chaud bien sucré avant de se coucher. Non, physiquement il était près, mais moralement il ne l'était pas encore. Trop de choses étaient en jeu. S'il se faisait prendre dans une position aussi... embarrassante, s'en était fini de ses rêves de carrière. Il n'en avait pas vraiment en plus, mais Sébastien savait que là où il vivait, le pire n'était pas d'avoir un casier judiciaire, c'était d'avoir une réputation. Un réputation dont on ne pouvait plus se libérer. Certains en venait même à se suicider, sachant qu'une fois que l'on vous avait collé une étiquette, vous n'étiez plus jamais libre de vos mouvements, sauf si l'on partait loin refaire sa vie ailleur. Il s'arretta, frotta ses doigts douloureux, pencha sa tête en arrière, et respira le plus profondement et le plus lentement possible. Il s'auto-hypnotisa, se convint qu'il était près, qu'il avait suffisement dormi, qu'il avait choisit la bonne nuit pour limiter encore les risques. Que pouvait-il arriver ? Il resta encore quelques minutes dans cette position, calmant encore sa respiration. Enfin, quand sa nuque lui fit mal, il reparti. Il avait à présent chaud, très chaud. Il était près à affronter le monde entier. Il allait voir Mond. -- "Ouvre moi la porte, toi qui a la clé" -- Il venait de s'accroupir. Devant lui, l'écurie. Il pouvait presque la toucher. Elle était pourtant encore à une vingtaine de mêtres. Il avait ouvert grand sa bouche pour limiter le sifflement de sa respiration, et écoutait tous les sons autour de lui en tournant de temps en temps la tête comme une chouette. Il entendait les vertèbres de son cou grincer très légerement lorsqu'il tournait la tête, tant il était concentré. Il y avait heureusement du vent dans la cîme des arbres. De ce fait, le froissement des feuilles couvriraient un peu les bruits qu'il pourrait faire. Le chien ne dut pas l'entendre, car il se trouvait contre la porte arrière de l'écurie. Il tremblait de nouveau, et s'autorisa une petite relaxation. Ce n'était pas la peine de précipiter les choses. Si ce n'était pas la première fois qu'il allait s'introduire dans une propriété privée, il en était devenu coutumié avec Julia, c'était par contre la première fois qu'il allait entrer dans une batisse, et ce en toute illégalité. Mais le pire, c'est qu'il pouvait y être pris au piège, et il le crainait. Seul la perspective de se trouver emprisonné avec la jument qu'il aimait le rassurait. Evidement la porte était fermée. Il savait par contre qu'on pouvait l'ouvrit de l'intérieur. Mais il ne savait pas ce qu'il y avait à l'interieur justement. Il n'avais pas fait attention aux détails de cette porte. Cette vieille porte n'était jamais utilisée et donnait sur la réserve de foin. Sébastien placa le bout de ses doigts sur ses tempes et asseya d'imaginer le mécanisme du verrou. - Voyons, la porte doit se bloquer lorsqu'on la referme, s'ouvrire de l'intérieur facilement à l'aide d'une clef de l'exterieur. Le mécanisme fut rapidement élucidé. Heureusement qu'il appréciait les livres d'histoire sur le siècle passé, et un de ses chapitre préféré était celui sur les verrous et loquets. Il les trouvait diablement ingénieux. Mais il n'avait pas de fil de fer. Rien autour de lui ne pouvait lui permettre d'ouvrir cette porte. Il sagissait de faire clé dans le verrou, or il n'avais à sa disposition dans des branches, rien qu'il puisse plier et qui garde sa forme. Mais l'idée lui vint. Ayez un but, vous trouverez TOUJOURS le moyen de parvenir à vos fins. Il cassa une fine branche au niveau d'un noeud. Il avait donc en sa possession une sorte de V assez résistant. Il retourna silencieusement à la porte, se baissa, et glissa précautionneusement le bout du V dans l'orifice. Pendant le trajet du retour, il avait raccourci une les branche du V, et l'avait débarrassé des jeunes feuilles. Sébastien surveilla l'avancée de la tige. Bientôt la branche courte sortie de l'autre coté et se détendie un peu. Aussi, tout doucement, en controlant bien la rotation de la branche qu'il gardait encore en main, il tira doucement. La branche courte se plia lentement, puis glissa contre la porte. Plus Sébastien tirait sur son bout, plus l'autre remontait contre la porte de l'autre coté. Il fini par sentir un résistance, et tira un peu plus fort. Il posa son oreille contre la porte et entendait les chevaux s'agiter un tout petit peu. Mais surtout il entendait la branche courte appuyer contre le loquet et le soulever difficilement. Il devait être encrassé, n'ayant plus été manipulé depuis un certain temps. Soudain la branche cassa, et il se retrouva avec un seul morceau en main. Il s'empecha de jurer, et alla en chercher un autre, un peu plus gros. Et sans s'énerver davantage, il essaya une fois encore. Enfin il allait y arriver. Il fallait faire attention, il devait pousser la porte, si encore il n'y avait rien devant qui puisse en gener l'ouverture. Il tira doucement, et un petit grincement se fit entendre, et un petit claquement. Il maintint le loquet en position haute, et pria pour que la branche à l'intérieur ne se tourne pas sur elle même, et reverrouille ainsi la porte. Il poussa doucement du pied sur le bas de la vieille porte qui se plaint du traitement subit en geignant un peu. Elle s'ouvrit, sans grincer, mais difficilement. Si elle ne grincait pas, elle frottait au sol. Sébastien se pencha, ramassa les huits branches de ses huits échecs précédent, rentra et referma derrière lui. Il s'accroupit à examina le sol aux alentours à taton. Celui-ci était assez régulier, mais sale. Le lendemain, on remarquerait que la porte aura été ouverte. Mais il savait comment réparer cela. Il s'attarda surtout à décoincer le loquet en le faisant un peu travailler dans son logement. Bientôt sa manipulation fut bien plus aisée. Il avait repéré à gauche de l'entrée un tas de foin, à droite rien. Les chevaux se trouvaient dans l'autre partie, il lui suffirait de franchir la porte qu'il devinait devant lui. Mais il ne vit pas le sceau devant lui. -- Rebondissement -- Le bruit en lui même n'avait pas été important, mais il s'était aggripé à quelque chose qui le suivit sans peine, une brouette. Un sceau d'abord, une brouette ensuite. A quand le camion benne ? En s'étalant au sol, et en tirant la brouette, un pied de celle-ci avait grincée contre les dalles de pierre qui formaient le sol, et les chevaux qui n'avaient pas encore été réveillé par le sceau l'étaient surement maintenant par la brouette. En tout cas c'est ce que pensait Sébastien, vu l'agitation qu'il avait causé. Dehors, le chien aboyait maintenant. Il était fait, fait comme un rat. Un rat, mais oui, bien sur. Il n'hésita plus lorsque la lumière de la cour s'alluma. Il remis le sceau en place, la brouette, lanca un peu de paille devant la porte pour cacher les traces qu'elle avait laissée dans la poussière, puis alors que la porte de l'écurie s'ouvrait, il s'enfuit sous le foin. Il esperait, il priait pour que rien n'apparraisse. Son pouls battait la chamade. Il respirait dans son pull. Il essayait dumoins. Il avait l'impression qu'il faisait un bruit incroyable, que celui qui venait d'entrer à coté allait venir immédiatement vers lui et le tirer de sa cachette. Il respira encore deux goulées, pris une bonne inspiration, et bloqua tout. Il bloqua même ses muscles. Ce qu'il entendait maintenant, ce n'était plus que le battement de son coeur qui ralentissait doucement, les chevaux qui se calmaient, le chien qui continuait d'aboyer. L'attente était interminable. Il ne savait pas quoi faire, il ne pouvait plus bouger sans se faire repérer. Il distingua soudain une lumière à travers le foin. La lumière balaya la petite salle, passa sur le tas où Sébastien se trouvait, continua, puis revint. Mais s'attarda sur la tas. Sébastien était découvert. Il n'entendait même plus les battements de son coeur. Il voyait la lumière devant lui, il ne pouvait bouger. Il attendit que la personne en face de lui vienne le chercher. -- Les miracles n'existent pas -- La lumière repartie cependant. Sébastien n'en revenait pas. Il avait cru un instant qu'il avait été découvert, mais la personne n'avait qu'hésitée. Elle aurait put venir vérifier dans le tas s'il ne s'y trouvait personne. Cela ne lui aurait pas demandé beaucoup, mais elle avait renoncée. Il attendit encore, et fit bien car ce ne fut qu'une minute après qu'il entendit la porte de l'écurie se fermer définitivemebnt. Il relacha doucement la pression de ses poumons brûlants. Il voulait tousser, cracher. Mais il fallait encore attendre un peu, être sûr que ce n'était pas une feinte. Enfin il s'étira, et aspira une grande goulée d'air frais qui sentait bon le foin. Sa première depuis bien dix minutes. Dix minutes d'une attente insupportable. Il avait même cru s'évanouir à un moment, tant l'air lui manquait. Il respirait si lentement pour éviter de faire du bruit qu'on pouvait presque dire qu'il ne respira pas du tout. Pourtant sous le stress, c'était comme s'il avait courru un deux cents mètres. Enfin il était tranquille. L'homme avait gueulé après le chien une fois sorti, et le chien s'était tut. Il avait reconnu la voix du 'gros', le moniteur. A présent, il était seul avec les chevaux. Il sorti de la salle où il se trouvait, et se retrouva dans l'écurie qui lui était maintenant si familière. Les chevaux s'agittèrent un peu en sa présence, aussi il longea le mur opposé afin d'éviter un quelconque incident. Il se dirigea vers le box de Mond. -- "Le soleil à rendez vous avec la lune" -- Il regarda, mais ne la vit pas. Merde, tout ça pour ne pas la trouver. Il avait déjà perdu Julia comme ça, il ne voulait pas perdre Mond aussi. Il se risqua à sortir sa lampe de poche et éclaira en face de lui. Rien, c'était vide. Il éclaira le coté droit du box, et ne vit toujours rien. Soudain lorsqu'il arriva presque devant lui, couchée sur le sol... Une lumière l'aveuglait. Déjà quelques temps auparevent il y avait eu du bruit, quelqu'un était entré. Elle s'était levée, avait regardée ce qu'il se passait, pas très éveillée, mais prète à détaler comme son instinct lui commendait en tant que proie. Enfin au départ de l'homme, elle s'était recouchée, et avait de nouveau trouvée le sommeil. Maintenant une autre lumière, plus vive, la tirait de ses songes. Elle essaya de se relever vivement. - C'est moi, dit il. Il l'avait dit à voix haute, distinctement. La jument dans sa demie conscience dut le reconnaitre car elle ne continua pas le geste qu'elle avait amorcée, mais se laissa lentement redescendre contre la porte du box. Sébastien ne pouvait l'ouvrir, aussi il rangea sa lampe de poche, s'appuya sur le bord de la porte, donna une impulsion avec ses pieds, et se souleva à bout de bras. Il fit attention de l'autre coté, ne distinguant rien. Il s'accroupit et examina de nouveau le sol à taton. Juste devant lui Mond avait gardé la tête relevée et tendit son cou pour sentir l'intrus. Elle avait crue que c'était son Sébastien, et en fut rapidement certaine. Elle voulue tout de même se relever, mais Sébastien lui reposa doucement la tête sur le sol. Elle se laissa faire. Il se pencha en avant, et posa doucement ses lèvres contre celle de la jument. Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avais pas fait avec Julia, et si longtemps qu'il en rêvait avec Mond. Elle éprouva une sensation bizarre dans son sommeil. Elle revait d'un petit homme qui lui faisait resentir de drôles de sensations, des sensations merveilleuses. Mais non, elle ne rêvait pas, il était là, contre elle. Sébastien s'allongea précautionneusement à coté d'elle. Il lui souleva doucement une patte antérieure, puis se glissa lentement contre son ventre. Il la caressa alors qu'elle se réveillait davantage. Elle fourrait son museau dans ses cheveux, et respirait fortement l'odeur qui s'en dégageait. Sébastien se sentait bien. Enfin il pouvait la serrer dans ses bras sans restriction. Il glissa une main le long de son ventre, entre ses pattes postérieures. Il massa doucement les mamelles vides de la juments, son pubis gonflé, sentant la fermetée de sa vessie pleine. Elle avait écartée ses pattes lorsqu'elle avait sentie la main chaude et une peu tremblante de Sébastien contre ses mamelles. Dès qu'il la touchait, elle se sentait mieux, de mieux en mieux. Elle se souvenait encore de quelques heures auparavent où Sébastien l'avait presque rendue folle. Déjà elle sentait la vague de chaleur revenir. Sébastien dut se rendre à l'évidence que Mond voulait se lever, aussi la laissa t-il faire. Une fois debout, elle se secoua un peu, bailla bruyement, puis taquina Sébastien du museau. Il posa ses mains sur ses joues, et guida doucement ses lèvres contre les siennes. Pour elle, cette position était un peu contre nature, et elle aurait bien voulue se dégager, si seulement elle n'éprouvait pas autant de plaisir à se trouver dans cette situation. Sébastien repensa à la première fois avec Julia, comment tout avait faillit ne pas réussir à cause d'un bête malentendu. Aussi, maintenant qu'il était plus expérimenté, il frotta d'abord ses lèvres contre celles de Mond. Puis il les lècha un peu. Elle voulue se libérer, mais il la maintint. Il fallait qu'elle s'habitue d'abord. Il savait que ce n'était pas naturel chez des chevaux adultes d'avoir des contacts buccaux. Aussi il s'attacha à être plus doux encore, afin de bien lui signifier que cela n'avait rien à voir avec un flehmen. Elle se ravisa enfin, et se laissa faire, confiante. Il essaya doucement de glisser sa langue dans la bouche de la jument. Il savait qu'il fallait beaucoup de confiance pour être certain de la réaction de sa compagne. Il fut surpris que Mond optempéra aussi rapidement. Elle ouvrit déjà sa machoire, lui laissant la direction de la première manche du tournoi. Il devait lui expliquer comment faire, aussi Sébastien pencha sa tête de coté, pressa ses dents contre celles de Mond, puis lui taquina la langue de la sienne. Joueuse de nature, elle ne tarda pas à répondre à ses avance, et bientôt, nez contre nez, ils nouèrent des... liens très forts. -- "Souvenirs souvenirs" -- Refaisant les geste qu'il avait executé avec Julia la première fois, il quitta la bouche de Mond pour se serrer fort contre elle. Il resta ainsi un temps qu'il ne put déterminer. C'était si reposant. Elle était chaude, elle sentait si bon. Il l'avait bien pansé, elle avait le pelage encore tout doux. Déjà il sentait une érection. Aussi il ne tarda pas et se glissa lentement vers l'arrière de la jument. Il fallait cependant faire attention à ne pas la faire exploser comme la veille. Aussi il s'attacha à être plus tendre encore, à prendre plus le temps. Il regarda finallement sa montre, 2H24. Il avait vraiment tout son temps pour faire les choses bien. Il caressa longuement la croupe de Mond, puis ses cuisses. Ce ne fut que très progressivement qu'il remonta vers les fesses galbées de la jument. En le sentant derrière elle, déjà plusieures vagues chaudes avaient submergée la jument. Mais Sébastien ne s'en était pas rendu compte. Elle avait déjà écarté légèrement ses pattes. Il remonta encore un peu ses mains sur ses fesses. S'il ne voyait rien, il connaissait bien la croupe et les fesses de la jument de son coeur. Julia y avait encore une place tout aussi importante que celle de Mond. L'amour qui leur portait n'était pas partagé arithmétiquement entre elles, mais il les aimait toutes les deux autant. Autant il aimait Julia, autant il aimait Mond. C'était assez incroyable d'avoir autant d'amour pour elles. Même pour les membres de sa famille il n'en avait pas autant. Même pour sa mère. Mais c'était un amour autre, pas aussi fort cependant que celui qu'il portait à Julia et à Mond. S'en était presque de la vénération. Maintenant il savait s'y prendre avec les juments. Il ne posa pas tout de suite une main sur la vulve sensible de Mond, mais approcha son visage de ses fesses. Il huma la forte odeur qui provenait de sous sa queue, et en sentant le souffle chaud contre son anus et sa vulve, elle souleva d'elle même cette admirable cascade qui cachait si bien sa douce intimitée. Le passage libéré, Sébastien y fourra d'avantage son visage, jusqu'à sentir son nez contre le cul de Mond. Elle avait tournée sa tête vers Sébastien. Jusque là, elle sentait des décharges provenir de son entrefesse. Elle ne savait pas ce que c'était, vu qu'elle était encore vierge. Mais Sébastien ne l'était plus, et il allait faire d'elle une femme. -- Oups, il manque quelque chose -- Sébastien se redressa. Il s'écarta de Mond, et chercha quelque chose dans le box. Finalement il dut se rendre à l'évidence, rien ne s'y trouvait pour lui permettre d'être à la bonne hauteur. Il se souvint alors facilement du sceau sur lequel il avait trébuché. Un sceau en métal qui supporterait parfaitement son poid. Il quitta SA jument quelques instants, passa au dessus de la porte, puis revint rapidement avec l'objet convoité. Mond l'attendait, la tête pasée au dessus de la porte. Il dut la pousser un peu pour pouvoir rentrer, ne voulant pas se risquer à faire du bruit en ouvrant la porte. Il posa le sceau dans un coin, puis se déshabilla, gardant ses chaussures. Il voulait enfin un contact intégral avec celle qu'il aimait si fort. Il ne fut pas déçu, et sentit immédiatement la chaleur qui irradiait d'elle lorsqu'il se serra contre la jument. Il la carressa longuement, puis se dirigea à nouveau où il en était. Les mains sur les fesses, il glissa son visage entre la queue de Mond et sa cuisse. Mais il ne lui laissa pas le temps cette fois. Il commenca immédiatement à lui lècher avidement la vulve, et à la sucer. Immédiatement elle s'était mise à se balancer de gauche à droite. Et lorsqu'il arrêtait, elle reculait pour le forcer à continuer. Il la têta, écartant doucement ses fesses, fourant son visage entre ses cuisses chaudes. Elle lacha un long pet odorant, et soudain, alors que Sébastien avalait ses sécretions vaginales, elle lui pissa abondement dans la bouche. Sous la surprise, il avala une gorgée d'urine brûlante au goût amer, et s'écarta. Elle termina longuement. Mais avant qu'elle ne finisse, il recolla sa bouche sur la vulve clignante, et en suca le clitoris à chaque fois qu'il emmergeait contre sa langue. Contre son ventre, son pénis criait de douleur. Il le massa un peu, mais dès qu'il y touchait la douleur était plus vive encore. C'était comme toucher à une brûlure ou à une plaie écorchée. C'était attroce. Il savait qu'il ne pourrait tenir plus longtemps. Mond était excitée, elle remuait dans tous les sens. Cela ne s'arrangea pas lorsqu'elle sentit le majeur de Sébastien glisser dans sa fente chatouilleuse. Elle se cambra dessus, la queue bien relevée. Il se pressa alors contre elle, et essaya difficilement de la masturber. Elle reculait. Aussi il ne s'attarda pas. Il pris le sceau, se mis contre le mur, monta dessus, et attendit. Il n'eut pas à attendre longtemps. Mond recula encore deux pas, et elle l'emprisonna. Il posa un coude sur sa croupe, glissa une main entre elle et lui, descendit son pénis, puis se cambra à son tour. -- "471 farenheit" -- Il sentit immédiatement son pénis glisser dans un écrin de soie animale. Il remonta sa main sur la croupe, s'y aggripa, et commenca un va-et-vient langoureux. Mond jouïssait déjà, excitée comme elle était. Sébastien sentait les spasme de son vagin étreindre son pénis. Il n'allait lui aussi pas tarder à jouir. Il avait mis cette technique au point un peu par hasard avec Julia lors de leur première fois. Après des carresses et des massages, il lui faisaient un cunilingus, la masturbait jusqu'à qu'elle reserre les lèvres de sa vulve sur ses doigts, puis se placait derrière elle et la pénétrait. Bientôt, vu leurs niveau d'excitation, ils jouissaient en coeur. Mais ensuite, alors que Julia continuait à jouir, Sébastien reprennait une seconde pénétration, qui durait forcément plus longtemps. Au départ, il avait exceptionnellement tenus une demie heure pour sa seconde pénétration. Mais dès la deuxième fois, cela avait été plus court. Au fils des jours, à force d'expérience, il avait tenu quelques minutes de plus à chaque fois. Ils avaient atteinds presque trois quarts d'heure ensemble. Et il n'avait pas perdu la main, s'entrainant manuellement à tenir le plus longtemps possible en pensant à Julia. Mais Mond serrait trop fort. Il sentait trop son pénis d'homme enfoncé dans la vulve de la jument, et alors qu'elle avait un autre orgasme, il eu le sien lui aussi. Il s'effondra sur sa croupe, toujours bloqué entre elle et le mur. Mond avait sentie une chaleur autre envahir son ventre, comme un liquide qui y était injecté. Elle sentait parfois l'eau froide lui rafraichir l'oeusophage lorsqu'elle buvait à une rivière. Or là, elle venait de sentir le sperme de Sébastien la féconder. -- "Encore et encore" -- Elle trouvait cela merveilleux, et elle avait l'impression qu'une partie de celui qu'elle aimait était en elle. Elle en voulait plus, et elle remua un peu des fesses pour inciter Sébastien à reprendre sa pénétration. Il souffla encore un peu, n'ayant certainement pas l'intention d'en rester là. Aussi il optempéra, et repris bientôt son ample déhanchement. Pendant ce temps, il carressait la croupe et les fesses de sa compagne. Enfin il y était, et comme c'était bon. Il s'adossait au mur frais, et donnait des coup de bassin contre la vulve de la jument, qui ronflait de plaisir. C'est uniquement lorsqu'elle décida qu'elle avait recue assez de SON Sébastien en elle qu'elle le libéra. Il avait éjaculé quatre fois, et ils étaient en nage, tous les deux essouflés. Elle se retourna et ils se firent un long baisé amoureux. Lorsqu'elle redescendit son museau le long du ventre humide de Sébastien, elle trouva son pénis encore érigé, plein de sperme et de sécretions. Elle le renifla avidement, hypnotisée par l'odeur. Puis, trouvant certainement l'odeur allèchante, elle y goûta. Sébastien se cambra quand la langue chaude de Mond remonta le long de son pénis. Elle s'y attarda de plus en plus, puis finie par gober doucement l'appendice. Il s'appuya doucement sur sa tête, et la laissa agir à sa guise, en toute confiance. Elle le têta lentement, mais il ne put éjaculer encore. Si cela lui plaisait tant, il savait où trouver de sperme. Il lui demanda de le laisser, et elle s'executa à contre coeur. Il la longea, souleva délicatement sa queue, posa sa bouche sur sa vulve humide, et la têta à son tour doucement. Bientôt du sperme coula dans sa bouche. Il le garda, retourna à l'avant, et le proposa à Mond. Elle le lappa directement de sa bouche, leurs langues se nouant une fois davantage. -- "Ce n'est qu'un au revoir..." -- Déjà presque 6H30. Il lui fallait se dépecher. D'ordinaire il se levait, lui, sa soeur et sa mère à 7H tapante. Or il lui fallait encore rejoindre la voiture, rentrer sans faire de bruit, remonter dans sa chambre. Et tout ça avant que le réveil ne sonne. Et quand enfin on viendrait lui signifier son retard, il devrait feinter un réveil difficile. Mais cela, se dit Sébastien, étant donné la nuit blanche qu'il avait passé, ce ne sera pas dur. Il remis le sceau en place, retourna embrasser Mond, puis parti. Il pris une poignée de poussière et de foin émieté, ferma la porte, puis par le trou du verrou, s'aidant d'une large feuille, il l'expédia en fine pluie qui recouvrirait ses traces. Il n'en revenait pas, il était encore dans un rêre. Tout s'était trop bien déroulé. Il avait faillit se faire prendre, puis avait passé une nuit superbe en compagnie de la jument qu'il aimait. - Tiens, tu es déjà debout, lui demanda sa mère ? Elle avait encore les cheveux en bataille, robe de chambre, les yeux plissés par la luminositée de la cuisiné. La radio toujours callée sur RTL2, Sébastien présenta la table dressée, et ajouta : - Je suis même allé chercher des croissants. A son retour, il était trop juste, aussi avait-il décidé de feinter de la sorte. A 7H, lorsque son réveil sonna, il monta dans sa chambre, se changea et pris une douche rapide pour effacer l'odeur de l'amour qu'il avait passé avec Mond pendant toute cette nuit. Il était vite redescendu, et s'était assis à table. Sa mère ne dit rien, encore trop endormie. Ce jour là, Sébastien ne fut pas très productif en classe. Soit il dormait, somnolait, où quand enfin ses professeurs pensaient pouvoir compter sur lui pour répondre à des questions, le voilà qui répondait évasivement, la tête dans les nuages. - Vraiment un drôle de gars, pensaient-ils tous de lui. Chapitre 8 : Chansons BI-fluorées -- Télé Sacha -- Il était retourné la voir plusieures fois depuis, et à chaque fois tout s'était passé sans encombre. Le voyage, l'entrée dans l'écurie, sa visite, puis son départ. Il ne pouvait plus se passer d'elle, et elle ne pouvait plus se passer de lui. Depuis quelque temps il parrassait à sa mère vraiment fatigué, aussi lui avait-elle demandée de consulter un médecin. Celui-ci lui avait essentiellement prescrit des vitamines pour donner à Sébastien un coup de fouet. Et cela marchait à merveille. Il ne les prenait qu'avant de rejoindre son amoureuse. Ses performances n'avaient pas effectuées de bon spectaculaire, et il mettait surtout son endurance sur le compte de l'exercice presque quotidien d'une activité fortement... sportive. Il surprenait ses camarades avec sa nouvelle carrure. En fait, elle n'était pas vraiment surprenante, mais ses abdominaux saillants et ses jambes musclées ne passaient pas inappercus. Il avait eu du mal à expliquer cette soudaine transformation. Pourtant c'était une préparation quasi quotidienne qui l'avait rendu aussi puissant. La marche à la poste, des travaux pénibles qu'il s'obligeait à faire, tout en poursuivant courageusement ses études. En cette fin d'année, les profs l'avaient félicités pour ses excellents résultats, avaient notés sa rage de réussir après une période difficile. Il savait que ses résultats étaient très bons, et voyait l'avenir sereinement. Pourtant il ne voulait pas continuer ses études pour ne pas s'éloigner de Mond. Il voulait surtout commencer à gagner de l'argent pour pouvoir réaliser son rêve le plus cher, la racheter au 'gros'. Sébastien avait déjà commencé à économiser, avait récupéré l'argent qui lui était dut un peu de tous les cotés, avait vendu des objets dont il ne se servait plus. Son compte en banque se portait bien. De toute façon, pour ses bons résultats scolaires il savait qu'il recevrait de l'argent. En fait, il gagnait un peu plus Mond à chaque fois. Bien qu'il n'avait pas vraiment besoin de l'acheter, allant la voir deux à trois fois par semaine, il tenait à se qu'elle vive définitivement avec lui, comme un couple normal. Il savait qu'ils ne pourraient avoir d'enfants ensemble, mais il suffirait de faire saillir Mond pour cela. -- Hillness, happyness... -- Sa soeur tomba malade, et cela n'arrangea pas du tout Sébastien. En effet, il n'avais pas d'excuse valable pour y aller. Il insista cependant auprès de sa mère, qui finie par cèder. Elle savait que si son petit garçon avait si bien réussi, c'était entre autre parce qu'il allait voir les chevaux une fois par semaine. Dumoins c'était la fréquence qu'elle croyait. Sébastien referma la portière, et s'empressa lentement de rejoindre Mond. Or lorsqu'il entra dans l'écurie, une fille se trouvait déjà dans le box. Elle sembla surprise de le voir. - Euh, tu n'a pas 'Ogima' d'ordinaire, lui demanda t-il Elle sembla hésiter, puis avoua : - Etant donné que ta soeur n'est pas là, j'ai demandée à Serge (le 'gros') si je ne pouvait pas prendre Mond aujourd'hui. Que pouvait-il répondre ? Il ne pouvait s'opposer contre la volontée du moniteur. Comment cette prétencieuse pouvait elle oser demander à monter Mond ? Que lui trouvait elle de particulier ? Il lui demanda seulement s'il pouvait s'occuper d'elle, la panser. La fille accepta, n'aimant pas panser les chevaux, trop sallissant à son goût. Encore une de ces lectrices de 'Cheval Star' et de ses photos aseptisées qui sentent l'encre d'imprimerie... Mond acceuillit joyeusement son amant. Elle avait été surprise de voir quelqu'un d'autre que lui vouloir la monter (sur le dos, je précise), mais maintenant, son petit homme était là, contre elle. Il l'enlaca amoureusement, lui donna un petit baisé sur le front. Il chercha l'étrille et la brosse, revint, puis s'occuppa d'elle en chantonnant doucement. Il était certains que son amour pour elle devait se remarquer. Cela faisait bien six mois qu'il s'occupait d'elle activement, et leur complicité était évidente. Mais Serge, le 'gros', n'avait pas semblé y faire attention. De toute façon, il était bien content que quelqu'un s'occupe gratuitement de ses chevaux. S'il avait accepté la présence de ce garçon, il avait par contre toujours refusé qu'il en monte un seul, connaissant ses antécédents. Il s'était avéré que la garçon s'occupait bien d'une de ses juments, s'entende bien avec elle, mais avait aussi refusé qu'il s'occupe d'autres chevaux. Après tout, il n'avait pas payé... Le 'gros' apparu bientôt et fut lui aussi surpris de la présence de Sébastien, sachant que sa soeur ne viendrait pas. Il s'approcha, et lui demanda : - C'est Emilie qui va monter Mond aujourd'hui, elle me l'a demandée. Sébastien ne répondit pas, n'ayant pas à lui faire savoir qu'il le savait déjà. Il n'aimait pas Serge pour sa rudesse et son manque d'attention envers les chevaux. Il s'était tout de même avéré que le 'gros' essayait de faire vivre son petit commerce, et savait se montrer flexible. Comme preuve, la tolérance de Serge envers lui et Mond. Serge qui s'était avancé revint lentement à reculons. Il arriva devant le box, et sans regarder Sébastien, il lui lanca : - Après Mond, prépare Ogima et selle le, il a besoin d'exercice. Sébastien fut surpris de tant de confiance, et en fut immédiatement heureux. Il pourrait enfin s'occuper d'autres chevaux. Pourtant quelque chose d'étrange le genait. Il manquait une cavalière. Il pris une inspiration pour poser la question. Serge le devanca. - TU le montera. -- "Just be a man" -- Le cheval était légèrement plus grand que Mond, et tout aussi doux. Il ne sembla pas effarouché que ce soit Sébastien qui vienne le panser, et il se laissa faire paresseusement. Il surveillait tout de même ce petit homme qu'il sentait régulièrement dans l'écurie pendant la nuit. A présent il était devant lui, et le trouvait gentil. Sébastien était un peu mal à l'aise. Il se sentait mieux en présence des juments, de SA Mond surtout. Il n'avait pas vraiment d'attirance pour le sexe masculin, et se refusait à pouvoir se qualifier un jour de 'pédé'. Aussi il éprouva un peu de dégout à brosser le fourreau du cheval. Il nota cependant avec surprise que c'était un hongre. Là où devait se trouver deux grosses testicules ne se trouvait en fait plus rien. Sachant la place que prennait d'ordinaire les gonades d'un cheval, ce vide l'impressionna. Sébastien remonta doucement la brossa sur la fesse du cheval, tout en scrutant ce qui pouvait se trouver en dessous. En sentant cette pression sur l'intérieur de sa cuisse, l'étalon releva doucement la queue, surprenant Sébastien. En effet, il ne s'était pas attendu qu'un étalon, pardon un hongre, réagisse de la même façon qu'une jument à un tel stimuli. Il n'y avait à priori aucune raison à cela. Il nota cependant l'absence remarquable d'une vulve. Il s'y attendait, mais il était à présent si habitué à trouver là une fente délicate où il y enfoncait son pénis. Il n'y avait entre les fesses d'Ogima qu'un anus. Sébastien ne nota rien de particulier à cela. L'anus de Mond ne l'avait jamais interessé, car il avait déjà assez à faire à fourrer les entrailles de la jument de sa semence. En fait, s'avoua t-il, il n'avait pas encore oser essayer cet orifice, trouvant la relation qu'il avait avec sa jument suffisante. Pourquoi changerait-il ? Ils avaient trouvés un équilibre qui leur convenait parfaitement. - Mais cela ne concerne que Mond et moi, se dit-il. Il n'avait aucune raison de se comporter à l'identique avec un cheval étranger. Aussi finit-il son pansage, réconforta le hongre, posa le tapis et le sella. Cela faisait bien longtemps qu'il n'était pas monté à cheval. La dernière fois avait été avec Julia. Après lui avoir fait longtemps l'amour, il avait enfourché sa croupe, s'était glissé sur son dos, puis elle l'avait emmener faire une petite promenade dans le champs. Il put alors sentir son corps puissant se mouvoir entre ses jambes, les muscles de la jument bouger contre lui. Il s'était alors couché sur elle pendant qu'elle marchait lentement. Il lui avait flatté l'encolure. Mais cela avait été de nuit. A présent, de jour, cela était beaucoup plus impressionnant. Il était beaucoup plus haut qu'il ne s'en souvenait, et avait une certaine appréhension de la chute. Serge ne lui fit aucune remarque, et ne s'attarda pas davantage. Il se demandait encore pourquoi il l'avait laisser monter sur un cheval. La selle genait un peu Sébastien, il préferait monter à cru. Pourtant il dut s'avouer qu'on y avait une meilleure assise, et que l'on avait moins tendance à glisser sur les cotés. Le cheval répondait bien à ses ordres, et il s'en félicita. Un cavalière l'interpela et lui montra comment tenir exactement les rennes. Il s'executa, vérifia sa tenue, demanda confirmation, et fut ravi de l'affirmation. C'était en fait la première fois qu'il montait à cheval. La fois précédente, alors qu'il avait 10 ans, s'était mal terminée par une ruade du poney. Plus de peur que de mal, mais il s'était juré de ne jamais remonter sur un cheval. Cette promesse, il l'avait tenue, mais seulement jusqu'à connaître Julia. Cette jument lui avait redonné confiance dans ses congénères, et il avait bien voulut essayer de monter à cheval plus tôt, mais Serge le lui avait refusé. Sa soeur malade, il avait rêvé pouvoir monter Mond à la place de sa soeur, et avait été très déçu qu'elle soit déjà attribuée à quelqu'un d'autre. D'ailleur Mond le précédait, et elle lui jetait des petits regards furtifs, surprise de voir son petit homme derrière elle la suivre au manège. En marchant, elle relevait bien sa queue, et il profitait largement du spectacle. D'ordinaire il allait la voir de nuit, et lorsqu'il la pansait pour sa soeur, il évitait de trop s'attarder à cet endroit au cas où elle revenait de la discution d'avec ses copines, ou simplement si quelqu'un passait devant le box. A présent, il ne se privait pas d'observer avec attention la splendide vue plongeante entre les fesses de son amoureuse. Il érectionnait déjà, et il eu peur que cela se remarque. Mais en fait, personne ne fit attention à lui, qui fermait la marche. Enfin ils arrivèrent au manège. Celui ci n'avait rien à voir avec celui où les petits enfants montaient sur des petits chevaux en bois, mais il en avait le nom. Simplement parce que le manège d'équitation est un endroit où de façon un peu simple, 'on tourne en rond à cheval'. Cependant le vrai manège d'équitaion n'est pas rond, mais rectangulaire. Huits repères, huits lettres y sont disposés. Trois sur le coté gauche de l'entrée, trois sur le coté droit, une sur le bord au fond, et une à l'entrée, à égale distance les unes des autres. Sébastien nota qu'à gauche se trouvait les lettres M, B et F respectivement en allant vers le fond du manège. Au fond de celui ci se trouvait un A. Ensuite, en revenant sur le coté droit se trouvait un K, un E et un H. Tandis que la lettre à coté de l'entrée était un C. Donc une boucle MBFAKEHC. Le manège était un endroit où l'on pouvait s'entrainer à corriger son assiète sur la selle, effectuer des exercices d'équilibre, ou d'autres portant sur différents sujets. Il permettait aussi avec ses repères d'effectuer des trajets précis, comme des boucles, des zigzags. Les chevaux étant très grégaires, un exercice d'isolation était souvent proposé. Il consistait à séparer un cheval sur deux, et évitant que sa monture suive aveuglément celle qui la précédait. Il s'agissait au cheval de répondre à son maître, et non pas à son instinct. Sébastien éprouva déjà quelques difficultées avec son cheval, mais se ravisa rapidement. Serge qui était en tête mis immédiatement les cavaliers au petit trot, essentiellement pour observer la réaction de Sébastien. Il semblait déçu que le jeune homme reste en selle. Aussi passa t-il au grand galop. Devant lui, la cavalière qui le précédait avait compris la manoeuvre et lui montra rapidement comment se tenir à la selle et essayer d'absorber les chocs en se tenant jambes fléchies dans les étriers, un peu comme un jockey. Cela tanguait fortement, un peu comme le TGV à 300kmh. Pourtant Sébastien tenait bon. Il avait cependant peur de lacher et d'être la risée de tous, surtout du 'gros'. Aussi la rage le fit il s'aggriper plus fort encore. Il ne voulait pas donner raison par incompétence à quelqu'un qui avait tord. Finalement Serge refis passer tout le monde au trot, et enfin au pas. -- 4km à pied, ça use, ça use... -- Sébastien fut considérablement déçu de devoir quitter Mond. Elle s'éloignait de lui sur la gauche, alors que lui devait continuer tout droit. C'était un exercice d'isolement, et il en compris d'autant mieux le but lorsqu'Ogima suivit d'abord la douce jument. Sébastien avait tiré doucement sur ses rennes, le plus bas possible pour ne pas blesser la bouche du hongre. Il l'avait fait presqu'instinctivement, avait descendu ses mains au niveau de ses hanches, et executait les commandes en écartant une main ou l'autre, pas un tirant. Du coup, le mord ne tirait pas sur la commissure sensible des lèvres du cheval, mais tirait doucement sur sa machoire, lui donnant le sens à suivre. Au début Ogima avait été surpris d'être traité de la sorte, lui qui était habitué à que ses cavaliers, par manque d'information, tirent vers le haut les rennes. Sébastien savait que c'était à cause des westerns, des films de cow-boys où les acteurs tiraient jusqu'au dessus de la tête les rennes pour faire piler leurs montures. Ogima n'avait pas réagit au départ, puis compris la façon de faire de Sébastien, et s'y adapta avec plaisir. Serge semblait surpris d'autant d'aisance de la part du jeune homme. Aussi se forca t-il à l'oublier, et de continuer les exercices, plutôt que de perdre son temps à essayer de lui trouver des défauts. Lorsque l'on lui avait dit les raisons de la venue de Sébastien, il avait tenu à le tenir à l'écart. Mais force était de reconnaitre qu'il se débrouillait bien. Mais Serge n'était pas du genre à faire des compliments. Ses parents ne lui en avaient jamais fait, et il ne pensait pas se sentir plus mal pour autant. Après tout le jeune homme n'avait pas payé sa place. Il n'y avait donc aucune raison de le féliciter pour quoi que ce soit. Il devait s'estimer déjà heureux de pouvoir monter sur un cheval. -- Tagada tsoin tsoin -- 17H12. Sébastien regardait sa montre depuis cinq minutes. Il se laissait déhancher par les pas de son cheval. Il n'arrivait pas à y croire. Normalement la scéance aurait due se terminer à 17H. Mais ce n'était pas cela qui le travaillait le plus. C'était que subitement, vingts minutes plus tôt Serge décide de quitter le manège pour aller faire une promenade en forêt. Ils avaient empruntés le chemin qui menait là où il garait sa voiture la nuit venue pour aller voir Mond. La marche était tranquille, Sébastien observait avidement Mond qui était à nouveau devant lui. Elle le regardait souvent, comme pour s'assurer qu'il était toujours là. La file indienne était assez lache, aussi pressa t-il le pas pour forcer Mond à avancer plus vite et à rejoindre la troupe. Sébastien avait engagé la conversation avec Claire. Mais celle-ci ne faisait que le saouler avec des petits problèmes de bonne femme. - Pourquoi tu ne parle jamais, lui avait-elle demandée. - Peut être parce que je n'ai rien d'intelligent à dire, avait-il répondu. Pendant quelques secondes, le temps au cerveau lent de la jeune fille d'essayer de trouver un rapport dans la réponse, le silence s'était établit. Puis comme n'ayant pas trouvée (typique) ou ayant abandonnée, elle se remise à parler. Sébastien soupira profondément, plus éclata d'un rire franc. Lorsqu'il avait soupiré d'exaspération quand Claire s'était remise à débiter inlassablement un flot de parole incompréhensible et inutile, Mond et Ogima avaient soupirés tout aussi profondément d'exaspération. Claire s'était retournée et le regardait, cherchant à savoir ce qui rendait si joyeux Sébastien afin de pouvoir rire elle aussi. Il comprennait ce qu'elle pouvait resentir à se moment, faisait les frais de sa moquerie. Il se rapella combien de fois il en faisait l'objet, et cette horrible sensation de ne pas savoir ce qui pouvais se dire de vous. Aussi se reprit-il rapidement, se racla la gorge, et retrouva son sérieux. Claire l'observa encore deux secondes, haussa les épaules, se retourna et poussa sa monture à poursuivre sa route avec plus d'entrain, ne comprenant pas pourquoi elle avait pris une telle 'carne'. Sébastien savait que Mond ne voulait pas s'éloigner de lui, aussi pris il l'initiative de la doubler au petit trot et de rejoindre le groupe. Et comme par magie, sans qu'elle ne donna aucun ordre à la jument, celle-ci se mise au trot et suivit Ogima. Sébastien ralenti une dizaine de mètre avant le dernier cheval, ceci afin de ne pas les inciter à se mettre au trot, causant ainsi le désordre. Les chevaux, tout comme les humains, n'aiment pas travailler. Et tout comme les humains, ils ont tendance à bacler le travail, à l'effectuer le plus rapidement possible pour être tranquille ensuite. Si l'on leur donnait l'occasion de se mettre au trot et de rentrer rapidement à l'écurie, ils s'executaient sans peine. Claire voulue reprendre sa place, mais Sébastien l'en disuada si elle ne tenait pas à rester trop en arrière. Cela l'embétait lui aussi, ne pouvant plus scruter tranquillement la croupe magnifique de sa mie. -- "Baby come back" -- Enfin ils ralentirent. Dix minutes de galop, il en avait plein le dos. Sébastien se dit alors que son entrainement n'était certainement pas assez complet, lui laissant des courbatures. Mais il se félicitait tout de même de sa performance. - Après tout, on est jamais mieux servit que par soi même, se dit-il. Ils passèrent à coté du manège, se dirigèrent vers l'écurie. Sébastien descendit enfin. Il appuya ses mains sur ses reins et se pencha lentement en arrière, crispé. Quelques vertèbres craquèrent. Il se sentait malgré tout bien, vraiment bien. Il desella Ogima, enleva le tapis, et le laissa un peu transpirer. Il regarda un peu de vapeur se former, mais ne craignit pas que le cheval prenne froid, avec les 23 degrés qu'il faisait en ce début Mai. Il avait senti ses muscles puissants, et à présent, il voyait le cheval sous un oeil différent. Pendant ces trois heures, un changement considérable s'était effectué. Si avant il n'avait rien resenti envers un hongre ou un étalon autre chose que du dégoût, il s'était rendu compte qu'en fait la seule différence entre une jument et un mâle n'était que d'ordre sexuel. Ce n'était par contre pas vrai en ce qui concernait les humains. Les hommes avec leurs propentions à se croire supérieurs, les femmes futiles et fragiles. Il en avait cependant rencontrés qui sortaient des archétype qu'il s'était forgé, et se souvint de Stéphanie, cette fille merveilleuse qui n'avait pas hésité à parler avec lui pendant ses périodes sombres, malgré sa réputation. -- Youps, sorry, never mind... -- Il pris enfin l'étrille et la brosse, et s'attacha à panser le cheval. Il trouva l'odeur du hongre de plus en plus attirante, tout autant que celle de Mond. Il lui frotta doucement le front, puis derrière les oreilles. Ogima se laissa faire, et lui facilita le travail en penchant un peu sa tête de coté. Sébastien se sentait bien, mais hésitait encore à s'approcher du mâle de façon plus intime. Il lui restait encore quelques scrupules. - C'est idiot, c'est comme avec Julia et Mond, tu intellectualise trop, se dit-il. Pourtant, s'il avait encore un peu de recul vis à vis des mâles, il ne voulait pas non plus se laisser aller en avant sous prétexte qu'il fallait parfois oser, et qu'il l'avait bien fait avec Julia et Mond. - Mais c'est un... mâle, remarqua t-il encore. Il trouvait son enfantillage stérile, puis reconnu qu'avant d'être un mâle, Ogima était avant tout un cheval, que Julia et Mond étaient elles aussi des chevaux, et qu'il n'y avait aucune raison qu'il ne resente pas avec le hongre ce qu'il resentait avec les juments. Aussi, n'essayant plus de penser à quoi que cela fut, il lacha les brosses, posa ses mains sur le dos du cheval qui tourna sa tête vers lui, ferma les yeux, et s'imagina face à une jument. Ogima aimait les caresses de Sébastien. C'était la première fois que quelqu'un le caressait comme cela, aussi intimement. Il resentait une sorte de chaleur, pas seulement parce qu'il avait couru. Il lui sembla même qu'il n'avait jamais vraiment resenti ce qu'il resentait en présence de Sébastien. Les yeux toujours fermés, il avait commencé par caresser le dos ferme d'Ogima, était remonté le long du cou, s'était attardé derrière les oreilles du cheval, puis avait commencé à se glisser imperceptiblement vers l'arrière. Il avait passé doucement ses mains sous le ventre du hongre, avait trouvé le fourreau, et l'avait caressé. Il avait continué un peu entre les jambes du cheval, était passé sur les cuisses, puis remontait à présent lentement sous la queue. L'anus sensible se dilita puis se contracta plusieures fois au contact des doigts de Sébastien. Toujours les yeux fermés, il priait pour que l'on ne le surprenne pas. Il avait senti la queue d'Ogima se soulever, et il faisait des petits ronds du bout des doigts dans la dépression annale. Ogima, excité, se mis doucement à se balancer sur le coté, accompagnant Sébastien. Enfin, Sébastien pour la dernière phase du test voulu vérifier autour de lui s'il n'y avait personne, il ouvrit les yeux, et... il n'y avait personne. Un instant il avait cru au silence qui l'entourait qu'ils s'étaient tous rassemblés devant le box pour l'observer carresser le cul du cheval. Un frisson le secoua. Il humecta son majeur droit de salive, le mis contre l'anus d'Ogima, puis poussa tout doucement. Le hongre sentit l'appendice étroit glisser dans son cul, et resenti une vive sensation de légèreté. Il avait soulevé sa queue au maximum. Sébastien regarda fasciné son doigt s'enfoncer entre les fesses du cheval, et se surpris à rêver de le remplacer par son sexe. -- Keep cool -- Quelqu'un passa devant le box sans regarder à l'intérieur. Il arrêta là la masturbation annale qu'il avait commencé. Il se mis à trembler, conscient qu'il venait d'échapper à une situation plus qu'ambarrassante. Mais Ogima ne l'entendait pas de cette oreille, et tourna doucement ses fesses vers Sébastien pour que celui-ci continu son délicieux traitement. Cependant il ne pouvait se le permettre, aussi repoussa t-il tout aussi doucement le hongre. C'était incroyable, Sébastien avait les yeux grand ouvert. Il se baissa pour mieux voir. Ogima avait une érection majestueuse. Un membre superbe, long, lisse. Sébastien avanca doucement la main, hésita un peu, puis toucha le membre chaud. Il le caressa un peu, et s'émerveilla de la réaction. Ogima se mis à souffler fort, hoquetant presque. Son lourd pénis fut pris de spasmes. Surpris, Sébastien se releva, considéra la scène. Au fond, un étalon ou un hongre, ce n'est vraiment pas très différent d'une jument. Là où chez une jument l'excitation est vers l'intérieur, chez une cheval mâle, elle est vers l'exterieure. Il se demanda comment il n'y avait pas songé, lui qui il y avait six mois se masturbait encore, avant de connaître Mond. Il était au courant comment cela se passait, alors pourquoi avoir tant hésiter à transposer ses sensations à celle du cheval ? Sébastien passa voir Mond avant de partir. Il venait de faire une experience incroyable, et était encore surpris de ce qu'il venait de se passer. Cependant il lui fallait encore rentrer, car sa montre affichait presque 19H, et que le lendemain il avait classe. - Mais ce soir je reviens pour te panser ENTIEREMENT, lui glissa t-il à l'oreille. En sentant le souffle chaud, elle se pressa contre lui. Il rit, surpris un peu, et l'enlaca. Il la caressa longuement, puis finalement la quitta, se disans que la pause serait de courte durée. Chapitre 9 : "Weird Dreams" -- "The party" -- Par là ils étaient passé pendant l'après midi. Le chemin, il le connaissait par coeur à présent, à force de l'emprunter. Il en connaissait toutes les courbes, tous les dénivelés. Il pouvait presque dire à quel moment il allait rencontrer une branche, et de quel coté. Tout est une question d'entrainement, pensa t-il. Il continua, navigant sur son petit nuage. Aujourd'hui, il avait eu son premier contact avec un hongre, et cela n'avait pas été aussi désagréable qu'il s'en était tout d'abord convaincu. Mais pour l'instant, il ne comptait pas encore changer son mode de vie, trouvant bien assez à faire avec Mond. Ce n'était pas une question d'infidélité, car de toute façon il aimait Julia et Mond, plus qu'il ne pouvait l'exprimer. Il ne pouvait qu'aimer sa jument comme elle le méritait. Elle n'avait qu'à être... Pour lui, cette expédition était devenue un peu une routine. Il faisait moins attention, et se l'était déjà reproché. - Un jour, tu finiras par te faire prendre en pleine action, s'était-il dit. Il avait même remarqué qu'à force d'habitude, certains bruits qui au départ l'auraient fait sursauter, ils ne les percevaient même plus. Par exemple, le bruit du loquet. Mais d'après lui ce n'était pas grave, et c'est vrai que le loquet, il ne le manipulait que deux fois à chaque venue. Il referma enfin derrière lui, se retrouvant dans la salle où se trouvait le foin. Il la connaissait bien maintenant. La semaine suivant sa chute, il y était allé et avait tout scruté attentivement en reconnaissace. Il avait ainsi pus remarquer que le loquet s'ouvrait plus facilement si l'on tournait la branche en V de vingts degrés vers la droite. Mais il s'était depuis confectionné une clé, ce qui était bien plus facile pour ouvrir. Mond l'attendait, comme ayant compris le message qu'il lui avait adressé quelques heures plus tôt. Sébastien ouvrit la porte du box et entra. Elle le laissa rentrer, et l'acceuillit en hennissant doucement. Il posa les brosses, et l'enlaca comme à la première fois. De pouvoir passer ses doigts dans sa fourrure, de pouvoir respirer dans sa crinière. Ils avaient fermés les yeux, l'un contre l'autre. S'il aimait particulièrement faire l'amour à Mond, il appréciait tout autant se serrer ainsi contre elle, lui glissant des mots qui font du bien dans le creux de l'oreille. Elle releva sa tête doucement, et taquina le nez de Sébastien avec son museau. Puis elle lui lècha la bouche. Il savait ce qu'elle voulait depuis le temps qu'ils se connaissaient. Aussi, il ouvrit grand sa bouche et la laissa entrer. Il referma ses lèvres et suca la langue de la jument, tout en la caressant. Il lui carressait aussi son doux museau et son front. Il se détourna, ramassa une brosse, puis repris en bouche la langue que Mond avait laissée au dehors. Il lui brossa délicatement la tête pendant qu'ils s'embrassaient goulument. Ensuite Sébastien abandonna la langue de son amoureuse pour continuer son pansage. Mais comme il lui l'avait promis, celui-ci serait INTEGRAL. Il se déshabilla afin de pouvoir être tout contre sa jument. Tout en lui brossant le cou, il lui donnait de nombreux petit baisés sur le museau, sur les lèvres, sur les joues, la ganache, les oreilles. Ils avaient gardés leurs yeux fermés, goutant l'un à l'autre par tous les sens, sauf la vue. Sébastien continua lentement sur le cou, le garot, descendit langoureusement sur le ventre. Mond le senti s'accroupir sous son ventre. Il continua à la brosser doucement et à donner des petits bisous à son ventre tendu. Il l'entoura de ses bras, tout en glissant lentement vers les pattes arrières. Soudain il trouva une petite grosseur, et s'attarda dessus. C'était le nombril de la jument. Pendant qu'il s'en occupait, il massait avec précaution les douces mamelles de Mond et caressait son entre jambe chatouilleux. Elle n'osait pas bouger de peur de lui faire mal. -- "Basic theme" -- Il se lova doucement entre ses jambes, la tête penchée en arrière, et avala une mamelle. Il la sentie s'étirer et glisser dans le fond de sa bouche. Il têtait Mond, et elle adorait ça. Elle avait écartée ses jambes pour le laisser s'installer confortablement, et pendant qu'il la sucait avidement, il avait passé une main entre ses jambes pour lui caresser une fesse. Il aurait put s'attaquer à la douce vulve de la jument, mais cela aurait été trop facile. Elle ne pouvait répondre, et sans défense, il ne tenait pas à lui infliger un bonheur qu'elle ne pourrait qu'accepter, soumise. Il voulait une vraie relation avec sa jument, une relation réciproque. Il n'éprouvait aucun plaisir à n'en donner qu'à Mond, ou à ne qu'en recevoir d'elle. L'échange devait être... équitable. - Les bons comptes font les bons amis, pensa t-il avec raison. Il se redressa enfin, en donna de nombreux bisous sur la croupe, les cuisses et les fesses de la jument. Celle-ci avait relevée sa queue, et attendait avec une impatience non dissimulée qu'il passe à sa vulve. Elle se sentait si bien, à chaque fois qu'il était là, rien que de penser à lui... Sébastien était encore impressionné de ce qu'il avait découvert durant l'après midi. Il avait devant lui l'anus sensible de sa bien aimée, et se demanda s'il avait vraiment besoin de varier les plaisirs avec elle. Les chevaux, craintifs d'origine, aiment bien avoir leurs repères. Il avait peur qu'en changeant leurs habitudes, il n'effraye Mond. Mais il fit confiance à leur relation, tendis la langue, et goba son anus. Elle fut surprise et serra fortement sa queue entre ses cuisses, emprisonnant la tête de son amoureux entre ses fesses. Il voulu se dégager, mais elle le retenait. - Alors autant continuer, se dit-il. Et il continua, il têta l'anus qui se dilatait progressivement contre sa langue. Mond sentait une vague de chaleur l'envahir comme jamais auparavent. Sébastien pendant ce temps avait glissé ses doigts dans sa fente affamée et la masturbait lentement. -- "Contre les hémoroïdes, ..." -- Enfin il comprenait, il comprenait qu'il avait eu tord, qu'il n'aurait pas du s'enfermer dans des certitudes. Mond explosait littéralement de bonheur, lachant parfois des pets dans sa bouche. Il crachait pour chasser le goût, puis repartait à l'assaut. Il descendit lentement, passant progressivement à la vulve de la jument. Elle avait les pattes bien écartées, déjà prête pour la pénétration. Sébastien aussi avait du mal à attendre, aussi quand il sentit que tous les deux souffraient de trop, il chercha le sceau, et le posa derrière elle. Il l'avait comme d'habitude mis contre le mur, pour qu'il puisse s'adosser au cours de la longue pénétration. Il l'escalada, et Mond ne tarda pas à reculer à la rencontre de son amant. Sébastien tenait déjà son pénis en érection à l'horizontale. La jument, devenue experte, se repéra rapidement, s'ajusta, et engagea ses fesses contre le ventre de son petit homme. Cependant, bien qu'elle sentie le pénis commencer à glisser dans son vagin, il resorti d'un coup. Il avait disparu, et elle tourna sa tête vers Sébastien pour comprendre ce qu'il faisait. Mais elle n'eut pas à attendre longtemps, le gland du sexe du garçon se cala dans la dépression de son cul. Et avant qu'elle ne put exprimer son désaccord, il poussa en avant son pénis. Il ne lui avait pas masturbé l'anus, il voulait savoir ce qu'elle allait faire, confiant. Son sexe glissa difficilement dans un espace lisse et étroit, avant d'aboutir dans une sorte de cavitée. En fait, l'anus d'un cheval est assez cour et donne sur les intestins. Parfois il s'y trouve du crottin chaud et souple, rendant la pénétration plus savoureuse. Elle avait baissé sa tête, ne se controlant plus. C'était la première fois que ça lui arrivait. Elle s'était un peu accoutumée à une pénétration vaginale, c'était sa première sodomie. Et elle adorait ça. Sébastien s'agrippait fermement à sa croupe large, faisant un ample va-et-vient dans son cul. Elle serrait un peu fort, et il avait du mal à bouger. Mais de toute façon, il ne put bientôt plus. Ils jouirent en coeur, Sébastien se vidant dans les tripes chaudes de sa jument. Il s'affala sur sa croupe, le sexe encore emprisonné dans l'anus serré de plaisir de Mond. -- "New taste..." -- Il se retira enfin et caressa l'entrefesse de la douce jument. Il savait que là, entre ses reins se trouvait son sperme, sa semence, sa graine. - Si seulement elle pouvait y pousser, se dit-il. Mais ce n'était pas la peine de se faire du mal, il savait que c'était hélas impossible. Depuis le temps qu'il lui faisait infructueusement l'amour, il était avisé de l'échec que pouvait représenter une parentalité chez un couple homme/jument. Il en était désolé. Mond s'était retournée et sentait son sexe. Elle était fascinée par l'odeur, par son odeur. Elle y goûta même, et trouva le goût amer. Pourtant, elle saisit le pénis entre ses lèvres, et puis le suca goulument. Sébastien dut se plier un peu en deux tant la félation de la jument lui faisait un bien fou. Il fut incroyablement surpris de sentir une éjaculation proche alors qu'il n'y avait pas dix minutes il avait injecté sa semence dans le cul de la jument. S'il voulait encore la pénétrer vaginalement, autant se libérer de ce petit reste, et ensuite prendre tout le temps nécessaire. Aussi il n'essaya pas de se retenir, et laissa exploser dans la bouche de Mond un sperme étonnement abondant. Elle ralentie sa cadence, attendant que le liquide sucré coule dans sa bouche, puis déglutie par gorgées. Sébastien lui carressait les oreilles. Il ne savait comment la rendre plus heureuse encore. Vraiment, il n'avait pas d'imagination. Cela le fachais un peu, et lorsqu'il eu éjaculé entièrement, il lui demanda de se retourner, et elle s'executa joyeusement. -- "Burning like fire" -- Il glissa son pénis humide de salive dans la vulve de la jument, et la tira doucement à lui. Il entama un lent va-et-vient. Sébastien savait qu'il en avait pour un petit moment à présent, à s'abandonna. Les mains bien à plat sur la croupe de Mond, il rêvait que Julia était présente, et qu'il faisait l'amour avec elles en même temps. Il s'imaginait les frottements sensuelles des deux femelles se combattant de voluptué pour s'arracher ses faveurs. Puis tout se résoudrait dans le bonheur, chaqu'une trouvant une portion de son corps à aimer. Il en était certains maintenant, il allait à nouveau éjaculer. C'était incroyable, cela ne faisait pas encore vingts minutes qui avait commencer à stimuler les entrailles infécondable de la jument. Il ne savait pas vraiment comment cela était possible, trois éjaculations en une heure. Mais cela l'embarrassait considérablement. Il aurait bien voulu un moment de repis. Or il ne pouvait s'arrêter, pensant surtout à Mond qui elle ne pouvait attendre. Comment pouvait-il faire ? Chaque éjaculation le fatiguais davantage, et au rythme à lequel il était parti, il rentrerait chez lui sur les genoux. D'une certaine façon, Sébastien était bien content d'avoir momentanément cette capacité, mais cela arrivait au mauvais moment. C'est alors qu'il pensa à... Mond fut surprise de ce départ. Sébastien compta les boxs, et trouva rapidement celui qu'il cherchait. Ogima était déjà à la porte, un peu étonné de voir le petit homme venir le voir à cette heure. Sébastien ouvrit la porte du box, passa rapidement un licol au hongre, et l'emmena. Le cheval le suivit docilement. Mond fut encore plus surprise d'avoir un de ses congénère sur son territoire. Ils se connaissait bien, mais pourtant ne se privèrent pas de se renifler abondement. Ogima semblait intrigé par l'odeur particulière de la jument, et était particulièrement fasciné par l'odeur de sa croupe. Sébastien lui saisit délicatement le museau, et le dirigea vers l'entrefesse de Mond. Celle ci en sentant le souffle chaud et rapide du hongre releva sans peine sa queue sur le coté. Sébastien approcha encore le museau du cheval de la vulve de Mond. Elle regardait Sébastien, puis son camarade. Elle ne s'était pas attendue à avoir une telle relation avec lui, et ne savais pas ce qui allait se passer. Pourtant elle se sentait plus tellement bien. Son corps la tourmentait tellement qu'elle se dandinait. Ogima releva sa tête avec un flehmen puissant, soufflant rapidement. Puis il baissa de nouveau son museau entre les fesses de la jument. Il restait là à reniffler l'odeur enivrante. Rien ne se passait véritablement. Pour commencer, Sébastien chercha le bandage, le déroula, puis enveloppa la base de la queue de Mond. Il serra légèrement, et considéra son amoureuse surprise. Elle n'y échaperait pas. Sébastien passa ensuite doucement sa main sur le ventre du cheval et chercha son pénis, qu'il ne trouva pas. Ogima n'avait pas d'erection pour Mond, c'était stupéfiant. Mais il savait comment faire bander l'animal. Il passa lentement une main sur sa fesse, glissa ses doigts sous sa queue, qui se releva dès qu'il toucha à l'anus sensible. Il n'attendit pas plus longtemps, humeca son majeur, puis le glissa dans le cul du hongre. Voilà, il était près. Cela faisait presque cinq minutes de Sébastien lui masturbait l'anus pour son plus grand plaisir. Il avait une superbe érection, il ne 'sagissait' plus que de le faire monter sur le dos de la jument, qui déjà attendait. Seulement il n'arrivait pas à se décider, aussi il lui pris le licol et le tira en avant, jusqu'à que son poitrail touche les fesses de Mond, qui se mise à reculer. Surpris, il recula aussi, mais n'alla pas loin, bloqué par le mur. Il sauta enfin instinctivement sur le dos de la jument, et Sébastien guida le sexe gigantesque vers la vulve de son amoureuse. Ogima avait avancé d'un coup dès que le gland de son pénis était entré. Il avait enfoncé rapidement son sexe dans le ventre de Mond. Sébastien était un peu jaloux de ne pouvoir en faire autant, mais encourageais le hongre à bien servir celle qu'il aimait. La jument le réclama, et il s'approcha d'elle et lui flatta l'encolure. Ogima pressa doucement sa tête contre le cou de la jument, et Sébastien put en profiter pour le flatter lui aussi. -- "Sensuality" -- Le hongre était étonnement endurant, et resta bien dix minutes. Mond et Ogima avaient commencés à hénnir doucement en coeur, puis leur respirations étaient devenue sifflante. Ogima avait éjaculé, Mond jouit. Puis il se retira. Mond tremblait, transpirait. Sébastien la félicita, et elle se pressa doucement contre lui, à la recherche d'un réconfort. Il n'allait pas tarder à lui en donner. Il la poussa doucement vers le mur, vers le sceau. Elle sut qu'il allait revenir en elle. Il monta sur le sceau, et la pénétra. Il fut surpris de la lubrification plus abondante du vagin de son amoureuse. Ogima restait à coté et frottait doucement sa tête contre celle de la jument, pendant que Sébastien lui masturbait l'anus. Les deux chevaux étaient l'un contre l'autre, et le jeune homme leur faisait l'amour à tous les deux. Mond ronflait de plaisir, accompagnée en coeur par le hongre. Enfin Sébastien prenait plus de temps avant d'éjaculer. Il ne percevait plus rien correctement, transit. Il sentit qu'une fois de plus il venait d'injecter sa semence en elle, et à chaque fois, elle était heureuse. Il commencait sérieusement à se fatiguer, il n'enregistrait plus beaucoup de détails. Il agissait presque par automatisme. -- "Lose it" -- Ogima remonta sur Mond. Sébastien ne l'avais pas aidé cette fois. Il se serrait contre la jument, il perdait un peu la notion de la réalité. Sa tête lui tournait de plus en plus. Il se glissa entre les deux chevaux, et lècha la fente à vif où s'enfoncait profondément un membre de grande dimension. Il en avala le jus abondant. Le hongre s'attardait voluptueusement, et Sébastien n'hésita plus cette fois. Il se dirigea derrière le mâle, passa sa main sous la queue du cheval. Il la mise de coté, et commenca sans attendre de lui sucer l'anus, comme il avait sucé l'anus de la jument quelques temps auparavent. Ogima se raidit considérablement, mais ne serra pas sa queue entre ses fesses. Sébastien posa ses mains sur les cuisses puissantes de l'animal et le tête. Le hongre était pris au piège, ne pouvant plus bouger entre la jument et le petit homme. Ce dernier pris enfin le sceau, et le positionna précautionneusement derrière le cheval. Il l'escalada, prennant appuis sur la croupe tendu du hongre, s'ajusta, saisit son pénis, et l'enfonca enfin doucement dans son cul. Mond le sentit se raidir plus encore que la fois précédente. De plus son pénis enfoncé dans son vagin était pris de spasmes. Au bout de cinq minutes, tous les trois jouirrent en coeur dans une ivresse de sens indescriptible. Ils restairent encore quelques instants dans cette position incongrue, puis le montage se défit lentement. -- "Time to go" -- Sébastien était contre le mur, la tête de la jument contre son ventre, son pénis dans la bouche de Mond. Ogima s'était lui aussi retourné et se pressait contre Sébastien. Il pencha doucement la tête sur le coté, et fit un baisé au hongre. Il insinua sa langue entre les lèvres de l'animal qui se laissa faire. Lorsqu'il était redescendu, il avait saisit le sexe du cheval, et avait commencer à le sucer un peu. Plus tard, s'était-il dit, je prendrais plus de temps. Il l'avait fait finalement. Il avait fait l'amour à un mâle, et ce n'était pas mal du tout. Une fois de plus, Sébastien ne compris pas trop pourquoi il avait autant hésité, alors que le résultat en valait la chandelle. Mond n'avait pas arrêtée sa félation, et à présent lui et Ogima s'embrassaient amoureusement. Il n'avait plus le choix à présent qu'il connaissait les deux univers. Et tous les deux étaient formidables. Pendant qu'il caressait la jument et le hongre, il pensa à ajouter deux plaques à leurs noms autour de son cou. Oui, il était amoureux aussi d'Ogima. Si on lui l'avait dit ne serait ce que la veille, il ne l'aurais simplement pas cru. La porte de l'écurie s'ouvrit d'un coup. Il faisait presque jour dehors. Serge alluma la lumière et les vits. Il s'arrêtta net. Il n'en croyait pas ses yeux, il n'en revenait pas. - C'était donc toi, dit-il dans un souffle... Sébastien ne chercha même pas à s'échapper. Les deux chevaux qui avaient relevés leurs têtes pour observer le nouveau venu retournèrent à leurs occupations. Sébastien pleurait maintenant, il pressa sa tête contre celle du hongre. Il s'était trop attardé, et à présent il avait été découvert, lui qui quelques heures auparavent encore s'était promis de faire attention. Serge s'approcha rapidement, le saisit par le bras et le tira au dehors. Sébastien ne réagissait même plus. - Je crois que l'on va s'expliquer, lui dit-il sèchement. Il l'entraina sans ménagement dans la maison et l'assit en face d'un bureau. Il s'assit en face du jeune homme, ouvrit un tiroir et sortit deux feuilles. Il les remplies alors rapidement, vérifia le contenu, et demanda alors le son nom, prénom, domicile et autre à Sébastien qui répondit sans songer à donner une fausse identitée. Dans sa tête il était fini. Il venait de passer une nuit de rêve, et le réveil était cauchemardesque. De toute façon Serge connaissait son identité, ce n'était pas la peine de mentir en fait. Il se pinca pour se réveiller, mais il n'y parvenait pas. Il gémissait, son ventre le faisait souffrir, il avait froid, encore nu. Il avait l'impression de vivre dans une autre dimension. Il s'imaginait comment il serait ramené chez lui, soit par la police, soit par Serge lui même. De toute façon il n'avait plus à se cacher, et dans un certains sens , il en était content. Il en avait marre de se cacher pour aimer, adorer ses amants. Serge lui tendit deux feuilles et un stylo. Il lui indiqua où signer. Sébastien ne pouvait de toute façon pas lire tant les larmes lui brouillaient la vue. Il signa un peu à l'aveugle des papiers qui n'avaient de toute façon plus d'importance pour lui. Ses rêves était brisés, sa famille allait l'être bientôt, sa vie ensuite. - C'est quoi, demanda t-il enfin entre deux sanglots. Serge hésita, repris les feuilles, vérifia les signatures, puis dit : - J'ai une vingtaine d'autres chevaux qui ont besoins de tes soins, je viens de t'embaucher comme palefrenier. Si tu fait bien ton travail, cette histoire restera entre nous...